"Comment se passer de bagnole ?"
Quand la question est posée comme ça, il n’y a pas de réponse.
Comment changer notre mode de vie pour retrouver celui d’antan, vivable, sans pétrole ? Certes il y a des résistances du genre « on ne peut pas revenir en arrière », mais il y a
des réponses locales. Plein de réponses.
Et une fois ces réponses trouvées et mises en place, la bagnole ne servira plus à rien.
13 mai 2008
21 juillet 2009 : voir
http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2009/07/stop-a-la-voiture-2.pdf
et
http://carfree.free.fr/
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Et si nous anticipions plutôt l'après pétrole ?
Un mail pour diminuer le coût de l’essence circule abondamment (et la télé que j'ai vue allumée ce matin 28 mai 2008 nous abreuve de cette revendication) mais consommer du pétrole accélère le réchauffement.
Alors que faire ?
Relocaliser l'économie.
Chaque jour m'apporte son lot de découvertes dans ma réflexion sur l'après
pétrole,
et si je suis persuadé que l'après pétrole ressemblera fortement à l'avant pétrole,
ce processus a beau être inéluctable, sa préparation n'est pas gagnée !!
Le virtuel n'est pas toujours là où l'on croit...
L'obstacle, l'un des nœuds du problème :
nous le refusons de toutes nos fibres plutôt que de nous préparer à l'affronter.
Nous avons tellement l'idée de progrès enfoncée dans la tête,
et ce progrès est tellement lié à notre consommation énergétique
que tout renoncement, toute modération
sont considérés comme un "retour en arrière" impossible.
Impensable.
Les fantômes des épidémies d'antan, de la peste, nous hantent et nous empêchent de réfléchir.
Je ne rigole pas.
Nous sommes pieds et poings liés au progrès dans notre représentation du monde et pour notre grand malheur, hélas, car sans cette résistance au changement, ce pourrait être tellement facile d'entrer en décroissance, collectivement !
Et la démocratie participative, sans doute absolument nécessaire pour venir à notre rescousse,
est loin, très loin d'être dans de bonnes conditions d'émergence dans notre France de 2008.
Voir "Démocratie participative et écologie " sur ce blog, notamment le compte-rendu du colloque.
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Nous pensons généralement que la catastrophe écologique annoncée est toujours moins désagréable que les mesures qu’il faut prendre pour tenter de la contenir.
Pourtant cette catastrophe est effroyable, et
les mesures à mettre en place peuvent êtres douces. Mais notre incapacité à imaginer un avenir différent nous rend
incapables de remettre en cause notre mode de vie, à terminer par
la voiture.
20
mai
2008

source icônographique : http://photos.linternaute.com/photo/1093707/1305268233/818/le-regal-de-l-abeille/
L’inventaire
La première
chose à faire
c’est de faire l’inventaire
dans l’alimentaire.
Que pouvons-nous produire localement ?
Tout, ou presque quand on se place du point de vue :
« comment faisions-nous avant le pétrole ? »
et
« comment ferons-nous après le pétrole ? »
L’inventaire donc.
Des kiwis.
Des noix. Des noyers. Plein de noyers. Un noyer pour 20 personnes. 12000 habitants ? 600 noyers à planter. Beau programme.
Des tomates.
Des mille-pattes (ça c’est pour Nino).
Des pommes.
Ça semble évident des pommes en Normandie, et pourtant…
Quel pourcentage vient par camions de l’autre bout de la France ou de l’Europe ?
Pourquoi nos maisons n’ont-elles plus de caves pour conserver nos pommes, nos kiwis, sans recours au réfrigérateur ?
Des poires.
Des fraises.
Des pêches.
Des fèves.
C’est sans fin.
Tout, je vous dis.
Ah non ! Pas des ananas. Ni des noix de coco.
Ensuite se pose la question du comment.
L’économie sociale et solidaire, des SCIC et des SCOP.
Un homme, une voix.
Et par quoi commencer.
28 mai 2008

source icônographique : http://photos.linternaute.com/photo/1136647/1382059633/1173/abondance/