Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 17:46

Notre civilisation, je pèse mes mots, est à l’aube de son effondrement, mais ses dirigeants, programmés pour croître, ne voient pas l’arrivée de cet effondrement et ne sont pas armés pour l’organiser.

 

Or nous avons été programmés, par eux, pour tout attendre d’eux. Où allons-nous avec tout ça ?

 

Si l’on veut regarder le verre qui va se remplir, plutôt que celui qui se vide, nous nous dirigeons vers un sursaut par en-dessous, qui vient d’autre part que là où sont nos élites, à tel point que ça ne sert à rien de s’adresser à elles : nous perdons notre temps et notre énergie.

 

C’est excessif comme point de vue : lorsque nous, les transitioneurs, sommes à même d’impulser une sortie par le haut, une résilience, l’obtention d’autorisation administrative délivrée, ou pas, par les élites, est souvent, temporairement, nécessaire. Un rapport de forces s’établit, ou plus exactement une obligation de convaincre ces décideurs de nous autoriser à instaurer des jardins partagés, par exemple, histoire de ne pas dégrader les espaces publics, même si c’est pour y planter des arbres fruitiers.

 

Ceci dit, c’est bien du bas que les solutions aux problèmes émergeront.

 

Cela me rappelle cette image trouvée dans La révolution d’un seul brin de paille : Masanobu Fukuoka (merci Laurent pour ce lien envoyé ce même jour à 23h50 juste 5 h après ma publication !) semait à la volée les graines de sa future récolte au milieu des épis de blé bientôt à maturité.

 

Les nouvelles pousses sortaient de terre avant les moissons.

 

Le temps des moissons venu, ces jeunes pousses étaient piétinées mais repartaient vaille que vaille, la rotation des cultures se faisait sans labour, sans dénuement de la terre.

 

Depuis la permaculture a découvert bien d’autres manières d’inventer des systèmes de production imitant le fonctionnement de la nature luxuriante. Nous pouvons nous nourrir abondamment, en excès, de manière à accueillir les réfugiés climatiques comme politiques.

 

La production généreuse précède nos choix politiques.

 

En situation d’abondance la xénophobie n’a pas de raison d’être.

 

L’avènement d’une nouvelle civilisation est à notre portée.

« Où allons-nous ? »  Question mille fois entendue par ces temps si particuliers : un mois avant le fameux 21 décembre 2012 des Mayas, nous avons de quoi construire un jardin d’Eden malgré, ou grâce à cet épuisement imminent des réserves fossiles.

 

37414683_e0a2e838ea.jpg

 

« Nous formons un microcosme de lucidité dans un océan de déni. »

 

Belle formule Benoît !

 http://www.avenir-sans-petrole.org/article-l-europe-face-au-pic-petrolier-112676859.html

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by gorgerouge - dans braise
commenter cet article

commentaires

Gaïa 28/12/2012 08:41

on est vraiment sur la même longueur d'onde, on a beaucoup de chose à se dire! je t'écris par e-mail

de Pontcharra 22/11/2012 08:51

tu confonds le bas et la base et le haut avec le sommet, mais à part ça ton texte tient la route.merci

Présentation

  • : Le blog de Gorge Rouge
  • : Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.
  • Contact

Profil

  • gorgerouge
  • Voir http://gorgerouge.over-blog.com/article-a-la-recherche-de-l-evidence-14-janvier-2011-65012602.html