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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 14:05

Ce texte a été écrit avant la parution du Manuel de transition.

 

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"Comment se passer de bagnole ?"

Quand la question est posée comme ça, il n’y a pas de réponse.

 



Comment changer notre mode de vie pour retrouver celui d’antan, vivable, sans pétrole ? Certes il y a des résistances du genre « on ne peut pas revenir en arrière », mais il y a des réponses locales. Plein de réponses.

 

Et une fois ces réponses trouvées et mises en place, la bagnole ne servira plus à rien.

                                                                                    13 mai 2008

21 juillet 2009 : voir
 http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2009/07/stop-a-la-voiture-2.pdf 
et
http://carfree.free.fr/

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Et si nous anticipions plutôt l'après pétrole ?

 

Un mail pour diminuer le coût de l’essence circule abondamment (et la télé que j'ai vue allumée ce matin 28 mai 2008 nous abreuve de cette revendication) mais consommer du pétrole accélère le réchauffement.

Alors que faire ?

Relocaliser l'économie.

 

Chaque jour m'apporte son lot de découvertes dans ma réflexion sur l'après pétrole,
et si je suis persuadé que l'après pétrole ressemblera fortement à l'avant pétrole,

ce processus a beau être inéluctable, sa préparation n'est pas gagnée !!

Le virtuel n'est pas toujours là où l'on croit...

 

L'obstacle, l'un des nœuds du problème :

nous le refusons de toutes nos fibres plutôt que de nous préparer à l'affronter.

 

Nous avons tellement l'idée de progrès enfoncée dans la tête,

et ce progrès est tellement lié à notre consommation énergétique

que tout renoncement, toute modération

sont considérés comme un "retour en arrière" impossible.

Impensable.

 

Les fantômes des épidémies d'antan, de la peste, nous hantent et nous empêchent de réfléchir.

Je ne rigole pas.

 

Nous sommes pieds et poings liés au progrès dans notre représentation du monde et pour notre grand malheur, hélas, car sans cette résistance au changement, ce pourrait être tellement facile d'entrer en décroissance, collectivement !

 

Et la démocratie participative, sans doute absolument nécessaire pour venir à notre rescousse,

est loin, très loin d'être dans de bonnes conditions d'émergence dans notre France de 2008.

Voir "Démocratie participative et écologie " sur ce blog, notamment le compte-rendu du colloque.



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Nous pensons généralement que la catastrophe écologique annoncée est toujours moins désagréable que les mesures qu’il faut prendre pour tenter de la contenir.

Pourtant cette catastrophe est effroyable, et les mesures à mettre en place peuvent êtres douces. Mais notre incapacité à imaginer un avenir différent nous rend incapables de remettre en cause notre mode de vie, à terminer par la voiture.                                                                                                                           
                                                                                                    20 mai 2008
                                                                                                                                                      





source icônographique : http://photos.linternaute.com/photo/1093707/1305268233/818/le-regal-de-l-abeille/



L’inventaire

 

 

 

La première

chose à faire

c’est de faire l’inventaire

dans l’alimentaire.

 

Que pouvons-nous produire localement ?

Tout, ou presque quand on se place du point de vue :

« comment faisions-nous avant le pétrole ? »

et

« comment ferons-nous après le pétrole ? »

 

L’inventaire donc.

 

Des kiwis.
Des noix. Des noyers. Plein de noyers. Un noyer pour 20 personnes. 12000 habitants ? 600 noyers à planter. Beau programme.

Des tomates.

Des mille-pattes (ça c’est pour Nino).

 

Des pommes.

Ça semble évident des pommes en Normandie, et pourtant…

Quel pourcentage vient par camions de l’autre bout de la France ou de l’Europe ?

Pourquoi nos maisons n’ont-elles plus de caves pour conserver nos pommes, nos kiwis, sans recours au réfrigérateur ?

 

Des poires.

Des fraises.

Des pêches.

Des fèves.
 

C’est sans fin.

 

Tout, je vous dis.

 

Ah non ! Pas des ananas. Ni des noix de coco.

 

 

Ensuite se pose la question du comment.

L’économie sociale et solidaire, des SCIC et des SCOP.

Un homme, une voix.

 

Et par quoi commencer.

 

28 mai 2008 



 


source icônographique : http://photos.linternaute.com/photo/1136647/1382059633/1173/abondance/

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Published by Gorge Rouge - dans roulement à billes
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commentaires

Rodrigo 05/10/2008 19:22

Et pour ceux qui pensent qu'il sera toujours possible de construire des réacteurs de génération IV pour alimenter les véhicules en électricité ou en hydrogène lorsque l'uranium subira le même sort que le pétrole, qu'ils lisent une étude de cet abondant dossier : http://futura24.site.voila.fr/nucle/nucleaire.htm
consacrée à l'illusion des fameux et mythiques réacteurs en question.

Rodrigo 05/10/2008 19:15

Pour bien montrer que la disparition du pétrole entraînera celle des voitures ET surtout celle des camions, rien ne semble mieux que cette analyse documentée et pertinente : http://futura24.site.voila.fr/petrole/voiture.htm

Maintenant, on peut trouver beaucoup d'informations et d'éléments de réflexion sur ce site : http://carfree.free.fr (carfree france) dédié à la fin de la société de l'automobile.

Et pour voir à quoi ressemblent des villes sans voitures, c'est ici : http://www.carfree.com (carfree cities) en anglais, mais les abondantes photos et illustrations parlent d'elles-mêmes.

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