Jeudi 13 mars 2008

Entendu hier 11 août 2008 à la radio : deux trimestres de suite comme celui-là et nous entrons dans ce que les économistes appellent une récession.

 

Récession, décroissance contrainte, décroissance volontaire : où es-tu Pierre Radanne ?

 

En congés ? Tu dors ? Tu enfouis ta tête sous le sable ?

 

Voir la seconde moitié du document  Colloque réchauffement climatique , 19 octobre 2007


C'est tellement à la croisée des chemins entre braise et écrin
que je l'ai classé en arc-en-ciel.

Par Gorge Rouge - Publié dans : arc-en-ciel
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Jeudi 6 mars 2008



Sur la première face on voit un capharnaüm :

les déchets, l’eau, la géothermie, les éoliennes, le nucléaire, les économies d’énergies dans les bâtiments, le pétrole qui émet des GES - gaz à effet de serre, qui se raréfie et qui coûte de plus en plus cher, le réchauffement climatique, la pile à combustible, le moteur à air comprimé, la décroissance, la traction animale, STOP !!!

 

 

Sur la face arrière on y voit plus clair : seulement 4 choses reliées entre elles par un fil (rouge) :

 

le pétrole qui se raréfie et qui coûte plus cher ;
les émissions de GES 
qui augmentent ;
le réchauffement climatique ;
l’abandon
du tout bagnole.
 

 

 

Sur cette face, quatre côtés :

à droite, « y’a pas de réchauffement climatique, c’est juste un attrape nigauds pour nous faire payer une fois de plus ! »

à gauche, « y’a pas de réchauffement climatique, le monde dans lequel nous vivons est le meilleur qui soit ! »

en haut, « la technique va nous apporter des solutions, restons calmes ! »

en bas, « retrouvons un mode de vie écologiquement vivable, celui que nous avions depuis toujours, avant le recours massif aux énergies fossiles ! »

 

 

Voilà où nous en sommes aujourd’hui.

Texte écrit pour les réfractaires aux enjeux environnementaux, vous l'aurez compris.

 

 

6 mars 2008.

Par Gorge Rouge - Publié dans : braise
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Mercredi 5 mars 2008

ou comment j’ai failli être interviewé...

 

 

Si j’avais fait l’interview à France 3 samedi 21 mars dernier au café de l’Agriculture à Bernay, voici ce que j’avais, à peu près, prévu de dire :


                                             feuilles de carottes


ce qui m’intéresse avant tout ici, c’est d’essayer de comprendre ce qui se joue quand vous interviewez tous ces gens, dont moi. Des notables pour la plupart. Nous mettons en avant ce que nous faisons, nous sommes contents, optimistes, fiers, et nous donnons une image de ce qui se passe à Bernay conforme à notre situation sous les feux des projecteurs.

 

Finalement les médias, c’est, tantôt, la béatitude face au monde parfait dans lequel nous vivons, tantôt, les faits divers sordides. Et toujours nous passons à côté de la vraie démocratie : celle où les gens s’impliquent durablement. Cette critique est explicitée longuement par Pierre Bourdieu dans son petit ouvrage : « Sur la télévision ».

 

Pour continuer le fil ma pensée je vais prendre la parabole de l’autoroute. Vous connaissez sûrement cette phase attribuée au Bouddha : « le chemin est le but ».

 

Quand vous êtes sur l’autoroute, vous passez à côté de tout, des villages, des campagnes, de la vie. Sans les campagnes, les villes sont mortes. De faim. Et arrivé à bon port, vous faites ce que vous avez à faire, vite fait, puis vous repartez chez vous, éventuellement pour vous mettre devant la télé. Et la télé, c’est un peu l’autoroute de l’information. Votre vie n’a pas de but car vous n’avez pas de chemin où vous pourriez rencontrer autre chose que des notables heureux ou des cadavres trouvés dans Détective ou au JT.

 

Hé bien le café philo, c’est parfois (pas toujours je vous l’accorde) l’occasion de quitter cette autoroute de l’information pour aller flirter avec d’autres regards, l’occasion de « faire un pas de côté » comme disait l’expression de mai 68. Et dans une ambiance conviviale, chaleureuse.

 

 

 

Je ne suis pas passé à la télé : je ne le regrette pas. D’abord parce que j’aurais été probablement plus mordant, plus agressif dans mes propos et ça se serait retourné contre moi. J’avais entre autres, en tête, l’expression « mascarade » pour qualifier ce qui se joue derrière cette mise en scène médiatique… Pas bon !

 

Et puis, surtout, parce que le lendemain sortait le numéro 5 du bimensuel Le Sarkophage dans lequel en page 8 se trouve un article intitulé : « Le cirque médiatique ». Et là, le bonheur. Le texte est écrit, non pas par l’animateur du café débat de Bernay, mais par l’auteur d’un petit ouvrage qui a fait succès : « Le petit bourgeois gentilhomme ».

En kiosque jusqu’au 16 mai. Et dans l’encart central, un autre texte, sublime, de Jean-Claude Besson-Girard, qui porte sur… mai 68.

 

 

29 mars 2008

Par Gorge Rouge - Publié dans : vitre
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Mardi 4 mars 2008

                                              frelon, Normandie, octobre 2008

À table avec la bande de joyeux que je rejoins de temps à autres.

 

« Les gens ils s’en foutent de l’écologie !

- Hé Jeannot, ce n’est pas aux gens que je m’adresse, c’est à toi !

- De toute façon ajoute Christian, y’a qu’une chose qui marchera, je te l’ai déjà dit mais tu veux pas m’écouter, c’est la dictature. Tant que tu les laisses libres de leurs choix, y’a qu’une seule chose qui les intéressera, c’est leur porte-monnaie. Le bien collectif ils s’en foutent ! »

Et Jeannot d’approuver : « oui, une bonne dictature, je suis d’accord ! »

 

C’est comme ça que j’ai trouvé mon titre.

 

Sidérant.

 

 

18 mars 2008

Par Gorge Rouge - Publié dans : vitre
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Lundi 26 novembre 2007
Il y a de cela déjà longtemps, un peuple d’aveugles avait commencé son autodestruction, tels les Mayas avant eux.
 
Un voyageur, observateur extérieur, leur dit comment sauver leur civilisation et le monde presque entier que leur destruction emporterait avec eux : il suffisait de regarder derrière, et devant différemment.
 
Chacun pouvait entendre les paroles de ce voyageur, les répéter autour de lui et les mettre en pratique.
 
Que pensez-vous qu’il advint de ce peuple ? Il disparut.
 
Aujourd’hui personne n’est là pour raconter cette histoire, ni l’entendre : je suis mort et autour de moi, pas âme qui vive.



(26 novembre 2007)



Par Gorge Rouge - Publié dans : écrin
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Samedi 10 novembre 2007

Je cherche à comprendre d’où viennent ce cynisme, cette inconséquence, cette résignation vis-à-vis du réchauffement climatique.

Et je crois tenir une piste solide.
 
Tout le monde connaît le problème mais tout le monde le minimise.
 
Effet pervers : en sous-estimant l’ampleur du phénomène nous ne nous y attaquons pas autant qu’il le faudrait.
 
Pourquoi fonctionnons-nous ainsi ?
 
Quand les autruches sortiront-elles la tête de sous le sable ?
 
Je mets les raisons de ce mécanisme général sur le compte de la physiologie. De l’affectif.
 
Nous sommes d’abord des êtres reptiliens (le fameux cerveau reptilien qui gère nos émotions), des êtres archaïques (voir le livre de Laurent Daillie : « La logique du symptôme » site : www.biopsygen.com ).
 
Que signifie ce « d’abord » ?
 
Plutôt que de faire un raisonnement théorique, je préfère dire sur quelle expérience je me base pour étayer mon hypothèse.
 
« Un jour », il y a de cela un an environ, probablement après avoir vu « Une vérité qui dérange » mais peu importe, ma prise de conscience de la catastrophe écologique et humaine qui s’annonce fut d’une telle intensité qu’elle se traduisit par un immense stress, un immense frisson qui me traversa tout le corps.
 
C’est comme si j’avais vécu dans mon corps, dans mes cellules, cette sensation, cette connaissance de la catastrophe annoncée. Ce n’était plus une connaissance intellectuelle, mais physiologique, globale, de tout mon être.
 
Comme souvent, j’ai raconté maintes fois cette expérience avant de l’écrire.
 
Pourquoi l’écrire aujourd’hui ? Parce que j’ai vécu à nouveau, comme une piqûre de rappel, ce grand stress il y a trois jours.
 
Maintenant que j’écris pour mon blog, pour mes lecteurs potentiels, je ne peux plus isoler mes textes comme c’était le cas avant : vous avez désormais non pas un texte entre les mains, mais tous. Et le caractère répétitif (et insupportable) annoncé en page d’accueil devient une préoccupation nouvelle pour moi…
 
Comment faire ? Vous l’avez deviné peut-être : c’est en lisant dans la dernière livraison de La Décroissance, l’article de trois pages d’Emmanuel Broto que j’ai vécu ce stress.
 
C’est un blog de promotion, de propagande, de bourrage de crâne pour ce canard que je ne peux plus citer sans me dire que j’abuse trop grave. Je vais dire La Déc, ce sera plus supportable pour les oreilles, et comme son sous-titre c’est « le journal de la joie de vivre », le fait que ça évoque la déconnade n’est pas trop contradictoire.
 
Donc cette piqûre de rappel de jeudi dernier s’est passée ainsi : j’ai lu l’article dans le train, j’ai fait les 15 minutes à pied de la gare à mon boulot sans dire un mot à Lydia qui m’accompagne chaque matin, et pendant qu’elle échangeait des banalités insouciantes avec sa voisine je me disais : nous sommes au début de la « cata », elles le savent, ils le savent tous et nous allons au boulot chaque jour comme si de rien n’était, insouciants, inconscients. Irresponsables.
 
Arrivant au boulot je donne le canard à mon patron en lui disant de lire ça, absolument, puis je gagne mon petit bureau avec mes collègues à qui je fais part de ma lecture, de mon état d’abattement profond. Et là je n’ai pas reçu le soutien et la compréhension auxquels je m’attendais, mais plutôt du cynisme et des attitudes d’évitement, du genre, sur un ton désinvolte : « tiens Robin aujourd’hui il nous a annoncé la fin du monde ! »
 
Ce n’est que dans l’après-midi que j’ai retrouvé mes facultés intellectuelles normales et que j’ai reconnecté avec l’issue artisanale locale comme sortie possible. Avant, le stress m’empêchait de raisonner.
Et à ce moment, toute la portée du texte Ventouse du 1er novembre dernier a pris son sens.
 
 
 
Quid des représentants des collectivités territoriales ? Ils sont logés à la même enseigne ! Tant qu'ils n'auront pas traversé cette porte du frisson, ils ne bougeront pas une oreille. Et d'ici là tant que nous attendrons une solution de nos élus rien ne se passera.

Et je le répète c'est l'échelle territoriale et seulement elle qui peut nous faire quitter rapidement et collectivement notre dépendance suicidaire aux énergies fossiles, aux émissions de gaz à effet de serre en excès et au basculement climatique. 



Question suivante :
si cette hypothèse est vérifiée (pas de prise de conscience intellectuelle réelle, suivie d’effets, sans passage par une prise de conscience émotionnelle ; l’émotionnel précède le mental),
comment se fait-il que
- voir le film d’Al Gore,
- lire l’article d’Emmanuel Broto
ne soient pas du tout vécus, ressentis de la même manière d’un individu à l’autre ?
 
Exemple : un lecteur de l’article de Broto réagissait ainsi : « oui, c’est trop tard ! » et retournait tranquillement à ses occupations quotidiennes…
 
Il faut du temps pour atterrir, pour mesurer, pour comprendre ?
Détérioration de la perception, confusion entre réalité et fiction ?
La place du « on n’y peut rien » est telle qu’elle empêche une perception émotionnelle qui, sans solution, ferait place à une angoisse insupportable ?
 
Alors c’est un argument pour que les solutions précèdent les constats ou au moins les suivent de très peu.




« L’émotion est la source principale de toute prise de conscience.

Point de passage de l’obscurité à la lumière,

 ni de l’inertie au mouvement sans émotion. »

 

Carl Gustav Jung, cité par Isabelle Filliozat dans « L’année du bonheur » à la date du 14 février.

Par Gorge Rouge - Publié dans : braise
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Samedi 10 novembre 2007
Extraits de l’article d’Emmanuel Broto,
dans La Décroissance de novembre 2007 :
« Et si nous avions passé le pic ? »
 
 
 
Un litre de pétrole recèle autant d’énergie qu’une journée de travail de dix heures de deux hommes robustes, et pourtant il ne coûte qu’un euro et quelques centimes. Si son prix était équivalent à sa valeur énergétique en termes d’énergie humaine, un litre vaudrait deux SMIC journaliers avec quatre heures supplémentaires, toutes charges comprises ! Il serait ainsi considéré à sa juste valeur, quelque chose comme 235 euros le litre de pétrole…(*)  À ce prix, on aurait moins de mal à l'économiser. Le prix du baril serait alors de (...) 53058 dollars le baril au taux de change actuel ! Ce prix correspond à 663 fois le prix actuel (...), et nous avons le culot de le trouver cher !
 
(…)

Le commerce transnational va progresivement se réduire, provoquant une relocalisation de l'économie.

(…)

À la suite de la première phase de dépression économique et de chaos, je pense que l'on va assisiter à un véritable bouleversement des occupations humaines.

(…)
 
Des métiers, actuellement très valorisés, vont dépérir très rapidement, surtout dans les zones urbaines liées à l’activité commerciale et financière ainsi que dans les administrations. En revanche, les métiers manuels, actuellement mal considérés, vont être régénérés et vont retrouver les faveurs sociales. La débrouillardise et l’habileté manuelle, les connaissances pratiques, pour certaines anciennes, vont devenir cruciales et pourront parfois déterminer la survie des uns et la mort des autres… Enfin, une grande partie de la population va retourner aux champs, pour produire de la nourriture qui deviendra de l’or.
 
(…)
 
Conclusion : le pic pétrolier pourrait entraîner des famines majeures, même dans les pays industrialisés.
 
(…)
 
Si l’on veut sortir du piège dans lequel nous avons glissé, nous allons devoir réapprendre à privilégier les valeurs de solidarité, d’empathie et d’entraide.

http://www.terredebrut.org/ 

Fin des extraits de l’article d’Emmanuel Broto.

(*) commentaire personnel : les énergies renouvelables n'arriveront jamais à la cheville du pétrole en terme de puissance, d'où une décroissance énergétique inévitable qu'il faut anticiper et organiser.
 
_______________


Mais le mieux est plus loin, en page 13.
Dans un article intitulé « Crise financière : l’économie serre les fesses », un haut fonctionnaire – anonyme – de la Banque Centrale Européenne répond aux questions de Denis Baba.
Voici la fin de l’article :
 
Mais c’est affreux ! Que faire ?
Tu as toujours ta maison perdue dans la montagne, avec le poêle à bois, le poulailler et une bonne terre à potager ? Tu as une place pour moi ? Je sais repiquer les radis.
 
Fin de l'article.


                                              bourrache

Alors Franck, tu rigoles toujours autant ?
Et encore tu t’en sors bien avec ta maison et ton jardin : t’as plus qu’à faire un potager.
Pour ta gouverne, l’autonomie (alimentaire, vestimentaire pour la laine et le cuir etc.) est possible à raison de 0,6 hectare par personne, dixit « Longo Maï : vingt ans d’expérience communautaire ».
Si t’as pas assez grand  en terrain faut solliciter ton maire pour négocier un agrandissement des terres maraîchères sur les plaines limitrophes à ton bled.

                                                                                      ________________


Le Monde a beau titrer le 27 octobre 2007 en page 14 que '' l'extraction de l'or noir serait sur une pente déclinante '', cette information est noyée dans le flot des appels à la relance du pouvoir d'achat et derrière le nuage de fumée émis par le Grenelle de l'environnement. Tout le monde, le gouvernement en premier, se moque comme de sa première chemise du chaos qui approche chaque mois, chaque semaine, dû à l'explosion imminente du prix du baril. Incroyable. La Cantatrice Chauve à côté est bien pâlichonne en matière d'absurdité.


La remise à jour constante de nos informations en matière d'après pétrole est plus que déterminante quant à notre perception de l'ampleur du phénomène et quant à notre attitude.


En page 10 du n° 45 de décembre 07 - janvier 2008 en kiosque depuis le 28 novembre,
E. Broto a intitulé son article :
"Deux fois moins de pétrole dans vingt ans".
Le prochain que j'entends parler des générations futures, il prend ma main dans la girafe.

Pour ma part, sans la lecture systématique de La Décroissance, et malgré mes convictions avant même la découverte de ce mensuel, je n'aurais pas cette pugnacité dans mes prises de position et mes actes (réduction progressive de mon empreinte écologique au quotidien, création de mon blog, lettre aux élus etc.)
Pour être encore plus précis, je suis convaincu que sans la lecture de La Décroissance (en kiosque ou, mieux, par abonnement), vous ne parviendrez pas à échapper au troupeau d'autruches que forme l'immense majorité des gens qui nous entourent.
Pourquoi je prends la peine de dire celà ?
Parce que dans mon entourage proche, parmi ceux que je travaille au corps sans relâche, rarissimes sont ceux qui passent à l'acte en se mettant à lire La Décroissance, et du coup chaque jour j'ai l'impression de repartir à zéro, face à un troupeau d'autruches qui ne désemplit pas.

Peut-être avez-vous la sensation que vous venez de trouver quelque chose d’important, d’essentiel !… Mais la vigilance de Paul Valéry vous met en garde :  « Trouver n’est rien. Le difficile est de s’ajouter ce qu’on trouve. »

Par Gorge Rouge - Publié dans : braise
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Lundi 5 novembre 2007
Les occidentaux demandent, et sont en permanence en manque.

Les amérindiens et les peuples anciens remercient.

Par Pépé - Publié dans : écrin
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Lundi 5 novembre 2007

 

Milène et Patrick

 

 

Je reçois une stagiaire en Master 2 option aménagement du territoire. Milène.

 Sa formation est située à Nantes.

 Durant ces 5 années d’études, elle a entendu parler du développement durable à toutes les sauces.

Moisdon La Rivière. 40 km au nord de Nantes. Près de Chateaubriand.
Patrick et Brigitte Baronnet y organisent une année sur deux, depuis une dizaine d’années, un écofestival
qui regroupe plusieurs milliers de personnes.
http://www.heol2.org/

Autant dire ce qui se fait de mieux en matière de pratique comportementale écologique, non polluante, dans la ligne directe de ce qu’on peut attendre du développement durable.


Quel lien y  a-t-il entre Lorraine et Patrick ? Aucun. Milène n’a jamais entendu parler de l’écofestival de Moisdon, ni de Patrick et Brigitte Baronnet.

 

voir leur site : http://www.heol2.org/

 

Quand l’université (de Nantes) parle du développement durable, discours que l’on retrouve le plus souvent à l’identique dans les milieux politiques, patronaux, médiatiques, il  semble qu’elle ne connaît pas ce qui, à mon avis, se fait de mieux en la matière. Y compris si c’est à 40 km de chez elle.

Pourquoi ?

Parce que les pratiques préconisées et mises en œuvre par Patrick Baronnet amènent à une décroissance économique, à une autonomie énergétique des personnes, à une relocalisation de tous les secteurs de l’économie. À un abandon possible du tout bagnole. Mais de tout cela, les universitaires et les autres n’en veulent pas. Même si ça permet effectivement et immédiatement une production de gaz à effet de serre proche de zéro.


Par Gorge Rouge - Publié dans : vitre
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Lundi 5 novembre 2007

C’est une expérience extraordinaire lors d'une séance de café philo, que je raconte souvent.

 Le thème étais "Le bonheur".

 J'ai ouvert le bouche pour le première fois au bout d'une heure, pour demander, si après avoir traité le bonheur sous l'angle de son propre bonheur personnel, on pouvait aborder le second chapitre de la soirée : le bonheur des autres.

 

Le débat a pris une toute autre tournure.


(5 novembre 2007)



Par Gorge Rouge - Publié dans : astre
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