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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 22:59

 

Localement, tout est possible

 

"Le pire que l'on puisse faire à un homme, c'est de lui donner de l'argent et de l'empêcher de travailler" - je ne sais plus qui a dit cela.

Il semble qu'aujourd'hui les lieux les mieux à même d'être des laboratoires de convivialité sont les quartiers défavorisés, à la condition de réussir à y recréer une confiance collective, pour recommencer à mettre sur pieds ensemble une activité conviviale et productrice :

- maraîchage,
- vélos faits de récup avec l'aide d'un soudeur : 

http://www.velomobiles.net/             

http://www.spezialradmesse.de/

http://site.voila.fr/velomobile            

http://www.whpva.org/chapters/france/

http://www.aliaciklo.fr/spip/spip.php?rubrique15

à Toulouse : http://www.maisonduvelotoulouse.com/

(sur le vélo, voir aussi
  le site de monsieur vélo ou

www.transports.equipement.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2207 et ses nombreux partenaires associés ;

 

www.certu.fr/fr/Sécurité_et_circulation_routières-n28/Vélos-n117-s_thematique.html  ;

 

www.technicites.fr   ;        www.relais-velo.com )

 

- auto-construction

- restaurant associatif,

- atelier de tissage, de couture et de confection de vêtements,

- jardins partagés,

- atelier de réparation et de transformation de vélos,

- garage associatif comprenant une forge auto-gérée,

- lave-linges à pédales,

... c'est sans fin.

- Faire l'inventaire des savoir-faire individuels pour les partager et pour faire éclore des projets ;


- s'abonner à des revues qui nous invitent à l'invention collective : Passerelle éco, La Décroissance, Le Sarkophage, Le Plan B, la lettre de Longo maï, Fakir, CQFD, La Brique, Le Monde Diplomatique, Campagnes solidaires etc.
 
Tout en communiquant sur http://villesentransition.net, www.terresacree.org ...


Recréer une invention collective, retrouver la maîtrise de l'outil (Illich « La convivalité »,  – voir annexe 3 ci-dessous). Avec, en plus de l'aspect utilitaire et convivial, une dimension de plaisir où prennent toute leur place les activités culturelles, artistiques, sportives, pour peu que l'on en ait encore l'utilité à ce stade (voir annexe 3 l'extrait page 26).

Ivan Illich, 1973 : société post-industrielle, souveraineté locale (alimentaire et autre) ici et... partout (Longo Maï), renouveau de l'artisanat local, quitter la fuite en avant impossible de la croissance économique dépendante du pétrole (annexe 1) pour une décroissance vivable.

Ce projet passe par l'insertion par l'économique, mais pas seulement : créer une structure d'insertion par l'économique de plus ne changerait pas grand-chose.

Il passe donc aussi par autre chose : la prise en mains de ce chantier par la collectivité locale, le tissage de liens entre cette structure et l'ensemble du réseau économique local. Autrement dit détricoter l'existant industriel local pour le retricoter en artisanal.

Difficulté majeure : l'immense majorité des formations politiques sont des productivistes (Marx aussi), des industrieux notoires. Or ce projet devra se faire à un moment ou un autre avec les élus pour que ce soit l'ensemble du tissu économique qui glisse vers une désindustrialisation. Avec la participation active de la SAFER pour les terres agricoles.

Avec la chambre de l'artisanat et la CCI...

Notre force est la création d'activité humaine. Notre force doit être aussi la culture politique qu'il faut réussir à faire acquérir par les publics touchés.

Peut-être le début doit-il commencer par quelque chose d'anodin, si l'on dévoile toutes les cartes trop tôt les portes risquent de se fermer. Mais en même temps l'appui dès le départ de quelques personnes influantes est nécessaire si l'on ne veut pas se retrouver rapidement dans une situation conflictuelle.

source icônographique : http://decroissance.lehavre.free.fr/altertour2009.htm‏

 Autrement dit :
(l'ordre n'est pas figé)

en 1 : développer l'insertion par l'économique, créer une pépinière d'activités d'ESS comme etymon  à Toulouse http://www.etymon.fr/  et aussi

http://w3.cerises.univ-tlse2.fr/recherche/dymsol.htm et, créer quelque chose localement, là où un maire accroche ;

en 2 : l'acquisition d'une conscience ou d'une confiance collective, ou pourrait dire aussi acquisition d'une culture politique (abonnements aux revues citées plus haut, lecture de bouquins accessibles, films, les échanges verbaux surtout...) ;

en 3 : l'élargissement du terrain d'action à d'autres domaines (vestimentaire, habitat auto-construit en collectif...) et à plus grandes échelles (créer des réseaux) ;

en 4 : élargir localement l'action en échangeant avec les structures en place (le monde artisanal et industriel, le tissu associatif, les élus...) par du dialogue plus que par du conflit, même si le conflit sera inévitable ;

en 5 : faire tâche d'huile (www.transitiontowns.org et http://villesentransition.net/ pour la version française, www.terresacree.org etc...)

 

Le projet n'est pas de créer une association supplémentaire d'insertion par l'économique mais d'élargir l'économie artisanale, désindustrialisée, conviviale, à l'ensemble du corps social : chômeurs, actifs, jeunes, retraités.

Les compétences et/ou connaissances liées à maîtrise en économie sociale et solidaire seront nécessaires pour conseiller et accompagner la création de structures juridiques adaptées.

Un principe : pas de conflit, que de la coopération. Des conflits il y en aura probablement mais il ne viendront pas de nous (voir l'expérience de Longo Maï)

Des arguments :

- économique (les délocalisations et licenciements actuels)

- humain (l'abrutissement du travail à la chaîne, summum de l'absurdité industrielle, remplacé par de la convivialité retrouvée)

- écologique (l'arrêt du recours aux énergies fossiles – voir les annexes 2 et 3)


Sur le même sujet, voir ce qui se passe à Sevran sur :
http://www.marianne2.fr/Banlieue,-terre-d-avenir_a181750.html   (12/08/2009)

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28 août 2009 :

dans les foyers d'hébergement, structures d'insertion et associations solidaires, à la logique :
"quelle formation et quel métier veux-tu faire ? ",
il est très possible d'y ajouter cet autre projet :
"à partir de tes compétences et de ton expérience, quels ateliers pouvons-nous mettre en place pour nous-mêmes ?"

Ainsi s'opèrera le passage de la recherche d'employabilité à l'auto-organisation collective. En préparant dans les faits le terrain à l'après pétrole.

 
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Annexes 1 & 2 

2 sources récentes : pic oil & 10000 méthane

pic oil : (annexe 1/3)

05 août 2009 - Pétrole : l’Agence internationale reconnaît des erreurs

 

http://www.univers-nature.com:80/inf/inf_actualite1.cgi?id=3872v

Lors d’une interview accordée au quotidien britannique « The Independent », Fatih Birol, l’économiste en chef de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a fait part de son inquiétude sur les capacités futures de la production pétrolière mondiale. Selon ses propos, l’Agence aurait largement sous-estimé la baisse de la production de nombreux champs de pétrole. Si la production mondiale repose actuellement sur quelque 70 000 champs, les trois quarts de cette production proviennent de seulement 800 champs dont la plupart ont déjà atteint leur pic de production. D’après une étude récente de l’Agence, le déclin des puits qui avait été estimé en 2007 à 3,7 % par an, serait en fait de 6,7 % par an.

Cette déclaration constitue une sorte de première ; jusqu’à présent l’Agence se contentait de modifier régulièrement ses prévisions à moyen terme pour les faire se rapprocher de la réalité, sans jamais avouer de grossières erreurs d’interprétation.

Les prévisions de l’Agence ont toujours été dénoncées, pour leur caractère simpliste et optimiste par des acteurs indépendants tels l’ASPO (Association for the Study of Peak Oil & Gas) (1), ou l’ EWG (l’institut Energy Watch Group) (2) qui avait publié, en 2007, une étude très critique sur les prévisions de l’AIE.

Lors de cette interview, Fatih Birol s’inquiète d’une future remontée brutale des prix du pétrole pouvant remettre en cause la sortie de la crise économique mondiale. Il est vrai que les différents plans de relance, aussi bien celui de l’Administration américaine, que celui de la Chine et ceux des pays d’Europe, privilégient les modes de consommation d’avant crise, à savoir ceux basés sur le pétrole. Il est vrai aussi que, jusqu’à présent, ces gouvernements étaient, directement et exclusivement, conseillés par l’Agence internationale de l’énergie. Les autres sources d’informations étant considérées comme « non fiables » pour ne pas dire « folkloriques».

Michel Sage

1- L’ASPO est un réseau de scientifiques et autres, ayant pour but la détermination de la date et de l’impact du pic et du déclin de la production mondiale de pétrole et de gaz, dû aux ressources limitées. Des sections nationales indépendantes existent ou sont en formation dans les pays suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Canada, Égypte, Espagne, États-Unis, France, Irlande, Italie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède.

2- Energy Watch Group (EWG) : Initié par Hans-Josef Fell, parlementaire Allemand, regroupe en réseau des spécialistes des ressources énergétiques.

 1503115274_4984236b3d.jpg

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10000 méthane : (annexe 2/3)

http://terresacree.org/methane.html

Les rots de méthane océaniques de 10 à 10 000 fois plus importants que prévus !

5 juillet 2009 - Réchauffement climatique: le méthane y contribue davantage

Le méthane océanique contribue beaucoup plus à l'effet de serre que ce qu'imaginait le monde scientifique, affirme une étude. Bien que plus puissant que le dioxyde de carbone, ce gaz à effet de serre reste sous-estimé dans les prédictions climatiques actuelles.

Des scientifiques de l'Université de San Diego ont étudié six sites du Golfe du Mexique où de véritables panaches de bulles de méthane s'échappent de "cheminées à gaz", sur le plancher océanique, à 500 ou 600 mètres de profondeur. Le relargage dans l'atmosphère de ces bulles de méthane serait "considérable".

Contre toute attente, les bulles émises à ces profondeurs atteignent les eaux de surface, et le méthane qu'elles contiennent s'échappe ensuite dans l'atmosphère.

A partir des concentrations en méthane des eaux de surface, les chercheurs ont calculé la vitesse de diffusion du gaz dans l'atmosphère. Ils trouvent des valeurs 10 à 10'000 fois supérieures aux précédentes estimations.

Les études antérieures affirmaient que les bulles émises à plus de 200 mètres de profondeur n'atteignaient pas la surface.

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L'étude d'autres bassins riches en hydrocarbures, comme le Golfe persique ou la Mer Caspienne, devrait confirmer ces résultats.

Le méthane est un gaz à effet de serre souvent sous-estimé, mais plus puissant que le dioxyde de carbone. Sur une période de 100 ans, son potentiel de réchauffement global est 25 fois plus important que celui du CO2.

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/17951178

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Annexe 3/3

 

 

La convivialité, Ivan Illich  

 

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Published by Gorge Rouge - dans roulement à billes
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commentaires

Gorgerouge 04/09/2009 21:18

Je reproduis un commentaire reçu ce matin, légèrement modifié :

Bonjour,
Vous m'aviez donné l'adresse de votre blog cet été, merci, en tant que prof de SVT je le trouve très intéressant (et bien rempli !)
Je reviendrai lire les archives petit à petit
Amitiés
Marie-Eve

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