Samedi 31 octobre 2009

 

J’utilise fréquemment quatre façons de présenter les enjeux environnementaux actuels, et ceci depuis longtemps, mais le passage de la parole à l’écrit prend parfois du temps.

 

Première présentation :

les ressources naturelles fossiles sont en quantité limitée, « finie », et leur épuisement est daté (voir Sciences et vie, données reprises par http://terresacree.org dans fin des ressources ).

La question est de savoir si l’on peut se contenter d’attendre leur épuisement ou si nous serons grillés avant : à cause du réchauffement engendré par la combustion de certaines de ces ressources (pétrole, charbon, gaz). Hubert Reeves soutien la seconde position, et certains se demandent même si l’inertie du réchauffement climatique ne nous aurait pas déjà fait passer le point de non retour (libération du permafrost notamment).

 



Seconde entrée en matière :

les énergies renouvelables sont d’une puissance incomparablement plus faible que les énergies fossiles. Les premières ne remplaceront pas les secondes à la même puissance, loin, très loin de là. D’où la question : comment devons-nous anticiper cette différence de puissance ? Comment devons-nous organiser collectivement une décroissance énergétique progressive mais importante, de 50 voire 70% ? Et là, la seule balise qui peut, et qui doit nous servir de boussole, en dehors des Diafoirus qui nous vendent des lendemains énergétiques qui n’arriveront pas, cette balise est quelque chose qui ressemblera au mode de vie que nous avions avant le recours aux énergies fossiles, et même avant le colonialisme. C’est-à-dire un mode de vie essentiellement rural. La fausse solution qui préconise le tout urbain mènera à une impasse écologique (raréfaction du pétrole et réchauffement climatique) et humaine (néo-colonialisme des bio-carburants).

 

Troisième voie :

ni les initiatives individuelles ou communautaires de réduction de notre empreinte écologique (elles existent mais sont trop rares et les injonctions de modification de nos petits gestes quotidiens ne donne rien), ni l’échelle nationale ou internationale (il ne reste rien ou presque du Grenelle de l’environnement à par ces mêmes préconisations individuelles qui ne changent rien) ne sont les bonnes échelles pour s’attaquer aux enjeux environnementaux. Il reste l’échelon intermédiaire : celui des collectivités territoriales. Mais en prennent-elles la mesure ? En prennent-elles le chemin ? Non. Pas encore, sauf peut-être sur http://villesentransition.net/ .

 

Quatrième forme d'introduction :

la fonte des glaces et leur effet tampon. Tout le monde ou presque se moque que les glaces fondent. Mais après ? Que se passera-t-il une fois qu’elles auront disparu ? On décrit le plus souvent la hausse du niveau des océans et les réfugiés climatiques par centaines de millions. Mais je pense ici à toute autre chose : les glaces, polaires ou de montagne, libèrent leur fraîcheur en fondant et assurent ainsi un rôle tampon, un rôle régulateur sur la température du globe. Leur disparition progressive supprimera cet effet de frein sur le réchauffement climatique, et l’emballement sera d’autant plus rapide. Quand ? Progressivement. Donc dès maintenant.

                                                                                 22 juin 2009.


Par Gorge Rouge - Publié dans : braise
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