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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 17:00

Quelques liens avant les contes :

 

19 mai 2011 :

 

http://paysan-bio.blogspot.com/2011/05/festival-de-khanla-honte-doit-changer.html 

 

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17 mai 2011 :

 

www.clementwittmann2012.fr

 

et

 

www.stephanelhomme.free.fr

  

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20 avril 2011 : http://parti-de-la-resistance.fr/

  

 

Deux nouveaux liens le 16 avril 2011 :

 

http://www.apeas.fr/L-agriculture-urbaine-a-Cuba.html

 

et à propos d'  "en finir avec le progrès technnique ?" (voir Progrès et philosophie - 9 avril 2011 ) :

 

https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=gmail&attid=0.1&thid=12f4dbfe492d3661&mt=application/msword&url=https://mail.google.com/mail/?ui%3D2%26ik%3D88aa20331a%26view%3Datt%26th%3D12f4dbfe492d3661%26attid%3D0.1%26disp%3Dattd%26zw&sig=AHIEtbRikle1RI8Ukd1xLpJRtkYa6JPMwA&pli=1  

 

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Pour une meilleure lecture :4817959775_8af11cfc15.jpg

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puis Ctrl + pour agrandir la taille des caractères.

 

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Déjà venu(e) ? voir Dernières modifications .

Pour une découverte, vous pourrez préférer passer par Mode d'emploi puis Ouverture .

 

Mais les contes sont une bonne entrée en matière.

 

5 février 2011 : il est une autre entrée en matière nécessaire, physiologiquement nécessaire : c'est Le grand frisson .

Et puis, forcément : À la recherche de l'évidence - 14 janvier 2011 .

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Contes lus, suivis d'un débat, le 12 décembre 2009 à Bernay devant une dizaine de personnes.

 

 

Il était une fois un conteur qui était très bizarre : à chaque fois qu'il entamait une soirée de contes, il commençait par s'excuser. Voici à peu près ce qu'il disait à son public :

 

"Cher public, tu sais qu'il existe au moins deux grands types de contes : ceux qui font rêver, qui sont merveilleux, et ceux qui font peur, qui se terminent mal.

 

Hé bien si je commence le premier conte que je vais bientôt vous narrer sans vous prévenir, il est tellement épouvantable que vous allez tous partir en courant et la soirée sera terminée.

 

Or le second conte montre que l'épouvante décrite dans le premier n'est pas inéluctable : il faudra donc rester coûte que coûte malgré les gouttes de sueur qui vous couleront le long du coup, malgré le véritable cauchemar que vous allez vivre dans quelques instants.

 

Et si je commence par le second conte vous n'en verrez pas l'intérêt, vous ne l'écouterez que d'une oreille distraite, alors que c'est le premier conte que lui donne toute sa force, tout son sens, toute sa pertinence !" Hé oui : un conte peut être pertinent. Inhabituel, non ?

 

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Alors, êtes-vous prêts pour cet abominable conte ?

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Cette soirée est consacrée à des « contes de la vie sans pétrole » et il y en aura plusieurs. Mais par contraste, permettez-moi de commencer par un conte de la vie tout pétrole.

 

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Il était une fois, un monde pire que tous les raconteurs d'histoires n'en avaient jamais imaginé jusque là. Même "Le meilleur des mondes", d'Aldous Huxley, était un paradis à côté. Ce monde là était présent. Et les dégâts qu'il causait demeuraient invisibles aux yeux de ceux qui en profitaient. Comme pour maintenir cette cécité généralisée, une expression circulait à l'envie : « arrêtez de nous culpabiliser ! » 

  

La faim dans le monde n'avait jamais été aussi répandue et pour la première fois elle venait de dépasser le milliard d'êtres humains. Qui est au courant de cette épouvantable nouvelle ici ce soir ?

(Une main s'est levée dans l'assistance ce 12 décembre 2009.)

 

Non seulement la pétro-agriculture ne l'avait pas empêchée, mais les prévisions selon un éminent spécialiste au nom étrange de Bruno Parmentier, hé oui, comme le hachis, montraient qu'à une ou deux décennies elle toucherait deux à trois milliards d'individus ! Mais nous n'allons pas culpabiliser pour autant, hein !

 

Pire : (mais il y aura beaucoup de « pire » dans ce conte) comme l'alimentation était désormais dépendante du pétrole, la disparition programmée des ressources pétrolières allait bientôt participer à une forte réduction des rendements agricoles.

 

La révolution verte avait permis des rendements jusqu’à 2000 fois supérieurs à ceux des petits paysans. Mais la supercherie était démasquée : cette révolution verte devait, à terme, (c'est-à-dire une fois la totalité des terres arables mondiales conquises par les pétro-exploitants agricoles,) avoir expulsé pas moins de 3 milliards de petits paysans vers les bidonvilles. Déjà 1,3 milliards y avaient été chassés, contraints et forcés, à l'époque de cette histoire que je vous raconte. (Source : Jean Ziegler dans le feuillet du DVD "We feed the world")

 

Cette révolution verte devait nourrir la population… solvable, tout en rendant insolvable la moitié de la population mondiale ! Mais les pauvres n'étaient pas comptabilisés dans cette réalité néo-coloniale : ils étaient considérés comme morts avant même de passer de vie à trépas. Pire : la dépendance alimentaire au pétrole, dont les jours étaient comptés, avait détruit la fertilité naturelle des sols.

 

Le clan de « ceux qui en profitaient » ne voulait pas voir cette misère présente et à venir et continuait à se goinfrer imperturbablement. 

  

Ce conte est effectivement abominable, non ? Un vrai cauchemar. Vous sentez la sueur couler dans votre cou ? Mais ce n'est pas fini, hélas.

 

Bientôt les profiteurs allaient être rattrapés par leur avidité et leur aveuglement : leur avid'gleument. Car tous leurs biens de consommation, alimentaires mais également les autres, étaient tributaires du pétrole. Et toute leur société reposait sur la consommation, et sur une production industrielle, robotisée, répétitive, déshumanisée, aliénante. Détachée de la mère terre. Hors sol.

 

Et du jour au lendemain ou presque, sans pétrole, fini le plastique, finies les industries, finie l’essence à la pompe. Chacun répétait à l'envie « qu'on » trouverait des énergies propres pour faire rouler les vouatures. Mais on cherchait toujours le « con » en question : et jamais personne ne le trouvait. Les agro-carburants constituaient un génocide supplémentaire déjà en route. Mais loin des yeux, loin du cœur. Et pas vu, pas pris.

 

Ce cynisme commençait cependant à s’effondrer sur ses propres bases.

 

La catastrophe était imminente mais vous savez, le déluge c'est toujours après nous ! Et pourtant ! En ce temps là il ne restait que 40 années de réserves mondiales de pétrole. 40 ans cela paraissait deux siècles tellement la notion du temps était pervertie et tellement était grande l'irresponsabilité quant aux « générations futures ». Le prochain qui me parle des générations futures, il prend ma main sur la girafe ! Quand on pense aux indiens d'Amérique pour qui le mode de vie était basé sur le bien-être des sept générations à venir ! Mais 40 ans représentaient la dernière goutte de pétrole raffinée, pas l'explosion du coût du pétrole ! Car le pétrole inabordable par son prix ce n'était pas 40 ans : c'était progressif, une progression inexorable qui pouvait débuter d'un jour à l'autre ! Et qui avait déjà commencé !

 

Et vous savez quoi ? Le scénario était encore plus court pour l'uranium : 30 ans. Nucléaire ? Niger. *

 

En ce temps-là chez les profiteurs dominants – pléonasme –, ces gros vilains méchants doués d’avid’gleument, on ne se rendait pas encore compte à quel point cet effondrement économique, énergétique, alimentaire s'accompagnait d'une perte de la biodiversité aux conséquences désastreuses. Le mot n'est pas trop fort. Il était d'usage de parler de « risque » alors que la certitude d'un avenir sans avenir était établie. La novlangue camouflait tout (vous savez, la novlangue, George Orwell, dans son roman 1984 : « la guerre, c'est la paix » ; « la liberté, c'est l'esclavage ») et chaque individu était habité par une représentation du monde qui l'empêchait de voir la réalité, même quand quelqu'un la lui mettait sous les yeux. « On ne peut pas revenir en arrière » nous chantait la petite musique anesthésiante et lobotomisante de nos haut-parleurs intériorisés.

 

L'homme avait vécu des millénaires, il nous restait peut-être moins de 10 ans à vivre et au-delà c'était le brouillard Total. Mais Big Brother nous serinait « qu'on ne peut pas revenir en arrière ». C'est tout ce que ton cerveau est capable de produire pour essayer de nous sortir de là, bonhomme ? Ben oui... Et d'abord arrête de me culpabiliser !

 

Les scénarios catastrophes faisaient la richesse des scénaristes qui pulvérisaient tous les records de spectateurs pour voir leurs films tous plus apocalyptiques les uns que les autres. La perception de la réalité à venir devenait ainsi toujours plus inquiétante et plus virtuelle, empêchant toute clairvoyance et tout pragmatisme. Le seul pragmatisme qui valait concernait la croissance économique. Le green business avait le ventre en poupe. Le progrès était inéluctable et il était hors de question de culpabiliser. L'iceberg s'approchait à grands pas – hé oui ! Dans les contes de fée même les icebergs peuvent marcher ! Mais ici vous pouvez toujours chercher la fée... Bonjour Madame Lafée ! Salut Boby !

 

Chacun au fond de lui-même voyait le mur s'approcher et souvent l'on entendait dire “j'sais pas où on va, mais on y va !” ou des mauvais présages de ce genre. Mais concrètement, rien n'était fait pour anticiper la catastrophe. Tous attendaient, passifs.

 

Pire : certains sentaient bien que quand le secteur alimentaire industriel s'effondrerait il serait trop tard pour réagir. Ce n'est pas en semant un grain de blé le matin que je mangerai du pain le soir ! Mais personne ou presque ne semblait mesurer l'ampleur et l'imminence de cette tragédie annoncée.

 

Ce conte n'a pas de fin, car le « il était une fois » qui l'a commencé était un mensonge : ce conte n'est ni au passé, ni au futur, ni virtuel. Ce n'est donc pas un conte.

 

 

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Voici maintenant quelques vrais contes comme il n'en existe que dans les rêves, car sortir d'une telle horreur semble bien un pari impossible, tellement est fort notre entêtement à nous en remettre aux “zénergies renouvelables”, qui remplaceront le pétrole un jour prochain. “Ils” ont déjà les solutions de rechange et ils attendent le dernier moment, le moment rentable pour les sortir ces solutions. D'ailleurs il en existe déjà plein : l'énergie solaire, le moteur à hydrogène, à air comprimé, le moteur pantone, les algues vertes et j'en passe. Alors ?! Où est le problème ! Même YAB fait dire à un intervenant dans son dernier film que le solaire ne remplacera jamais la puissance du pétrole, mais pffuit ! Son témoignage glisse comme il était venu et la suite du film reprend son bourrage de crâne en faveur de l'avènement des énergies propres. Car c'est évident, sans énergie c'est le retour à l'âge de pierre, or “on ne peut pas revenir en arrière”. On ne veut pas surtout. Mais aurons-nous le choix ? Et surtout : l'après pétrole ressemblera certainement en bien des points à l'avant pétrole, mais avec quelles différences ? Et avec quelles similitudes ? La question n'est jamais posée, puisque ”on ne peut pas...”

 

Voici donc cinq contes, très courts, de la vie sans pétrole, optimistes, joyeux, et tout autant réalistes que le premier.

 

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Il était une première fois, la relocalisation de l'économie, le renouveau de l'artisanat millénaire, la désindustrialisation, la ré appropriation de l'outil. « C'est l'outil qui est convivial, ce n'est pas l'homme » disait Ivan Illich dès 1973. Le progrès s'est souvent fait contre les ouvriers et sous la contrainte des dominants expliquait Paul Ariès en novembre 2009. Les métiers à tisser réapparurent, alimentés par les fibres produites localement : laine, lin, et même ortie. On produisait à nouveau pour son propre usage avant de travailler pour vendre. Les jardins potagers, individuels autant que collectifs, se répandaient partout. Les arbres fruitiers étaient plantés en masse : fruits locaux comme parfois fruits plus exotiques, pommiers, noyers, noisetiers, actinidias (arbres à kiwis) et mille autres espèces favorisant la cueillette gratuite poussaient partout. Les maisons retrouvaient leurs caves, véritables réfrigérateurs sans électricité. L'inventaire des biens à produire localement était inépuisable puisque, jadis, tout était produit localement. À part les épices par exemple, effectivement.

 

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Il était une seconde fois, non pas un petit village gaulois mais une grande ville, et bientôt un réseau de grandes villes, qui refusait de recourir aux énergies fossiles, en s'appuyant sur les expériences des écovillages, mais aussi comme ce couple qui habite à 12 km Châteauroux, luthiers, vivant avec un revenu équivalent au SMIC, avec deux enfants en bas âge, sans voiture, sur la permaculture, sur la traction animale ou les agro-carburants en production locale alliés à une alimentation majoritairement végétarienne, des protéines végétales telles que le quinoa, l'amarante, le soja se cultivaient partout, le lave-linge à pédales, le roulement à billes (Ivan Illich rappelle avec force qu'il n'existait pas au moyen-âge), les maisons en paille en auto-construction collective se montaient partout, offrant une isolation inégalée. Effectivement : l'après pétrole était bien différent de l'avant pétrole ! Mais encore fallait-il l'inventer ! Et les inventions ne sont jamais arrivées d'un simple claquement de doigts, ni d'une simple attente mystique nous permettant de fuir nos responsabilités d'adultes. Nous en remettre au mysticisme ou aux générations futures sont deux formes d'irresponsabilité. Deux formes d'immaturité. Adultes, où êtes-vous ?!

 

Quant aux élus, leurs pratiques prouvaient qu'à cette époque, mais à cette époque seulement, on ne pouvait rien attendre d'eux en la matière. Ils étaient les premiers à être contaminés par la novlangue et à la propager. Il ne fallait décidément compter que sur nous-mêmes pour relocaliser et défossiliser nos activités productives.

 

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Il était une troisième fois, des comités de quartier, éclairés. Eclairés par les contes qui précèdent, par exemple. La concertation et l'invention collective les caractérisaient. Les décisions se prenaient collectivement, après maintes discussions. Il y avait le temps pour ça, les palabres étaient de retour. La remarque désabusée d'Antoine Bevort était désormais démentie : il disait, avec justesse jusqu'à cette époque, mais seulement jusqu'à cette époque, que “la liberté des modernes est l'individualisme. Tandis que la liberté des anciens était la concertation.” La concertation était redevenue moderne. Ainsi avait été évitée la fausse solution du repli sur soi menant au chaos, comme le prônaient les survivalistes.

 

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Il était une quatrième fois, l'Economie Sociale et Solidaire, Mondragon, Longo maï, les coopératives, les SCOP : Sociétés Coopératives Ouvrières de Production. La concertation se pratiquait jusque dans le monde du travail, selon le principe “un homme une voix” ou encore après des discussions vives qui se terminaient tard le soir. Du coup les écarts de salaires étaient réduits, le chômage quasi inexistant (3% à Mondragon). Comme du temps de l'avant pétrole, en certains endroits de plus en plus répandus la vie familiale et l'activité professionnelle se tenaient en un seul et même lieu. On recommençait à travailler à la maison. L’exode urbain s’organisait à grande échelle. Et les politiques dé natalistes et intergénérationnelles se développaient spontanément.

 

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Il était une fois, une cinquième et dernière fois, un nain qui s'était barré de l'enfer de Disney et qui écoutait la radio. Le 30 novembre de l'an 2009 il entendit un reportage sur une chanteuse anglaise qui venait de battre tous les records de ventes de disques en une semaine : plus de 3 millions. À peut-être 1€ de gain par album, c'était à peu de choses près trois fois ce qu'ils gagneraient lui et sa femme dans toute leur vie.

 

Mais cette aberration n'effleura même pas le verbiage de notre journaliste : peut-être parce qu'elle et ses employeurs s'abreuvaient dans les 14€ qui restaient, en admettant qu'un album pouvait coûter 15€. Et dans le poste le nain entendit que le succès de cette espèce de crotte de kangourou tenait au fait que non seulement elle chantait bien, que ses chansons avaient de bons arrangements, mais surtout que le message qu'elle faisait passer était que “chacun pouvait sortir de l'ombre”. Un message porteur. Vendeur.

 

Ne nous y trompons pas : sortir de l'ombre signifiait sortir de l'ombre comme elle-même était sortie de l'ombre : en accédant à la notoriété. Nous sommes au cœur de la culture du self made man, ici de la self made woman, culture qui ignore les 999%o de ceux qui restent sur la touche. Une idéologie élitiste, une idéologie mortifère qui a pignon sur rue.

 

Les médias les fatiguaient le nain et Noir Charbon sa chérie. Ils en avait raz le pompon de ces références permanentes au show-biz, à l'élite, à cette vie par procuration qui nous formate, nous identifie aux célébrités, qui nous façonne pour lire Femme actuelle, Gala, Voici. Et quand tu n'es pas de leur monde, tu serais “dans l'ombre”. Et ceux qui tombent dans le panneau, le panneau de cette vie séparée déjà dénoncée dès 1967 par Guy Debord dans “La société du spectacle”, ceux-là se comptent au nombre de plus de 3 millions de gugusses en l'espace d'une semaine à acheter cet album collaborationniste.

 

Et la journaliste en déduit que c'est une grande victoire pour notre crotte de kangourou même pas chanteuse : seulement marchandise et bras armé de l'abrutissoir public. S’identifier aux célébrités, sportives ou du show-biz, c’est soutenir cette caste de super-prédateurs qui se situe en haut du panier des dominants. C’est collaborer activement à son propre asservissement. Les médias dominants sont leur principal outil de communication.

 

 

Le Schtroumpf-nain et sa Noire Charbonnette en ont marre : ils éteignent le poste et vont retrouver leur bande de potes autonomistes. Vers la vraie vie. Et chanter avec Castelhemis : “Ladies et gentleman, derrière les murs de vos cités, le carnaval est permanent.”

 

 

Ils eurent peu d'enfants, et s'ils ne sont pas morts, c'est qu'ils vivent encore.

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mésange bleue

 

* 30 mars 2010 : voir

http://survie.org/francafrique/niger/article/les-observatoires-de-sante-d-areva 


et 22 août 2010 :

http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/abandonnes-dans-la-poussiere.pdf

sauf qu'en page 63 greenpeace quémande auprès d'Areva "Areva doit, doit doit...." mais ne propose aucune action qui ne dépend que de NOUS - dommage.

 

=> merci à Dominique Guillet, lien ci-dessus trouvé grâce à sa note n° 25 de

http://www.liberterre.fr/gaiagnostic/dominique/ecolo-thermistes2.html

 

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7 septembre 2010 modifié le 8/09/2013 : voici un intéressant parallèle à faire avec l'analyse de Jean Ziegler : il s'agit d'un extrait de L'accumulation du capital écrit par Rosa Luxembourg en 1913.

http://www.marxists.org/francais/luxembur/works/1913/rl_accu_k_29.htm

 

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19 septembre 2010 vérifié le 8/09/2013 : voir le lien (et mon propre commentaire) sur

http://miiraslimake.over-blog.com/article-3727584.html


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Published by Gorge Rouge - dans roulement à billes
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commentaires

Gorge Rouge 01/07/2010 22:11


Cette lapalissade n’est pas de moi, je l’ai empruntée à un conteur.

L’info des indiens me vient de « Voies indiennes », lu il y a une trentaine d’années de cela, introuvable aujourd’hui sauf peut-être en librairie d’occasion ?

La réponse au problème que tu poses se situe ici : comment sortir de notre infantilisation et de notre déresponsabilisation à l’égard des dominants dominés ? En nous ré-appropriant notre
capacité de concertation.
Seule la concertation peut nous prémunir contre les rapports de force. La devise « diviser pour régner » s’oppose à la concertation, à la convivialité. L’autogestion, la démocratie
directe, l’économie sociale et solidaire, les cercles de paroles sont les structures émancipatrices à ré-inventer. Même les courants d’extrême gauche passent trop souvent à côté de ces
enjeux ! Voir par exemple Attac et les cafés philo - 23 mai 2010 sur ce blog ainsi que toute la rubrique palabres.

Pour te donner une idée de l'importance criante de ce chantier, je te livre un extrait de « La Haine de l’Occident » de Jean Ziegler, en poche depuis février dernier. Page 39 :

"Jean-Paul Sartre écrit : « Pour aimer les hommes, il faut détester fortement ce qui les opprime. »
Un mot est crucial dans cette phrase. Le mot « ce ». Enlevez-le et vous incitez à détester les personnes ou les nations."

Ce qui nous opprime, ce sont les structures pyramidales en haut desquelles se trouvent les dominants. Ils se cachent derrière l’étendard de l'inéluctable – leur inéluctable ! -, de l'efficacité et
la démocratie. Mais leur démocratie n’a rien à voir avec la concertation et la démocratie directe qui leur fout une trouille bleue. Il n’y a qu’à regarder l’entourloupe généralisée que constitue la
triste démocratie participative - DP - en France ! Elle a été tellement détournée depuis Porto Alegre (voir Démocratie participative et écologie également sur ce blog ) qu’elle a perdu toute
crédibilité. Si la DP a été jetée par la fenêtre, il faut dès à présent faire entrer toute forme de concertation par la porte, mais pas seulement dans les discours : dans les faits ! En
créant ou en s’invitant dans des collectifs d’habitants. Là surtout peuvent être abordés, dans les faits encore une fois, les relations ville-campagne, la préparation de l'après énergies fossiles,
l'invention d'un monde heureux pour tous. Et pas uniquement pour quelques-uns des Occidentaux.

Une autre citation de Ziegler pour finir, qui n'est pas sans rapport avec les Contes de la vie sans pétrole ni avec ce schéma mental qui nous rend incapables de toute culpabilisation, donc de toute
clairvoyance. Pages 63 – 64 :
"Décrivant la déportation haïtienne, Alfred Métraux écrit : « sans Auschwitz, les Européens n'auraient jamais su ce qu'ils avaient fait aux Africains. »"


eric 28/06/2010 23:59


Belle lapalissade en fin de dernier conte.

Dis moi Robin, as tu tiré l'info des indiens qui organisent leur vie en pensant aux sept générations à venir dans le bouquin "Les 4 accords Toltèque" ? Cette idée renvoie à l'égoisme de notre
civilisation et à son éloignement des rituels ancestraux.

En effet, quelles seront les différences et les points communs de l'avant et après pétrole. Tout dépend du virage qu'aura choisit de prendre l'humanité car avant comme après les dominants et les
dominées peuvent subsister mais espérons que le travail des dits illuminés d'aujourd'hui fera passer les solutions localo-coopéro-respecto-convivialo-sensiblo-créativo_solidaires...

a bientôt,
Eric.


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  • : Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.
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