Sauver le monde sous-entend que le monde est en péril : vouloir sauver quelqu’un d’une bonne santé n’aurait pas de sens.
Or le constat d’un monde en souffrance est loin d’être admis par tous.
Exemple : un publicitaire boursicoteur vous dira qu’aucun système économique ne vaut le libéralisme dérégulé.
Si en plus il est sarkosyste, il vous affirmera que le désordre du monde prend sa source dans les petits délits, qu’il faut éradiquer à la base en pratiquant une politique sécuritaire. Et basta.
Et le réchauffement climatique ?
Les variations climatiques ont eu lieu à toute époque et les technologies modernes viendront très bientôt remplacer le pétrole.
Le meilleur des mondes ici et maintenant, je vous dis.
‘‘On’’ comprend con puisse trouver Daniel Mermet rabat joie…
Le plus déroutant dans ce contexte est peut-être qu’effectivement, comme bon nombre de gens l’affirment, ces technologies propres semblent bien être sur le point d’éclore au grand jour : lire à ce sujet « Énergie libre et technologies », Jeanne Manning, éditions québécoises Lise Courteau (1996).
La question à se poser devient dès lors : pourquoi mettent-elles tant de temps à éclore ?
Hypothèse de réponse : le marché de l’énergie est tenu par des industriels transnationaux pour qui la préoccupation n° 1 est l’augmentation de leurs profits. Les technologies propres sont dans leurs mains (si elles sont dans les miennes je n’ai pas les moyens financiers, médiatiques, politiques de les répandre).
Qu’attendent-ils ?
Que ces nouvelles technologies leurs soient plus profitables que le pétrole.
Problème : vu que les prix du pétrole vont augmenter à mesure et plus vite que sa raréfaction, la motivation doit sacrément leur manquer pour abandonner le pétrole au ‘‘profit’’ des énergies propres. Ce ‘profit’ constitue en fait un manque à gagner pour eux. (Voir ‘Mal de terre’ p. 96, Hubert Reeves 2003, Seuil.)
Autre problème (plus grave) : si ‘on’ attend que les réserves de pétrole soient épuisées pour passer à d’autres énergies, nous serons morts avant à cause du réchauffement climatique. (Voir H. Reeves op. cité p. 47.)
Pour finir sur une note d’espoir – sachant qu’il n’y a pas d’espoir sans action : les industriels transnationaux raisonnent uniquement en termes d’énergies monopolisées (par eux). L’alternative est l’énergie autonomisante : je récupère et je potabilise moi-même les eaux de pluie, je m’installe une petite éolienne, des toilettes sèches, je déménage à la campagne, je me mets à mi-temps pour développer une activité à la campagne, j’élève un cochon pour produire mon bio-gaz comme en Chine rurale, je participe à une coopérative de production d’huile végétale pour faire rouler ma voiture diesel sans polluer, je m’achète un bon vélo avec remorque, je jette ma télé pour avoir plus de temps et être moins pressé, je lis le journal ‘La Décroissance’ et le bouquin de Jeanne Manning qui coûte 18,30€, je milite pour que l'énergie monopolisée soit équitable, nationalisée et préoccupée par les négawatts (voir http://www.sortirdunucleaire.org/ ), etc.
Le Monde Le Canard Enchaîné
L’Humanité
Le
Figaro Libération
La Décroissance
Le Plan B Le monde
Diplomatique
Télérama Eure Infos
(24 juillet) : Radio-France
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Manning
Achetez-le sans attendre : vous ne mesurez pas à quel point (le livre le démontre du début à la fin) vous serez très longtemps sans en entendre à nouveau parler ; à quel point ce livre est victime d’une censure omniprésente : de la part des industriels de l’énergie, des politiciens, des médias (qui sont sous le contrôle des deux précédents).
Mais ce livre est aussi victime d’une auto-censure tellement nous baignons dans cette censure médiatique omniprésente.
Alors n’attendez pas pour commander ce bouquin : les centres de pouvoir ne vous
laisseront pas une deuxième chance de le rencontrer sur votre route, et la semaine prochaine il sera peut-être déjà trop tard – votre mémoire vous aura fait défaut.
Lien : http://www.quanthomme.info/energielibre.html