Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 22:08

Colloque Assemblée Nationale :

Le pic pétrolier, quelles propositions politiques pour 2012 ?

mardi 25 janvier 2011. - Lien ci-dessous.

 

--------------------------------------

Tout d'abord ces trois liens :

 

http://www.legrandsoir.info/Marinaleda-un-modele-d-auto-gestion-unique-en-Europe.html


"Ce n’est pas la mayonnaise des médias qui vont nous dicter ce qui doit nous plaire, nous avons une culture à nous."

 

http://www.liberation.fr/monde/0109449698-a-marinaleda-l-utopie-s-accroche-au-pouvoir

 

et

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/guy-dufau/190110/marinaleda-un-pradis-anticapitaliste

 

 

Merci la CEN : http://la-cen.org

 

  280576821_f4e5b6cadb.jpg

---------------------------------

J'y ai été un peu fort dans ce mail, mais pour une fois j'ai eu une réponse :

(ne pas confondre le pôle écologique du PS, organisateur du colloque,

et biosphère, support d’informations diverses dont ce colloque, ci-dessous)




http://biosphere.ouvaton.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1247:20101224-pic-petrolier-et-politique&catid=41:action&Itemid=93

trouvé sur :

http://biosphere.blog.lemonde.fr

 

Vous ne vous moquez pas du monde en présentant Matthieu Auzanneau comme étant "Sans doute le seul journaliste français à s’intéresser au pic pétrolier" ?

Il commence bien votre colloque !

Faut-il comprendre que vous organisez un colloque intitulé " le pic pétrolier, quelles propositions politiques pour 2012 ?" sans connaître un journal mensuel national qui existe depuis plusieurs années, disponible en kiosque, dans lequel l'un de vos intervenants, Yves Cochet, s'y exprime occasionnellement, un journal qui s'intitule La Décroissance ?!!


Je ne peux pas le croire  : votre colloque sera-t-il au niveau de cette ignorance ? ou (pire ?) au niveau de ces oeillères dignes de la pire époque stalinienne ?

-----------------------------------
Mon blog :
http://gorgerouge.over-blog.com  (essentiellement en lien avec l'objet de votre colloque)

 

 

réponse du 30 décembre 2010 19:41, michel < > a écrit :


Matthieu Auzanneau s'est spécialisé dans le pic pétrolier, mais notre formulation était "sans doute" maladroite. Nous vous remerçions de vos observations.

Nous savons bien sûr que quelques articles de la décroissance s'intéressent au pic pétrolier et nous avons personnellement en archives tous les numéros. Nous avons  invité un journaliste de ce mensuel à venir assister au colloque...pour le moment sans aucune réponse.

Enfin, nous ne pouvons préjuger du contenu de ce colloque,  mais nous espérons échapper à l'écolo-fascisme...

cordialement,
Michel S.
---------------------------------------------------------------------



Merci pour votre réponse qui me rassure, mais modifierez-vous pour autant votre site internet de présentation ?!
C'est quoi l'écolo-fascisme ? Une nouvelle version du stalinisme qui discrédite d'emblée un point de vue fasciste selon vous ?
R. Branchu

-----------------------------------------------------

Le 30 décembre 2010 21:33, michel < > a écrit :



La modification vient d'être demandée au site.

Pour l'écolo-fascisme, c'est une référence à ceux qui essayent de discréditer les écologistes. 
Pour Serge Latouche, c'est une dérive que risque de rencontrer les pratiques écologistes :
    "La ruse de l’histoire serait qu’un pouvoir autoritaire se targue de la nécessité écologique pour faire accepter la restriction des libertés sans avoir à toucher aux inégalités. La gestion des épidémies, les accidents nucléaires, la gestion des réfugiés climatiques sont autant de motifs qui faciliteraient la restriction des libertés. On passerait ainsi du totalitarisme rampant de la ploutocratie actuelle, qui conserve encore un semblant de démocratie formelle, à un écofascisme musclé qui imposerait des restrictions draconiennes à une population affolée et apathique. Et s’il n’y a pas un réveil du projet démocratique, l ‘« écologie » peut très bien être intégrée dans une idéologie néo-fasciste."

 

------------------------------------------------------


ok merci encore.

Les positions "ni pétrole ni uranium ni énergies renouvelables" (ces dernières ne pouvant être au RDV en matière de puissance énergétique équivalente aux deux premières) défendues par les Objecteurs de Croissance -OC- sont parfois, me semble-t-il, perçues non pas comme des solutions anticipées, évidentes, qui s'imposent d'elles-mêmes (sauf à arriver après les douleurs : trop tard), mais comme des solutions partisanes, militantes, imposées par ces mêmes OC, évitables donc, et j'ai du coup l'impression que ce sont les thèses de ces OC appelant leur plus privilégiés à la sobriété qui sont parfois taxées d'"écolo-fascistes" ! Ainsi certains, encore nombreux, croient que nous avons le choix entre continuer ou arrêter (l'hyper-petroleum-consommation) et nous accusent de vouloir arrêter autoritairement, nous interdisant du même coup toute participation aux débats, alors que l'alternative qui est annoncée c'est bien décroissance heureuse ou récession douloureuse.
Je croyais donc que c'étaient éventuellement les OC qui étaient visés par vos propos. J'y vois plus clair. Mais peut-être d'autres que moi ont-ils encore le regard brouillé par ces confusions. Ou peut-être ces confusions sont-elles, dans d'autres, cas justifiées.
Bien à vous,
RB



31/12 dans la soirée la présentation de Matthieu Auzanneau a été modifiée ainsi : « Un des rares journalistes français à s’intéresser au pic pétrolier »

C'est déjà mieux.

Mais j'y pense : la croissance socialiste est-elle soluble dans la décroissance ? That is the question, isnt'it ? Autrement dit : le pôle écologique du PS est-il là pour le décors ? Pour donner une couleur « rose-vert » ? Quelle est sa véritable influence sur les choix du PS ? Qu'en pensent des gens comme DSK ?!



-------------------------------------------------------------------------------------------------------

Ci-dessous, source : http://biosphere.blog.lemonde.fr/

 

30 décembre 2010

Crise ultime et pic pétrolier

Les écologistes peuvent affirmer que, cachée derrière une fin d’année festive, s’approfondissent les fractures qui mènent droit à l’effondrement de la civilisation : bientôt le baril à 100 dollars*. Jean Albert Grégoire** nous avertissait dès 1979 : « Comment l’automobiliste pourrait-il admettre la pénurie lorsqu’il voit l’essence couler à flot dans les pompes et lorsqu’il s’agglutine à chaque congé dans des encombrements imbéciles ? L’observateur ne peut manquer d’être angoissé par le contraste entre l’insouciance de l’homme et la gravité des épreuves qui le guette. Comme le gouvernement crie au feu d’une voix rassurante et qu’on n’aperçoit pas d’incendie, personne n’y croit. Jusqu’au jour où la baraque flambera.

Apercevoir la fin des ressources pétrolières, admettre son caractère inéluctable et définitif, provoquera une crise irrémédiable que j’appellerai crise ultime. Nous n’en souffrons pas encore. Les premières ruptures sérieuses d’approvisionnement du pétrole la déclencheront. Alors on reverra, comme au temps de Suez ou de la guerre du Kippour, un brutal renversement de l’opinion, définitif cette fois. Il ne s’agira pas, comme on le croit et comme les économistes eux-mêmes l’affirment, de surmonter une crise difficile, mais de changer de civilisation. L’humanité devra passer de l’ère d’abondance factice à celle de la pénurie, de l’orgueil insensé à celle de l’humilité. Elle devra répartir des richesses qui, au lieu d’être infinies comme elle le pensait naïvement, lui  apparaîtront à l’heure du bilan bien modeste en face de ses besoins. Les pays riches devront réduire leur train de vie, ce qui pour chaque individu représentera une contrainte douloureuse à laquelle il n’est aucunement préparé. »

                Ce qu’on appelle crise va devenir l’état normal de l’humanité et le manque de pétrole imposera l’austérité. Le pôle écologique va en débattre le 25 janvier 2011. On peut s’inscrire à ce colloque 

* LeMonde du 29 décembre, le prix du pétrole menace la reprise économique en 2011.

** Vivre sans pétrole de J.A. GREGOIRE (Flammarion, 1979)


280576685_42b5a21e70.jpg 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

29 décembre 2010

Démondialisation féroce

Le libre-échange n’était qu’un leurre. Les économistes libéraux ont voulu nous faire croire au doux commerce, à l’avantage comparatif, à la prospérité pour tous. Le bilan de la mondialisation, c’est un désastre : délocalisation en série, destruction d’emplois et d’outils de travail, pression à la baisse sur les revenus du travail. Cette course au moins-disant pour plus de compétitivité internationale, c’est un suicide collectif. Si l’on voulait résumer, la mondialisation a fabriqué des chômeurs au Nord et augmenté le nombre de quasi-esclaves au Sud. Pour Arnaud Montebourg*, la mondialisation s’est en fait résumée à une mise en concurrence mondiale, sans limites, sans scrupule, sans filet…

Alors que Montebourg prône la démondialisation, la Chine pratique déjà le protectionnisme**. Elle a décidé de réduire de plus de 10 % les quotas de ses exportations de terres rares pour l’année prochaine. Or la Chine en produit environ 97 %, soit 17 métaux aux propriétés électromagnétiques très recherchées dans les technologies de pointe utilisées dans le monde entier. Les guerres commerciales ne font que commencer à s’envenimer, sur les matières premières, sur les produits agricoles, sur l’énergie. Dès que le monde reconnaîtra la réalité du fait que nous avons franchi le pic de la production pétrolière, la mondialisation sera morte à la fois en théorie et en pratique. Les pays exportateurs de l’or noir mettront sur le marché des quantités décroissantes bien avant que le débit maximal possible de la production mondiale soit atteint. Ces pays se réserveront en effet une part de plus en plus grande de leur production pour leur propre développement, et ménageront leurs réserves en prévision de l’avenir ! Les Etats-Unis ont déjà prouvé qu’ils étaient prêts à envahir les nations souveraines du Moyen-Orient ; ils appliqueront la doctrine Carter, selon laquelle le ravitaillement en pétrole est un intérêt vital qu’il faut défendre par la force militaire si nécessaire. Un affrontement militaire à propos du pétrole pourrait alors mettre la planète à feu et à sang depuis le Moyen Orient jusqu’à l’Asie, en détruisant l’infrastructure pétrolière de nombreux pays. Un tel conflit pourrait être la Dernière Guerre mondiale***.

Rien n’est plus fondamental dans l’histoire que les guerres pour les ressources. Avec la raréfaction des ressources, le futur proche connaîtra une période de contraction généralisée et chronique du commerce international. La fête est finie. Mais comme c’est bizarre, personne n’envisage que l’avenir puisse être très désagréable. Bonne année 2011…

* Des idées et des rêve, chapitre 13 sur la démondialisation (édition Flammarion, 2010)

** LeMonde.fr du 28 janvier, La Chine réduit ses exportations de terres rares pour début 2011

*** La fin du pétrole (le vrai défi du XXIe siècle) de James Howard Kunstler


 

------------------------------------------------------------------------------------------

 

28 décembre 2010

la dernière goutte de pétrole

Demain, bientôt, en 2011 ou 2027, le baril à 300 dollars, 1000 dollars, plus… Autant dire le Premier jour de l’après-pétrole. Quelques tankers circulent encore, mais la Russie a serré la vis de ses pipe-lines. L’Europe se dessèche et les Etats-Unis entrent en transes. Des milliers de station-service ferment, les avions cessent de voler, le chauffage au fuel est abandonné. La fermeture des raffineries contamine peu à peu le secteur industriel tout entier. Plus de matières plastiques,  donc plus de tuyauteries, plus d’emballages, de rouge à lèvre, de tissus synthétique, de bouteilles d’eau. Wall Street fait naufrage, les traders sautent par la fenêtre. Le chômage explose, 15 %, 30 %, 50 % de la population… Des manifestations dans tous les pays, des violences incontrôlées, la loi martiale est décrétée. Les voitures s’arrêtent de rouler, les supermarchés ferment quand ils ne sont pas pillés. La plupart des habitants des conurbations ne peuvent plus se rendre désormais à des boulots inexistants. Les banlieues pavillonnaires deviennent des déserts ou des taudis. La police est débordée, l’armée déboussolée. L’obscurité s’étend sur les villes, plus d’éclairage public. Les dernières gouttes de pétrole sont réservées à des tanks qui ne servent plus à grand chose. Les centrales nucléaires sont abandonnées, même l’Etat n’a plus les moyens de les pérenniser. Les émeutes de la faim gagnent les pays du Nord après avoir dévasté le Sud. Des marées humaines se réfugient à la campagne où il n’y a plus de refuges possibles. Des seigneurs de la guerre font la loi à coup de kalachnikov tant qu’ils ont encore des balles. En 2050, la planète compte moins d’un milliard d’habitants. Dans quelques endroits aux terres encore fertiles, la vie communautaire se reconstruit peu à peu. L’ère de la croissance économique dans un monde fini est définitivement terminée.

Cette histoire est notre réponse à la question d’un « National Geo » qui posait cette question fin 2010 : « Supposons que nous avons épuisé la dernière goutte de pétrole, que se passe-t-il ?

Sur ce, bonne année 2011…


---------------------------------------------------------------------

 

1er janvier : un nouvel excellent billet ce matin sur http://biosphere.blog.lemonde.fr/

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Gorge Rouge - dans sources documentaires
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Gorge Rouge
  • : Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.
  • Contact

Profil

  • gorgerouge
  • Voir http://gorgerouge.over-blog.com/article-a-la-recherche-de-l-evidence-14-janvier-2011-65012602.html