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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 15:00

9 mars 2011 : http://www.referendumretraites.org/ 

 

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Voici un compte-rendu (subjectif) du colloque à l’Assemblée Nationale du 25 janvier 2011 et commentaires personnels :

Pic pétrolier, quelles propositions politiques pour 2012 ?

 

Préliminaires : perché dans le perchoir je n’ai pas pu prendre la parole, et de toute façon l’invitation à nous exprimer par Internet était suffisamment claire pour m’en contenter. Sauf que : où écrivons-nous nos réactions ?!!


 

Trois mots ont manqué aux débats pour qu’ils soient plus constructifs me semble-t-il :

  • arbres fruitiers, pour les deux premiers mots,

  • et embouteillages

 

Les villes en transition, largement mentionnées par Benoît Thévard, font à mon sens trop penser à des éco-quartiers qui vont installer partout des éoliennes et des photopiles, c’est à nouveau devenu un mot piégeant, lorsqu’on l’a dit on a tout dit et finalement on n’a rien dit : c’est un mot valise dans lequel chacun y met ce qu’il veut.


 

Je n’ai pas toujours dit ça sur mon blog, je sais.

 

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En revanche planter des arbres fruitiers partout, ça c’est concret, impossible de le confondre avec autre chose. Et après ou avec les arbres fruitiers vient la permaculture.


 

Et les embouteillages, pourquoi les embouteillages ? Parce que Yves Cochet, le plus pertinent à mon avis sur la rupture qui s’annonce, a beau avoir été clair, sans ambigüité, l’image des embouteillages qui, dans les années qui viennent : 2012, 2015, dates souvent citées, marquent encore mieux cette idée de rupture. Tous ces gens dans les embouteillages seront au chômage quand le prix du pétrole s’emballera : parce qu’ils ne pourront plus mettre de carburant dans leurs véhicules, et parce que l’entreprise où ils se rendent fera faillite, autant à cause de l’explosion des coûts des énergies fossiles dont elle a besoin pour produire, qu’à cause de l’effondrement de ses carnets de commande dû au krach économique généralisé qui gagnera l’ensemble de nos sociétés développées. Ce sont bien les nôtres de sociétés, les plus addict au pétrole, qui pâtiront le plus de la crise pétrolière. Cela a été dit. Les premiers seront les derniers.

 

Les intervenants, habitués qu'ils sont à s'adresser à des néophytes et à suer à convaincre de l'urgence à agir, n'ont pas suffisamment pris en compte le fait que ce soir là le public était conquis d'avance : ils auraient pu passer la vitesse supérieure sur la question du "que faire ?" au lieu de s'attarder sur le constat.

 

 

Bon. 2012 ou 2015 pour la galère, dans la mesure où elle n’aura pas été anticipée (un sursaut est possible mais avec la parabole du serpent qui se mord la queue ce n’est pas gagné : les élus n’accordent pas d’importance au peak oil, du coup ils ne jugent pas nécessaires de s’informer : 7 parlementaires présents dans la salle, bien vu Jean-Marc Jancovici !, et comme ils ne s’informent pas ils continuent de trouver le sujet sans importance…), ces deux dates entendues hier soir reposent sur des études récentes non couvertes par les médias dominants qui positivent à donf telles des autruches. Quelles études ? La Lloyds et la Bundeswehr. Merci Yves Cochet. Probablement couvertes dans le prochain n° de La Décroissance début février ?


 

Recherche Internet :

Lloyds petrol, j’ai bien trouvé une Note de conjoncture énergétique novembre 2010 mais « le fichier est endommagé et n’a pas pu être réparé » me dit Monsieur Adobe Reader, t’excuse pas surtout ! Incompétent ! Va nu pied !


 

Bundeswehr, l'armée nationale de la République fédérale d’Allemagne , en cherchant Bundeswehr petrol sur un moteur de recherche j’ai trouvé ceci, daté du 12 septembre 2010 :

La rareté de l'or noir aura des conséquences majeures sur l'économie et la diplomatie de la première puissance européenne. Le « peak oil » (pic pétrolier), ce moment où la production de pétrole va commencer à diminuer, aura des conséquences considérables sur l'économie et la politique extérieure allemande. Telles sont du moins les conclusions d'un rapport émanant du département d'analyse stratégique de l'armée allemande, récemment dévoilé par le site Spiegelonline. Une révélation que ni l'armée ni le gouvernement n'ont souhaité commenter. Ce rapport d'environ 90 pages n'est apparemment que la première partie d'une réflexion sur « les dimensions environnementales de la sécurité ».

Titre de l’article : L'armée allemande prédit le pire une fois le pic pétrolier atteint

Le pire. Rien que ça. L’armée allemande qui le dit.


Source : Le Monde

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1134597&clef=ARC-TRK-NC_01

 

pour connaître la suite il faut raquer 15€ par mois.


Sans doute plus loin découvre-t-on l’estimation du début de cette chute libre de l’après pic pour 2012 ou 2015.

 

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On savait déjà que l’AIE a annoncé fin 2010 que ce pic avait été franchi dès 2006… Voir la fin de la Lettre à Elise http://gorgerouge.over-blog.com/article-lettre-a-elise-63749334.html  : « Pourquoi se prendre la tête ainsi vous direz-vous peut-être ma chère Élise ? » et

http://gorgerouge.over-blog.com/article-apres-le-petrole-et-l-uranium-le-gaz-et-les-resistants-2-janvier-2011-64170497.html


 

Donc le pire, la rupture, ok, mais encore ? Les embouteillages me semblent pertinents.

 

Tous ces gens se retrouveront d’ici un an, trois ans, au chômdu.


 

Krach économique sans précédent. 1929 à côté : de la nioniotte. Pas de New-deal à mettre en place pour « relancer la croissance », pas d’Etat providence solvable pour nous venir en aide : la démerde, Coco ! Tu restes chez toi et TU TE DEMERDES ! C’est ça que j’aurais voulu aborder : quel avenir dans ces conditions ? Quels systèmes D et comment les promouvoir ? Les villes en transition, oui, bien sûr, mais encore ?


 

Voilà, je suis resté sur ma faim.


 

Par contre Yves Cochet était vachement content en sortant : son quotidien ce sont des parlementaires qui n’accordent aucun crédit à son discours alarmiste alors qu’hier l’assistance était acquise à sa cause… Mais justement il aurait fallu en profiter pour aller plus loin dans le concret !


 

Assurer collectivement une alimentation locale, comment faire ? Comment faire dans l’urgence ? Quelles pistes ? Comment réveiller les comités de quartier sur cette thématique ? Comment susciter les initiatives collectives ? Comment faire en milieu urbain ? (Plein de réponses sur ce blog mais hier soir ce n’était pas le sujet étonnamment.)


 

Idem pour le logement : l’isolation a été décrite comme nécessaire et urgente.


 

La santé également : tous nos médicaments et tous nos matériels hospitaliers sont fabriqués avec du pétrole ! La phytothérapie ne se réinvente pas du jour au lendemain, mais on peut s’y mettre dès à présent ! Plantez des herbes médicinales près de chez vous ! Formez-vous dans vos collectifs d’habitants ! La guérilla jardinière est-elle connue des intervenants ?


Et le vestimentaire ? Pas un mot. Etonnant. On marchait sur du velours ! La flanelle est faite de laine. Idem pour le velours (laine ou coton ou autre). Qui lance un atelier de cardage, filage, confection de vêtements en laine dans son quartier ?


 

La problématique des parisiens n’a pas été abordée non plus, je veux dire particulièrement celle de l’exode urbain. L’autosuffisance alimentaire intramuros est illusoire. 20% de production alimentaire dans la couronne parisienne. Des miettes à grignoter. Les 80% restants viennent de province. Essence hors de prix, transports des denrées alimentaires hors de prix. Et à l’heure actuelle 8,5 calories d’énergie fossile sont consommées pour produire une calorie alimentaire en moyenne.


 

Donc nos automobilistes vont retourner aux champs, mais pas forcément comme dans le temps, la permaculture est là pour nous apprendre d’autres pratiques agricoles. Les bouquins manquent. Les formations manquent. Et l’urgence est là.


 

Un ou deux éléments de compte-rendu supplémentaires : les pays producteurs de pétrole connaissent une augmentation de leur consommation. Seconde cause de raréfaction du pétrole, disponible cette fois, en plus du pétrole extrait (peak oil). Les pays non producteurs comme la France vont donc connaître une augmentation d’autant plus forte de leurs coûts d’importation. Exemple (information glanée dans la soirée après le colloque) : 300 Ferrari ont été achetées par les chinois en 2010. Et en 2009 ? Aucune.


 

Du coup si l’épuisement des dernières ressources de pétrole sont toujours confirmées à 2050, la fin des exportations de pétrole sont ramenées à 2030 !


 

Yves Cochet a prononcé cette phrase mot pour mot à propos des énergies renouvelables : « y’a pas de solution au remplacement du pic pétrolier. Y’en n’a pas ! »


Et Philippe Tourtelier,(député d’Ile-et-Vilaine (PS), vice-président de la commission développement durable de l’Assemblée nationale, en charge du suivi du Grenelle au sein du groupe socialiste, membre du pôle écologique) d’énumérer juste après lui une litanie de solutions de remplacement… Il est sourd ? Il a écouté ? Il n’a pas compris en tout cas… Dans sa bulle, dans sa tour d’ivoire.


Mieux : après avoir comme tout le monde vu les courbes d’extraction du pétrole, il dit qu’il n’y croit pas trop. Et toujours mieux, Yves Cochet pour enfoncer le clou avait dit avant lui que la rupture allait être tellement violente, subite, inimaginable en termes de répercussions sur notre quotidien (il y a du pétrole partout) qu’il s’agira, y compris voire surtout dans les pays développés de « minimiser le nombre de morts ». Philippe Tourtelier ? Imperturbable. Sourd. Dénué de toute imagination à part ses énergies renouvelables et sa technologie. Ha ! Ces socialistes !!

 

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Samedi 22 janvier j’avais échangé quelques mots avec Alfred Recours http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_Recours , ancien député socialiste, maire de Conches, qui s’investit depuis plusieurs années dans un projet de parc photovoltaïque. Je l’alerte sur le non remplacement de la puissance des énergies fossiles, de lui-même il me dit 20%. Et les 80% restants, quand est-ce qu’on s’y met pour s’y préparer ? Il m’a relancé sur ses efforts pour les énergies renouvelables, indécrottable, après trois tentatives pour le ramener sur les 80% manquants j’ai jeté l’éponge.

 

Enfin, ce colloque m'a permis de découvrir deux nouveaux sites :

http://sites.google.com/site/kamaraimo/Home 

et

http://biosphere.ouvaton.org/

 

Voilà pour l’essentiel.

 

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Published by Gorge Rouge - dans braise
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commentaires

adrien couzinier 15/02/2011 20:52


Sinon pour yoananda (désolé du délai de la réponse).

Le pic de 2006 est celui du pétrole conventionnel (le pétrole conventionnel représente 80% des carburants dans le monde).
Cette production de pétrole conventionnel est "au sommet" du pic, et donc reste constante (pas encore franchement en décroissance)

Il reste 20% des carburants mondiaux (principalement NGL, Natural Gaz Liquids - désolé du nom - des carburants liquides qui apparaissent dans le gaz après son extraction du sol) dont la production
augmente et cette augmentation permet de masquer la stagnation actuelle de la production de pétrole conventionnel.
La vraie problématique viendra lorsque la production du pétrole conventionnel rentrera en décroissance de plus en plus forte, ce qui se fera progressivement sur cette décennie. Pendant cette
période, la croissance des 20% des carburants hors pétrole conventionnel permettra de moins en moins de masquer cette réalité.
Et étant incapable de faire de la croissance économique par manque de carburants (car les carburants, c'est tout simplement les échanges commerciaux internationaux), nous connaîtront des récessions
économiques de plus en plus proches qui nous obligeront à consommer de moins en moins de carburants.
La première est arrivée en 2008.
Je parie la prochaine en 2012 et la suivante en 2015, ainsi de suite, de plus en plus proche (c'est un pari, bien entendu, je ne suis pas devin)


Gorge Rouge 17/02/2011 12:26



Yes ! Merci encore Adrien.


Le souci est que nous sommes joueurs (nous préférons attendre, attendre, attendre) plutôt que raisonnables et anticipateurs.


Ce serait pourtant si facile d'anticiper !



adrien couzinier 15/02/2011 20:34


loyd's : http://www.chathamhouse.org.uk/files/16720_0610_froggatt_lahn.pdf
la bundeswehr : http://www.spiegel.de/international/germany/0,1518,715138,00.html

(blog "oil man" de Matthieu Auzanneau - présent à la conférence -)

cordialement


Gorge Rouge 17/02/2011 12:22



ok ! Merci Adrien !



Benoît Thévard 06/02/2011 14:37


Bonjour,
Je comprends bien votre point de vue, et je le trouve pertinent. A une chose près ... le sujet du colloque était "quelles propositions politiques en 2012 ?"
Alors oui, il est normal que je m'adresse aux élus puisque l'objectif était de faire des propositions dans ce sens.
Qu'attendiez vous d'autre lors d'un colloque à l'assemblée nationale ? Si seule l'initiative citoyenne vous intéresse, il faut venir voir mes conférences destinées à la population mais pas aller
dans les lieux destinés à parler politique.
Je ne débattrai pas sur le mot résilience. C'est votre point de vue et je pense, en lisant vos mots, que nous sommes d'accord sur le fond.
Je travaille beaucoup sur cette notion et je n'ai rien trouvé qui corresponde mieux à notre besoin de préparation, d'anticipation des chocs à venir et d'organisation intelligente de notre vie.
Au plaisir d'échanger de vive voix sur ces sujets avec vous.
Benoît Thévard


Gorge Rouge 10/02/2011 18:01



Dès que l'occasion se présente je serai très heureux également d'échanger de vive voix avec vous !


Je garderai un œil attentif sur votre blog.


Cordialement,


gorgerouge



Benoît Thévard 01/02/2011 16:45


Bonjour,
Je veux d'abord préciser qu'il est délicat de tout dire sur un tel sujet en 10 minutes.
D'autre part, si la seule chose que vous avez retenu de mon discours c'est "villes en transition", alors il faudra que vous relisiez le résumé lorsque vous le recevrez. J'ai parlé de 3 niveaux
d'action et je me suis surtout attardé sur le niveau politique local.
L'initiative des villes en transition n'était que le premier niveau d'action alors résumer mon propos à cela n'est pas correct.
Je ne sais donc pas ce que vous avez cherché a faire passer comme message par cet article mais je trouve dommage qu'il ne soit pas plus rigoureux.
Cordialement
Benoît Thévard


Gorge Rouge 05/02/2011 21:03



Cher Benoît,


j'ai retenu « villes en transition » parce que c'est le seul des 3 niveaux qui me concerne, n'étant pas élu, ni au niveau local ni au niveau
européen.


Et votre compte-rendu de votre intervention au colloque, sur votre blog, me conforte dans cette position : vous concluez
par un appel aux élus, alors que c'est de mon point de vue un appel au peuple qu'il faut lancer et que je m'efforce de lancer dans les collectifs d'habitants qui m'entourent.


J'ai aussi retenu le concept de résilience, même si je ne l'ai pas mentionné dans mon compte-rendu pour la même raison que j'ai évoquée concernant les villes
en transition : c'est un mot valise qui ne dit pas ce qu'il faut faire concrètement. Je dirais même que c'est un mot piégeant dans la mesure où il peut faire penser que lorsque nous serons au
pied du mur, de toute façon nous trouverons des ressources pour mettre en place cette résilience. Le piège est de comprendre qu'il suffit d'attendre d'être au pied du mur, alors qu'au contraire
il faut anticiper si nous voulons éviter, par exemple, une famine généralisée.


Pour la rigueur dont vous me reprochez d'avoir manqué, je ne voulais pas résumer le colloque mais dire comment je l'avais ressenti, donc oui j'ai manqué de
rigueur sur le résumé qui ne m'intéressait pas, mais je n'en ai pas manqué sur mon ressenti.


Bien à vous,


gorgerouge




p { margin-bottom: 0.21cm; }


yoananda 27/01/2011 13:13


J'essaye de sensibiliser les gens au peak oil, mais quelque chose me gène : apparement on l'a déjà franchi, depuis 2006. Et pourtant, tout continue comme avant, comme si de rien n'était. Alors ? ne
serait-on pas en train d'exagérer ? j'ai du mal a répondre à cette question, et je pense qu'elle est légitime.


Gorge Rouge 30/01/2011 13:57



Bonne question effectivement !


« J'ai du mal à répondre » dis-tu : cela signifierait que tu as quand-mêmes quelques pistes, non ?


Ma réponse serait celle-ci, en deux arguments.


D'abord le temps. Tu oublies le temps Yoananda : la production de
pétrole a mis 200 ans à atteindre son maximum, une chute verticale de cette production signifie 20 ans, 10 ans peut-être. Peut-être même 5 ou 6 ans ! Mais « tout de suite » comme on dit
en Normandie ça ne fait que 4 ans et demi. Nous sommes au tout début de la chute. Une pente douce qui peut se « verticaliser » d'un mois à l'autre.


Et même si nous atteignons, en France, la fin de toute importation de pétrole en 2030 comme je l'explique dans suite
colloque pic pétrolier http://gorgerouge.over-blog.com/article-suite-colloque-pic-petrolier-du-25-janvier-2011-65849443.html, la courbe sera
vraiment verticale au regard de sa phase ascensionnelle !


Pour terminer sur cet aspect temporel, «  tout continue comme avant, comme si de rien n'était » écris-tu. Pour toi peut-être, mais pas pour tout le
monde ! Les premières victimes de cette pente encore douce existent bel et bien, et même en France : certains refusent des emplois qu'ils auraient acceptés avant parce que leurs déplacements en
voiture leur coûteront plus cher. Sans compter le coût de la vie qui augmente inexorablement, et depuis avant 2006 : depuis l'arrivée de l'euro. Un power-point circule sur Internet, qui décrit
cette explosion des prix, plus de 100% de hausse pour de très nombreux produits de base, quand ce n'est pas 150% ou davantage. Des produits de base ? Que les plus pauvres consomment (nourriture,
pain, baguette...). « Les pauvres n'ont pas d'argent mais ils sont nombreux » dit l'adage cynique. La pauvreté commence à exploser et explosera rapidement partout, les prix des matières
premières énergétiques (raréfaction surtout) et alimentaires (spéculation surtout) exploseront également.


 


Ensuite les causes de cet aveuglement. Les pouvoirs économique, politique, médiatique, sont soudés autour
d'une idée centrale aux multiples expressions : il faut rassurer les marchés, le monde dans lequel nous vivons est le meilleur (des mondes), il n'y a pas d'alternative, les effets collatéraux
sont masqués et les tentatives de les dénoncer sont tues.


Encore ?


« La façon dont les citoyens des pays riches vivent actuellement est
dans l’ensemble, moralement acceptable. »
Selon Thomas Pogge, cette situation est le « préjugé préféré » de tous ceux qui vivent dans le monde occidental.


Encore ?


Il faut arrêter de nous culpabiliser. Une presse optimiste d'un côté (la pub), faite de faits divers qui nous échappent de l'autre (les meurtres les plus
sordides, l'émotion faite de curiosité malsaine), se vend bien.


Les faits divers font diversion (Bourdieu).


Encore ?


Les citations sur le blog de Mi
iras limake


Etc.


 


Et enfin « les marchés » font et feront tout pour s'en foutre plein les fouilles jusqu'au bout : lorsque la panique sera là ils ne gagneront plus
une seule cacahuète, ils dégringoleront les premiers. Donc pour le moment ils régulent tant bien que mal les cours du pétrole dans la mesure où ils peuvent encore le faire, ils ne veulent pas
tarir la source de profits, mais la raréfaction croissante leur donnera de moins en moins de poids sur cette régulation, autrement dit la part de profits qu'ils prélèvent sur le coût à la pompe,
même si elle se met à diminuer fortement, sera compensée un jour ou l'autre par l'augmentation du coût dû : aux difficultés croissantes d'extraction, et à la baisse des exportations des pays
producteurs.


5 février 2011 : une autre réponse à votre commentaire se trouve dans le mensuel La Décroissance, en kiosque
jusqu'au 1er mars. Voir l'article de Clive Hamilton en page 10.



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  • : Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.
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