sources documentaires

Vendredi 14 mars 2008

Ce document est précédé d'un texte personnel : Sept générations rangé juste au-dessus de celui-ci.

Trouvé sur :
http://terresacree.org

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J'ai longtemps réfléchi à ce problème, et je continue encore. Voilà ma réflexion :
 

source icônographique :  http://membres.lycos.fr/jardinier95/photoalbum11.html

 

Faire moins d'enfant me paraît nécessaire, voire vital, nous savons où mène la surpopulation d'une espèce.
 
J'ai rencontré des parents qui en faisaient pour les alloc...pour le plaisir...pour faire comme tout le monde, parce que Dieu l'a demandé aussi, ou tout simplement sans se demander pourquoi, et sans savoir s'en occuper ou même les élever. D'autres semblent en faire un élevage, certains en font une source de revenus unique ou supplementaire ; ça se loue, ça se vend, ça s'utilise, ça peut aussi s'abandonner ou ça se tue, ça dépend.
 
Alors, nous ne sommes pas prêts d'arrêter d'en faire, et l'espérance de vie continue de grimper.
 
Nous sommes à la croisée des chemins entre le soleil vert et le meilleur des mondes.
 
Tanka, 14 juin 2008

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 Surpopulation : la vraie vérité qui dérange.

Faire des enfants tue, tue la planète.

Homo sapiens est la pire espèce invasive.

 

La page du livre :

http://web.mac.com/jdelacre/Enfants/enfants.html

 

L’acquérir en ligne : (livraison économique et immédiate)

http://www.amazon.fr/Faire-Enfants-Surpopulation-Tarrier-Michel/dp/2842744403

 

On en parle :

  http://biosphere.blog.lemonde.fr/2008/05/01/475/ 
 
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Surpopulation mondiale : on fait quoi? (Donnez votre avis)‏

 

De :  Terre sacree (vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : dim. 02/11/08 21:46
À : gorgerouge@hotmail.fr

Surpopulation mondiale
On fait quoi?
(extraits)
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Population Mondiale : quand les humains se marchent dessus. Il est temps d'AGIR

Le nombre d'individus ne cesse de croître et les scientifiques estiment que le cap des 7 milliards d'êtres humains sera atteint en 2012-2013 ; autrement dire 'demain'. Il serait temps de se pencher sur le problème de surpopulation avant qu'il ne soit trop tard...

Récapitulatif de l'histoire de la croissance démographique
 
 10 000 ans avant JC, la population était estimée entre 1 et 10 millions d'individus.

 En 1804, elle avait atteint le cap de 1 milliard de personnes.
 En 1930, elle était de 2,07 milliards.
 En 1970, elle passait à 3,690 milliards.
 En 2005, la population mondiale était de 6,5 milliards.
 Si les choses continuent comme cela, on estime la population mondiale en 2050 à 9,075 milliards.
 
 
Réflexion au sujet de l'évolution de la croissance démographique mondiale
 
 C'est au siècle dernier que l'avancée dans le domaine de la science a permis la création des moyens de contraception. Et en même temps que la maîtrise des naissances, l'avancée de la médecine permettait une mortalité infantile moins importante ainsi que le rallongement de l'espérance de vie. 

Déjà plus de 6 milliards d'êtres humains qui ne parviennent pas à vivre ensemble sur la même planète, qu'en sera-t-il lorsqu'il n'y aura plus suffisamment de place et de ressources naturelles pour tout le monde?  
Avant qu'il ne soit trop tard, il est de notre devoir d'AGIR !

 Esquisses de solutions envisageables
- Contrôle réel des naissances partout dans le monde
- Généralisation mondiale de l'accès aux moyens de contraception (et ce malgré le religion... pas facile... )
- Campagnes mondiales d'information sur le sujet
- Mise en place d'organisation internationale de la démographie mondiale (organe indépendant et neutre)
http://citizenjournalism.blogs.
 
2 rapports Meadows, celui de 1972 et celui de 2002 dont vous pouvez trouver les résumé ici :
http://www.societal.org/docs/cdr1.htm et http://www.societal.org/docs/cdr2.htm  La seule solution pour sauver la planète (et "nous" sauver par la même occasion), passe par une réduction drastique de la population: volontaire ou involontaire.

AJ Holbecq



17 août 2008 :

"Un des plus graves problèmes du monde est sa surpopulation"
Dalai Lama

En 50 ans d'existence (1950-2000), nous sommes passés de 2.5 Milliards à 6,5 Milliards d'êtres humains sur Terre.

Pour l'instant, seule la Chine a le mérite de chercher des solutions, même si l'actuelle est controversée.

Entre la politique politicienne, les religieux qui se réfèrent à l'injonction biblique "croissez et démultipliez-vous ", les pauvres qui enfantent pour avoir un bâton de vieillesse,... trouverons-nous des solutions pour atténuer les souffrances (manque de ressources, pollutions accrues, agressivités occasionnées par les promiscuités grandissantes,...) qu'occasionnerait inévitablement une surpopulation éfreinée ?

Tous ces religieux qui voudraient interdire contraception, avortement, ... n'arrangeront pas les choses.

Même les loups (nous leur serions prétendûment supérieurs) maîtrisent la croissance de leurs naissances.

Ne serait-il pas suicidaire à long terme de ne pas réfléchir courageusement, sérieusement, aux risques que nous fait encourir cette épée de Damoclès et à des solutions préventives ?

Eveilleur
sur :
http://www.forumfr.com/


7 septembre 2008 :


Ce sujet semble tabou, très délicat à aborder ethiquement parlant car l'humanisme et les droits de l'homme et les religions interdisent de parler de régulation de naissances. Cependant la planète va être incapable de nourrir de telles populations et déjà la demande de nourriture supplémentaire fait décoller les prix ! On ne parle même pas des énergies dont les prix montent à la veille de la raréfaction du pétrole et du gaz. Ce problème sera le défi de ce nouveau siècle, pour ma part un défi insurmontable associé à la désertification qui s'accentue au fil des ans suite au changement climatique ou alors très meurtrier si les populations commencent à se déchirer pour survivre.

Sur forum :
http://general.jepolitique.com source icônographique : http://www.humanitude.asso.uvsq.fr/Le-Potager/News

Réduction de la population mondiale : faire face à l’inévitable
Si l’on regarde au-delà des inquiétudes à court terme qui ont empoisonné les débats sur la population au niveau politique, il apparaît de plus en plus clairement que la viabilité de la civilisation à long terme nécessitera non seulement une stabilisation du nombre d’êtres humains, comme on l’a estimé, sur les 50 prochaines années, mais également une réduction colossale à la fois de la population et de la consommation. La tension grandissante entre deux tendances apparemment irréconciliables est devenue de plus en plus visible ces 50 dernières années. D’un côté, les projections démographiques modérées à conservatrices indiquent que le nombre d’habitants sur la planète atteindra, presque avec certitude, 9 milliards, peut-être plus, d’ici le milieu du 21ème siècle. De l’autre, des estimations scientifiques prudentes et de plus en plus fiables laissent entendre que la capacité de charge de la terre à long terme, à un niveau de vie qui pourrait être défini comme allant de "adéquat" à "modérément confortable", selon les standards des pays développés, pourrait ne pas dépasser deux ou trois milliards. Cela pourrait être considérablement moins, particulièrement si le style de vie de référence (niveau de consommation) auquel les gens aspirent se rapproche de celui des Etats-Unis.
Lire la suite :
http://www.delaplanete.org/Reduction-de-la-population.html

La surpopulation mondiale et l’agrocarburant faminogène (1)

Mardi 6 mai 2008

par Guillaume

Les défis auxquels l’homme devra faire face en ce 21e siècle menacent la survie même de l’espèce humaine. Rien que leur énumération donne la chair de poule : le réchauffement climatique, la désertification (2), la pollution de l’air, de la terre et de l’eau, la pénurie d’eau potable, la surpopulation, la disparition du pétrole en 2040, le gaz et l’uranium en 2050, la pénurie de matières premières, les guerres religieuses et le terrorisme religieux au nom de Dieu, d’Allah, de Mahomet, de Jésus et tous les autres gourous qui rendent les gens « fous ».

L’énumération de ces diverses catastrophes qui menacent la planète entière, qu’elles soient naturelles ou provoquées par l’homme, nous fait penser que la deuxième moitié du 21e siècle risque d’être apocalyptique.

On aurait dû pratiquer le « malthusianisme » (3) depuis au moins cinquante ans, pour éviter la surpopulation, cause « principale » des catastrophes actuelles, afin de sauvegarder assez de matières premières et d’énergies non renouvelables pour les générations futures. Mais comment faire une politique démographique restrictive avec les curés, les imams, les rabbins, etc., tous opposés à la contraception, préférant que les enfants meurent de faim, plutôt que d’empêcher leur naissance ?

Le 3e Congrès du WWF admettait déjà en 1973 que l’explosion démographique était la cause principale de la crise de l’environnement et affirmait sa conviction que tous les gouvernements avaient le devoir d’envisager les mesures à prendre sur le plan mondial pour stabiliser et finalement ramener la population humaine à un niveau adapté à la capacité de charge des terres et des océans. Ces mesures devaient être prises de toute urgence, non seulement en vue d’assurer la conservation des ressources naturelles, mais également pour permettre à l’humanité de jouir d’une qualité optimale de vie (4). Rien de cela ne s’est réalisé.

Chaque jour il y a environ 400.000 personnes en plus sur la terre et la population actuelle de 6,5 milliards d’êtres humains s’accroît chaque année de plus de 80 millions de personnes. À ce rythme, on estime qu’en 2050 il y aura 4 milliards d’êtres humains en plus. La population de l’Inde a dépassé le milliard d’habitants et s’accroît chaque année de 19 millions de personnes. En un an l’Inde s’accroît de plus d’habitants que la population totale des Pays-Bas, pays surpeuplé de presque 17 millions d’habitants.

La France elle-même fait une politique de natalité. C’est une politique dangereuse et irresponsable. Le chanoine Sarkozy s’est vanté de l’accroissement démographique en France dans son interview à France 3 le 21.4.2008. Est-ce que la France avec une population de 64.473.140 personnes (1.1.2008-Wikipedia) n’a pas assez d’habitants ? Le président de tous les croyants catholiques, Sarkozy, veut-il que la France devienne « Hong Kong » et que les bidonvilles s’agrandissent ?

Si l’on ne veut pas comprendre que la population au lieu d’augmenter doit diminuer, il n’y a aucun espoir de voir la situation dans le monde s’améliorer. Comment l’Inde pourrait - elle trouver le nécessaire pour entretenir chaque année 19 millions de personnes en plus ? Chaque année les terres cultivables se rétrécissent tandis que la population augmente. L’Inde, contrairement à la Chine, n’a aucune politique de planning familial pour la population, malgré sa situation démographique désastreuse.

Le Cirad (6) estime que 40 % ou 5,2 milliards d’hectares sur 13 milliards de terres émergées sont menacées par la désertification (7). La Chine avec sa population de 1,3 milliard d’habitants a perdu 2,6 millions de km² de terres désertifiées, soit 27,3 % de la superficie totale de son territoire.

On considère qu’en 2040 il n’y aura plus de pétrole alors qu’il intervient dans la fabrication de quelques centaines de produits indispensables. Beaucoup de ces produits disparaîtront. En 2050, il n’y aura plus de gaz ni d’uranium (énergie nucléaire). Les pénuries se feront sentir évidemment bien plus tôt et la guerre pour l’énergie s’amplifiera.

On a cru que la biomasse allait remplacer le pétrole et le gaz, après la première crise pétrolière en 1973. Les écolos voyaient d’un bon œil ces énergies dites renouvelables appelées agroénergie, agrocarburants, biocarburants, bioéthanol, biodiesel, biogaz, biométhane, etc. fabriqués avec de la nourriture humaine ou animale (palmier à huile, betterave, colza, soja, tournesol, canne à sucre, orge, maïs, seigle, riz, etc.). Il n’a pas fallu longtemps pour constater que les agrocarburants ne sont pas du tout la solution à nos problèmes énergétiques futurs, ni à nos problèmes de pollution ou de CO².

La Fédération Internationale des Amis de la Terre (groupe du Sud) déclare que les « agrocarburants sont une catastrophe écologique et sociale ». L’Europe a décidé de continuer sa politique en matière de biomasse édictée par la directive 2003/30/EC, malgré les signes alarmants de famine dans le monde. La flambée des prix des denrées alimentaires a créé des émeutes violentes en Égypte, en Indonésie, en Mauritanie, au Cameroun, etc.

On ne peut détourner la nourriture humaine et animale, à l’usage de biocarburants, sans une flambée des prix dans le secteur alimentaire et sans augmenter la famine dans le monde. Ce que le moteur consomme n’est plus disponible pour l’homme ou l’animal. Actuellement, des millions d’hectares de terrains agricoles sont déjà confisqués pour alimenter les usines d’éthanol. En Chine, il faut 2400 litres d’eau et en Inde 3500 litres d’eau pour produire un litre d’éthanol à partir du maïs, alors que la moitié des habitants sur Terre seront probablement sans eau dans environ 30 ans.


                   Toilettes sèches - Source : http://generationsfutures.chez-alice.fr/vertueux/heol.htm


La famine augmentera rapidement à cause de tous les facteurs néfastes qui se conjuguent :

1° la désertification continue chaque jour (moins de terres cultivables et moins de forêts) ;

2° l’utilisation scandaleuse des terres agricoles pour les agrocarburants ;

3° l’augmentation dramatique de la population humaine ;

Les climatologues et autres savants organisent régulièrement des « colloques internationaux ». Ce qui est le plus frappant, c’est que ces savants laissent complètement de côté le problème essentiel, cause principale de la destruction de la nature, de la surchauffe climatique, de la disparition des forêts, etc., à savoir : la démographie galopante, la surpopulation. Non seulement ils devraient pousser un cri d’alarme et inviter toutes les nations à faire du planning familial à l’échelle mondiale pour enrayer l’accroissement démographique catastrophique, mais aussi exhorter les politiciens à prendre des mesures tendant à réduire la population mondiale au lieu de la laisser augmenter de façon criminelle (nouveau-nés qui meurent de faim).

On sait combien certains milieux essaient de minimiser le problème de la surpopulation qui détruit notre écosystème et donc notre planète. Il faut croire que l’on ne peut pas aborder la vraie cause de l’apocalypse qui s’annonce et à l’ONU la « croyance » l’emporte sur la « science ».

Seule une diminution draconienne de la population mondiale permettra de récréer des espaces naturels, pouvant servir à l’agriculture, au reboisement, etc. Il ne sert à rien de parler de notre environnement si l’on accepte encore des milliards d’êtres humains en plus. Les écolos ne parlent jamais du problème de la surpopulation, cela semble tabou.

On dit qu’on doit moins polluer, moins consommer, moins se chauffer et porter un gros pull, isoler son toit, faire moins de kilomètres en voiture, mais à quoi tout cela sert-il s’il y a chaque année 80 millions d’habitants en plus pour augmenter la consommation et la pollution ? Les religions ont une attitude criminelle dans le problème de la surpopulation mondiale. Comment arrêter la famine, alors que la population augmente, que les terres cultivables se désertifient de plus en plus, que des millions d’hectares de terres destinées à l’alimentation humaine sont utilisées à des fins industrielles pour la production d’éthanol ?

Mais que faire s’il faut renoncer à l’agrocarburant ?

Tous les pays qui ont les moyens matériels et ceux qui ont aussi les savants nécessaires devraient mettre ces moyens ensemble pour la création d’un gigantesque laboratoire international de recherche en matière d’énergie renouvelable, chargé de trouver de « nouvelles énergies durables » qui peuvent remplacer le gaz, le pétrole, l’uranium. Cette énergie ne peut être créée à l’aide des denrées alimentaires animales ou humaines, cette pratique étant faminogène. Il est temps, il est urgent que les politiciens agissent parce que ce n’est pas le « Dieu » mythique qui nous sauvera de l’apocalypse, il n’a jamais apporté à une population affamée ne fut-ce qu’une seule « tartine ».

Guillaume

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1. Néologisme que j’ai formé par « famine » et le grec « gennan » (engendrer).

2. Selon la Convention des Nations Unies, le terme « désertification » désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines.

3. Le malthusianisme est une politique prônant la restriction démographique, inspirée par Thomas Malthus.

4. 5.10.1973- 3e Congrès international du World Wildfife Fund (WWF) sur le thème « Toute vie sur Terre. » Voir ici.

6. Centre de Coopération internationale en recherche agronomique pour le développement. (Wikipedia)

7. Selon la Convention des Nations Unies le terme « désertification » désigne la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines.
Source :
http://www.fairelejour.org


 

Par Gorge Rouge
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Jeudi 6 septembre 1984

Merci à Jacques Prades pour m'avoir envoyé ce document le 14 octobre 2009, accompagné de ce mail :

"Bonjour,

Cet article est un peu ancien* et il a été depuis actualisé. Vous pouvez consulter le site de CERISES et le dernier article actualisé sur Mondragon est "Quand la raison économique dérape...". Evidemment, il ne dit pas tout à fait la même chose car il n'a pas été écrit dans les mêmes conditions...(vous l'avez ici en attaché).
En revanche, je ne suis pas du tout d'accord avec l'article sur MCC extrait de la publication suisse : il s'agit d'articles de journalistes qui ne se rendent jamais sur les terrains, donc de deuxième main, et qui confondent la réalité avec ce qu'ils veulent voir. Pour faire court, l'expérience de Mondragon n'est pas d'autogestion.
Cordialement, jacques prades"

* article sur Mondragon publié dans "Produire de la richesse autrement", collectif, 2008, éditions CETIM

Polonnaruwa, Sri Lanka - Source : http://www.weltbilder.cc/details.php?image_id=171&sessionid=28198c292d82a1ccca8c7dc9fc116dad

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sous la direction de Nicolas Amadio,

Les entreprises sociales en Europe

ABI Editions

 

Quand la raison économique dérape…

le pragmatisme coopératif.

Organisation et stratégie de La « Mondragon valley »

 

Jacques Prades

CERISES - Université de Toulouse 2 - Le Mirail

 

 

« Le Fédéralisme politique, c’est la division des grands pays européens en régions autonomes dont chacune correspond à un caractère géographique, économique et culturel particulier »

J. Ellul et B. Charbonneau - Directives pour un manifeste personnaliste

 

 

Le complexe coopératif de Mondragon (1), parce qu’il assure une rémunération du travail supérieure aux salaires espagnols pour un même poste de travail (environ 15 %), parce qu’il permet la constitution d’une épargne des ménages (épargne forcée comme celle de Lagun Aro ou libre) et que l’investissement des coopératives est financé en large partie sur des ressources internes, est une réponse micro-économique à la crise financière mondiale que nous traversons. Car cette crise financière résulte d’une rupture d’un nouveau mode de croissance du capitalisme qui ne lie plus salaire et investissement par le biais de la productivité, négocié au niveau de la branche à l’intérieur d’un cadre national, mais investissement et épargne, négociés au niveau de l’entreprise, très fortement dépendant du marché des capitaux et de la possession de titres au niveau international. Aujourd’hui, la compétitivité joue le rôle qu’assumait hier la productivité, dans cette analyse (Aglietta, 1998).

Cette réponse coopérative micro-économique est indissociable d’un mode de gestion et de stratégie. En effet, les rémunérations dépendent des coopérateurs, l’épargne est fonction du revenu perçu et l’investissement ne peut pas faire appel directement au marché financier puisque les coopératives ne sont pas (au moins directement) côtées en bourse.

Afin de mieux comprendre les particularités de l’expérience de Mondragon dans cette situation, nous allons d’abord évoquer quelques éléments contextuels (section 1), ensuite diviser l’histoire de ce groupe en fonction de trois modèles (section 2) pour permettre une lecture plus approfondie de la structure fonctionnelle de MCC, de sa direction et de sa stratégie (section 3). (2) 

 

Mondragon est composé d’environ 120 coopératives de tous secteurs d’activité, notamment une forte dominante industrielle, qui sont majoritairement situées sur le même lieu, le pays basque espagnol.

Le complexe offre plus de 70 000 emplois. La région, qui englobe le village de Mondragon, connaît un taux de chômage d’environ 3%, contre 7% dans le pays basque Espagnol et 11% en Espagne. Ces chiffres de 2006 précèdent la crise financière qui va frapper de plein fouet ce pays (parce que le taux d’épargne des ménages en Espagne est faible, les salaires bas et l’endettement public faible, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’ « amortisseur »).

Dans le complexe coopératif de Mondragon, le salaire minimum y est plus élevé que le minimum Espagnol ; le syndicalisme y est inexistant et interdit par les statuts pour les coopérateurs ; le licenciement d’un coopérateur est difficile pour les coopératives de Mondragon, bien qu’actuellement, un coopérateur mis à pied, ait mis une coopérative au tribunal. L’équilibre géographique et spatial est assez exemplaire dans cette région.  En vingt ans, le nombre d’emplois a été multiplié par 4 : le nombre de coopérateurs du seul Mondragon est à peu près l’équivalent du nombre total de salariés des Scop en France.

 

 

Section 1. Le contexte géo-politique

 

Retenons du contexte géopolitique du complexe coopératif de Mondragon trois facteurs clés :

A. Le premier facteur tient  à la dynamique politique. Le pays basque espagnol est un terreau de luttes politiques qui ne s’est jamais tari avec le franquisme. Si cette lutte est maintenant moins frontale, la dimension politique de l’expérience des coopératives ne s’est jamais démentie. En témoigne la fermeture des coopératives lorsque les coopérateurs revendiquent le rapatriement des détenus autonomistes dans le pays basque : des hordes de basques, photographies de leurs proches sur un panonceau, en silence et immobiles, bordent les routes nationales sur des kilomètres. En témoigne encore, le financement de l’apprentissage de la langue basque dans les ikastolas par les coopératives qui n’a jamais été interrompu, y compris durant la période franquiste, marquée par l’obligation de parler castillan. En témoigne enfin l’existence de villages et de villes d’importance moyenne qui ne sont pas encore tractés par le tourisme (ce qu’on ne trouve plus dans le sud de la France ou dans les régions touristiques) : l’élevage prédomine, ce qui est expliqué par l’existence persistante de propriétés communales. Cette proximité d’un territoire fortement industriel, de belles plages et de prairies d’élevage est assez frappante, et montre que le prix élevé du foncier n’a pas eu de fortes incidences sur l’élevage. Cette remarque n’est pas sans rappeler le contexte de naissance des premiers mouvements coopératifs dans les années 1830 en France (le fameux mouvement des « enclosures » qui a mis fin aux biens communaux). Cette région est donc caractérisée par une cohabitation entre plusieurs formes de territoires.

On aura compris que dans la bataille qui opposa R. Owen aux Déclarations du IVème congrès coopératif de 1832 qui revendiquait « la neutralité politique », les coopérateurs basques n’ont pas abandonné la lutte politique, même si elle n’a pas d’importance explicite dans les choix stratégiques de MCC. Cette non neutralité politique est renforcée par le « ninisme » dont se nourrissait le prêtre Don José Arizmendiarrieta (ni libéralisme - ni collectivisme ou encore ni gauche - ni droite), qui le rapprochait du personnalisme français. Ce mouvement des années trente permet de comprendre la philosophie de Mondragon (3). En rapprochant cette expérience des propos de Denis De Rougemont, personnaliste suisse, on peut mieux comprendre le régionalisme basque et le lien qui unit coopérative d’une part et autonomie et fédéralisme d’autre part, illustré par les Directives pour un manifeste personnaliste de J. Ellul et B. Charbonneau. Trois principes guident ce rapprochement : la primauté de la personne sur l’individu, la subordination de la production à la consommation et la décentralisation de l’Etat. (4)

 

B. Le deuxième facteur est que l’essentiel de l’histoire de MCC n’obéit à aucune théorisation idéologique mais à quelques principes qui se sont forgés pragmatiquement. Il en est de la création de la Caja Laboral qui répond au besoin d’un outil financier autonome et propre aux coopératives, de la création de Lagun Aro qui résulte du refus de la sécurité sociale espagnole d’assurer des ouvriers-patrons ou encore des écarts de « salaire » après 1971 qui s’élargit pour limiter le départ des directeurs des coopératives. Si le catholicisme ne joue plus aucun rôle dans les décisions des coopérateurs, le Président du Conseil recteur de Fagor prétend toujours qu’il existe « une volonté de ne pas laisser des gens sur le bord du chemin ». Il s’agit moins d’une morale, au sens d’un devoir, que d’une éthique, au sens d’une conviction ou même d’une posture. Cette posture est assez proche de celle qu’évoque J.Ellul lorsqu’il parle des quatre règles de l’honneur qu’il s’assigne : ne pas se mentir, ne pas mentir aux autres, avoir la main tendue et être inflexible devant les puissants.

 

C. Le troisième facteur essentiel de l’expérience de MCC est que « la production de collectifs » dépasse largement le cadre de l’entreprise. On en veut pour preuve l’usage toujours actuel des sociétés de repas collectifs autour de tablées de 20 à 30 copains, de l’élection des coopérateurs à la gestion des principaux villages avoisinants ou encore le sentiment d’appartenance dont témoignent les habitations qui partagent les trois couleurs symboliques du pays basque : le rouge basque, la croix blanche du catholicisme et la croix verte de Guernica. MCC n’a pas créé le collectif : les coopératives sont insérées dans une culture existante mais elles permettent de résister à la pression de l’individualisme.

 

Ces considérations générales sont à l’opposé de toutes formes de prosélytisme, au sens où les coopérateurs chercheraient à rallier à leur cause. Il s’agit d’un sentiment plutôt inverse, celui de se protéger contre l’envahisseur ou d’avoir au sein de « la mondialisation » une place respectée.

 

Section 2. Trois modèles économiques dans l’histoire de Mondragon

 

On peut découper l’histoire de ce complexe coopératif en trois phases qui correspondent à la suprématie d’un type de modèle.

 

1956-1970 : Mondragon, un complexe gravitaire

 

La première période est caractérisée par la construction d’un complexe gravitaire, composé de coopératives créées autour d’un noyau dur initial de coopératives industrielles : Ulgor et Arrasate. Les autres coopératives s’agrègent  par complémentarité fonctionnelle.

 

Dès 1943, Arizmendiarrieta crée une école professionnelle. Selon lui, « il faut socialiser le savoir afin de démocratiser le pouvoir ». C’est de cette école que sortiront les cinq premiers coopérateurs.

 

Entre 1955 et 1957, ULGOR crée une division électronique.

En 1958, les salariés associés sont exclus du système général de la sécurité sociale, par ordre du ministère du travail, qui reprochait aux coopérateurs de Mondragon de n’appartenir à aucune des règles de la sécurité sociale Espagnole. Peu après, Lagun-Aro, un organisme de sécurité sociale, voit le jour.

 

En 1959, une société coopérative de crédit (la Caja Laboral Popular) doit assurer le développement coopératif. Il s’agit d’une caisse dont la vocation est de financer les coopératives de Mondragon (Ulgor, San José - première coopérative de consommation…) car aucune banque ne s’y intéressait.

 

Toutes ces coopératives reposent sur la même architecture de financement :

- Lorsque qu’un travailleur associé rentre dans la coopérative, il perçoit une avance sur travail d’un peu plus de 1000 € mensuel. Il verse environ 12 mois de salaire à la coopérative, soit aujourd’hui, 12 958€. Cet apport est définitivement acquis par la coopérative et définitivement perdu par le coopérateur. 75% de cet apport donne lieu à des intérêts qui seront restitués au moment du départ du coopérateur.

- Jusqu’en 1971, l’Etat verse l’équivalent aujourd’hui de 25 000 € au titre de la création d’emploi.

- Pour assurer le poste de travail, il reste 70 000 € avancés par la Caja Laboral en termes de prêt.

Le poste coûte donc un peu plus de 105 000 € dans l’année, dont 70 000€ sont avancés en termes de prêt par la Caja Laboral, 25 000€ versés par l’Etat contre le chômage et environ 13 000€ par le travailleur lui-même, soit 10% du coût salarial annuel sur le poste.

 

Les excédents donnent lieu à des intérêts qui seront également restitués au coopérateur à son départ de la coopérative. Les « avances sur travail » ne sont pas des salaires, ce qui signifie qu’il n’y a pas de rapport salarial. A chaque fin d’année, a lieu une rectification en fonction des excédents de travail réalisés : les avances sur travail fixées sont ajustées en fonction des résultats de chaque coopérative ; cet élément est important car il explique pourquoi les coopérateurs eux-mêmes décident des avances sur travail, et non les directeurs de coopératives.

 

La banque créée en 1959 (Caja Laboral) collecte des sommes considérables, qu’elle rémunère à des taux faibles. Elle a pour vocation de gérer les créations de coopératives et sert de dépôts pour tous les coopérateurs.

 

Le complexe Mondragon connaît une croissance très forte de ses coopératives durant cette période, notamment autour du travail du fer, cœur de métier de Mondragon, à partir duquel s’agglomèrent les autres coopératives.

 

En 1964, le groupe Ularco est né, il est l’ébauche de ce que deviendra la Mondragon Corporacion Cooperativa (MCC). La coopérative-mère Ulgor est éclatée en plusieurs départements, dont Fagor Electronica, puis en 1967, Fagor Ederlan, association qui constitue Ularco.

L’idée que la coopérative fonctionne mieux si elle ne dépasse pas une certaine taille (en moyenne 300 coopérateurs) devient de plus en plus prédominante, ce qui conduit à l’application d’une stratégie de « marcotage » : la croissance se fait par démultiplication des plans pour faire en sorte que les coopératives maintiennent une taille minimale.

 

En 1970, Ularco est une association qui fédère 40 coopératives. Le terme Holding est complètement inadéquat pour Mondragon car il n’existe pas de maison-mère qui détient financièrement les coopératives, mais une association (de type Loi 1901) qui est liée aux coopératives au travers de contrats non financiers.

 

Dès 1964, les différentes coopératives créées génèrent des produits à forte valeur ajoutée (coopérative d’automatisme, de vente de technologies…).

 

A cette époque, le complexe n’est pas encore ouvert aux marchés internationaux, réalisant moins de 7% d’exportations, un chiffre expliqué par des frontières très protégées sous le pouvoir franquiste.

 

L’évolution de l’emploi y est assez fulgurante. Par ailleurs, l’enseignement et la recherche constituent la pierre angulaire de ce complexe. Mondragon financera toujours l’apprentissage de la langue basque (à l’époque où le basque est interdit).

En 1966 est créée ALECOOP, une coopérative qui s’occupe du financement des études de l’école de Mondragon. ALECOOP ne travaille qu’avec des étudiants coopérateurs qui ont la possibilité de travailler les matins et d’aller à l’université coopérative les soirs. L’université coopérative de Mondragon est financée soit par des étudiants qui paient leur droit d’entrée, soit par ALECOOP qui ne travaille qu’avec des étudiants coopérateurs. 

 

1971-1990 : Passage au modèle en districts

 

Bien que cette stratégie ait été pensée un peu avant, cette époque est caractérisée par le passage du modèle gravitaire au modèle en districts. Ce concept de « districts industriels » est apparu en Italie durant ces années soixante-dix pour caractériser des dispositifs qui tiennent au plan économique, par la présence de petites entreprises qui s’insèrent avec succès dans le marché mondial grâce à une industrie spécialisée. G. Beccatini reprend l’expression, empruntée à A. Marshall. Il repère deux caractéristiques des districts :

- sur le plan du fonctionnement social, le DI se caractérise par un système culturel de valeurs partagées qui permet de circonscrire les conflits d’intérêts au sein du système de petites entreprises qui mélange concurrence à l’extérieur et coopération à l’intérieur.

- sur le plan technico-économique, le DI se caractérise par un maillage serré de petites ou moyennes entreprises techniquement articulées entre elles qui contribue collectivement à une production spécifique.

Mais le district mondragonais diffère des districts italiens : dans ce dernier cas, il s’agit d’un capitalisme familial où les rapports de paternité dominent, alors qu’à Mondragon, c’est le moment où l’on décide que les coopératives peuvent s’approvisionner où elles veulent et qu’aucune contrainte coopérativiste n’est fixée ; par ailleurs, les districts italiens n’entraînent pas de tailles maximales, de sorte qu’il est fréquent de trouver de très grosses entreprises, parfois donneuses d’ordre, ou tout au moins, entourées d’une myriade de sociétés de services qui leur sont dédiées. Au contraire, à Mondragon, on cherche à transformer en coopératives des anciennes divisions ou branches internes.

 

Au-delà de la crise économique mondiale, l’année 1975 est également marquée par la mort de Franco, dont la conséquence est d’accélèrer l’ouverture de l’Espagne au commerce international et marque la fin du privilège protectionniste. L’année suivante est également marquée par la mort d’Arizmendiarrieta, le fondateur de la Caja Laboral et un des éléments clés du système. Sa mort symbolise également celle du catholicisme qui s’effrite dans le monde, mais plus particulièrement en Espagne qui ne connaît, contrairement à l’Italie, aucun répis.

 

A cette époque, on assiste à l’ouverture du complexe coopératif de Mondragon. Les avances sur travail ne devaient pas dépasser l’écart de 1 à 3, une idée forte du système instaurée sous l’impulsion d’Arizmendiarrieta ; cependant, certains directeurs de coopératives commençaient à quitter le complexe pour rejoindre le secteur privé-lucratif, où les salaires sont plus élevés.

Mondragon est alors confronté à cette réalité : le départ des directeurs des coopératives. Il fallait donc trouver un moyen de retenir les directeurs sans pour autant creuser trop l’écart des salaires. La réponse sera pragmatique : à partir de quelle somme les cadres ne partiraient pas ? Environ 30 % au-dessous de ceux perçus dans le secteur privé. De combien est-on capable d’élever celui des bas salaires, sans compromettre l’équilibre économique ? environ 15 de plus. Au total, en 2007, les écarts de rémunération à Mondragon restent relativement faibles (de 1 à 6). Cet écart n’a pas été calculé mais s’est imposé par pragmatisme.

La période 1971-1990 est caractérisée par une capitalisation des résultats et la création d’un fonds de solidarité des coopératives. L’idée d’augmenter la flexibilité du calendrier de travail est également lancée.

Par ailleurs, en 1991, le licenciement étant difficile et pas souhaité, un système de transfert de postes de travail est mis en place à Mondragon permettant le transfert de coopérateurs d’une coopérative vers une autre dans le cas d’une baisse d’activité de l’une d’entre-elle. Le rôle que l’université joue à cet égard est primordial, assurant la formation des coopérateurs transférés ; mais cela ne constitue pas un phénomène massif. 

Une des clés du système Mondragon s’avère donc être la possibilité d’ajuster un rapport salarial fixe en instaurant une flexibilité du travail, une forme de flexisécurité.

 

Par ailleurs, Mondragon n’échappe pas à la crise économique, et notamment la crise industrielle qui touche peu à peu tout le pays. En 1982, les salariés décident de mettre un frein à la progression du nombre des coopérateurs et de diminuer exceptionnellement l’avance sur travail de 12%, afin de pouvoir réintégrer les coopérateurs en surnombre. Cette diminution de l’avance sur travail restera un épiphénomène mais un élément important de l’histoire de Mondragon. En effet, ce sont les coopérateurs eux-mêmes qui décident de leur rémunération au conseil social, organisme dont les directeurs de coopératives ne font pas partie.

 

En 1971, le centre de recherche technologique IKERLAN est créé ; celui-ci croîtra au fil des ans (le groupe passe de 6 chercheurs dans l’équipe initiale, à 36 chercheurs en 1980 à 180 chercheurs aujourd’hui). Et durant cette période, les coopératives commencent à se diversifier et se développer pour aboutir en 1991 à la constitution de MCC.

En 1991, est créée la structure définitive de MCC : on peut dire qu’on change de modèle ; on passe du district au modèle technologique qui prédomine toujours actuellement.

 

Section 3. La structure fonctionnelle de MCC : le modèle technologique

 

Mondragon couvre toutes sortes d’activités : l’élevage de mouton, la pêche, l’activité bancaire (Caja Laboral), la distribution (Eroski), la sécurité sociale (Lagun Aro), l’activité universitaire mais c’est surtout l’activité industrielle qui domine (Fagor, Arassate, etc.). La valeur ajoutée du système Mondragon est essentiellement générée dans les industries de technologies avancées. L’effort pour prendre de l’avance en matière technologique devient indéniable. Le projet de Gaïa, sorte de « Mondragon valley » prend de plus en plus forme : il s’agit de regrouper sur un même site tous les laboratoires de recherches, appliquées et universités. Ce système fonctionne de telle sorte qu’aucune coopérative ne soit exclue ou en grande difficulté. La philosophie de la coopération y prédomine. Dans les activités nouvelles, il a été crée en 2007, une coopérative solaire.

 

 

L’unité de base est la coopérative.

Le système est complètement structuré sur les coopérateurs (environ 27 000 avant l’arrivée des nouveaux coopérateurs de Eroski en 2009) qui ont le pouvoir des coopératives.

Les autres employés ont un statut relativement moins  avantageux :

- Les salariés sur contrat des coopératives (environ 5000) ; ceux-ci ne doivent pas représenter plus d’un quart des employés même s’ils permettent aux coopératives de jouir de plus de flexibilité.

- Les coopérateurs Espagnols employés à l’extérieur du pays basque (environ 20000)

- Les personnes qui sont employées dans les filiales étrangères (environ 9000).

 

Chaque coopérative est structurée autour de deux organes :

- Le conseil recteur qui est l’équivalent d’un conseil d’administration. 

- Le conseil social qui constitue un conseil de coopérateurs, où les directeurs des coopératives ne peuvent pas siéger. Le conseil social s’occupe de la durée de travail des coopérateurs, des avances sur travail et des conditions d’hygiène. Un principe important : les personnes qui siègent au conseil social ne peuvent pas siéger au conseil recteur, de sorte qu’on limite les effets de pouvoir.  Elles sont élues pour des durées de quatre ans renouvelables.

 

 

Les coopératives sont ensuite agrégées en départements, 12 pour le secteur industriel. La division en département est importante puisque la proposition d’intégration d’une nouvelle coopérative ou sa création ne peut se faire que par les départements. Ce sont eux qui proposent à MCC l’intégration d’une nouvelle entité absorbée, ou intégrée mais il n’y a pas de concurrence entre les coopératives.

 

Chaque département est inséré dans trois grands secteurs.

1.      un secteur financier :

qui comprend la Caja Laboral Populare (banque) et Lagun Aro (assurance). Tous les coopérateurs ont un compte domicilié à la CLP. Chaque coopérative peut utiliser plusieurs banques et la CLP a une multitude de clients qui ne font pas partie de MCC. Concernant Lagun Aro (Alcouffe-Prades, 2006), le système repose sur trois type de solidarité :

-         en Assemblée générale, on décide d’un niveau de remboursement et de cotisation pour chaque type de prestations : le premier type de solidarité est que chacun est égal aux autres, de ce point de vue.

-         Pour chaque coopérative, on fait le total annuel des dépenses de prestation au regard de ce qui a été versé par les socios de cette même coopérative. Si l’excédent de dépense excède 110 %, les socios devront rembourser ; si au contraire, on est au dessous des 100 %, Lagun Aro va jusqu’à reverser 50 % de la différence. La coopérative est donc indirectement responsable de ses malades, ses accidentés ou plus généralement de ce qui se passe chez elle. C’est un deuxième type de solidarité.

-         Chaque socio a un montant maximum de prestations en fonction de son revenu. Chacun est responsable de ses propres dépenses.

A partir de ces règles, on a deux systèmes de financement des prestations :

- un système de répartition

Chaque année, on établit une balance entre le volume des dépenses et le volume des versements. On répercute chaque année le solde de l’année précédente. Sont ainsi couvertes les dépenses pour la santé, la part des salaires compensés pour cause de maladie et les allocations familiales.

- un système de capitalisation

A partir de 1963, toutes les coopératives doivent adhérer à une mutualité mise en place par les pouvoirs publics, la « mutualité des autonomes ». Bien qu’il y ait eu quelques résistances de la part de la Caja Laboral, les coopérateurs ont compris l’intérêt qu’ils pourraient avoir à y adhérer. En 1967, il est décidé que la section Agun Aro de la Caja Laboral deviendrait intégrée à la mutualité. En 1969, la Mutualité constitue la base juridique et financière du système général. Chaque socio paie 11 % de l’avance sur travail à la Mutualité. Ce montant représente 40 % des dépenses moyennes anticipées, ce qui signifie que Lagun Aro assure le complément de 60% des dépenses.

En 1973, Lagun Aro devient autonome, détachée de la Caja Laboral.

A cette date (2006), le système est équilibré et l’épargne salariale assure à ce jour une retraite plus élevée que les derniers salaires versés aux socios.

 

2.  Un secteur industriel qui constitue le cœur de métier de la MCC occupe 27000 postes de travail divisés en 12 branches industrielles ; Fagor Electrodomestic constitue l’entreprise la plus importante de ce pôle (environ 3000 personnes). Le secteur de distribution emploie 30 000 personnes regroupées autour de 13 unités. De plus, 11000 personnes sont mobilisées à l’étranger. C’est à l’intérieur de ce secteur qu’il a été décidé d’intégrer Brandt-France sous le capital de Fagor.

 

3. Un secteur de distribution, tracté par les activités d’Eroski, de loin le plus expansionniste aujourd’hui . Durant l’année 2007, l’actif, après les réajustements de consolidation, a augmenté de 2.600 millions d’Euros, à la suite du rachat de Caprabo (il s’agit de supermarchés de nouvelles tendances : celui de Barcelone est de 4000 m2, offre des promotions hebdomadaires, a multiplié les signes de produits frais, etc). 38.500 des employés d’Eroski sont entrés dans le capital, permettant ainsi d’achever le processus de conversion de l'ensemble de ses employés en membres de la coopérative. Au total, quelques 52.000 employés deviendront probablement coopérateurs à partir de 2009.

 

4. Un secteur transversal qui comprend la recherche, l’enseignement et l’université constituent le centre du dispositif. L’université d’environ 3500 étudiants, est un élément important à cet égard. 30% sont placés dans les coopératives à la fin de leurs études. 15 % des directeurs des coopératives sont issus de l’université de Mondragon. Il faut revenir également sur l’idée force de ce système qui est la capacité à créer des collectifs à partir de rien. Tout le monde participe à ce phénomène collectif où la rémunération n’est pas un élément essentiel. Et cette variable est plus importante que le fait basque.

On pense que 500 coopérateurs est la taille maximale et 200 coopérateurs est la taille idéale pour la fluidité de l’information.

El Polo de Innovacion Garaia est un projet de 50 hectares d’établissements en collaboration public-privé intégré et ouvert entre universités publiques, centre de recherche appliquée de Mondragon. Il comprend :

-         deux instituts universitaires : l’institut universitaire de recherche electroménagers et l’Institut universitaire de Télécommunication.

-         cinq centres technologiques : centre de gestion du personnel, centre de recherche sur le fer, microsystème, technologie d’assemblage et mécanique de haute précision.

-         six centres de recherches appliquées aux grosses coopératives (Ederlan, fagor automation, Fagor Arrasate, Orona, modutek et Fagor electrodomestique.

C’est ce complexe qu’on pourrait nommer « Mondragon Valley » !

 

Mondragon Corporacion Cooperativa (MCC) est la structure qui compose les trois blocs. Au total, avec le secteur financier,  MCC mobilise 65 000 à 70 000 personnes dans le monde.

 

En 1991, l’idée que le pouvoir est celui des coopératives prédomine. La MCC est composée de personnes qui sont exclusivement des coopérateurs ce qui implique un mélange entre les activités des coopérateurs au sein des coopératives et les fonctions électives. 

Par exemple, le président du conseil de surveillance de Brandt France, qui est une filiale de Mondragon, est rémunéré par le groupe Mondragon. Il était donc à la fois à la direction de Brandt à Paris et coopérateur de Mondragon, ce qui fait de son poste un poste de transfert d’une coopérative de Mondragon sur un poste de direction d’une filiale Française. La durée du contrat est de 4 ans sur proposition de la commission permanente, renouvelable sans limite mais il doit y avoir un vote d’accord par l’assemblée générale de la coopérative. Parfois, la commission permanente fait 2 ou 3 propositions.

Il existe certains membres qui font partie de la coopérative de services de MCC : les  ressources humaines qui tentent d’harmoniser les ressources financières et le secrétariat général. Cette coopérative qui vit des ressources des autres coopératives doit avoir une quarantaine de membres. Au total, tous les membres de la direction de MCC sont coopérateurs d’une autre coopérative.

MCC n’a aucun rôle dans la détermination des avances sur travail. Celles-ci sont décidées lors du conseil social qui existe dans toutes les coopératives. MCC ne fait que donner des indications sur les écarts d’avances de travail entre les différentes coopératives. Il fixe le cadre général. Mais MCC n’agit pas directement sur la question du financement, n’ayant pas de moyens financiers. Il dispose cependant d’un rôle d’influence sur les directeurs de coopératives.

 

Une idée extrêmement forte revient dans les discussions : la forme coopérative est une forme contractuelle. Toutes les décisions qui se prennent au sein de MCC sont d’abord mûries au sein des coopératives. MCC est donc un organisme consultatif qui oriente la stratégie et donne un certain nombre de règles générales mais la coopérative elle-même joue le rôle le plus important. Le directeur de la coopérative est très contraint par l’ensemble des coopérateurs.  N’oublions pas non plus le rôle clé des branches qui fixe les entrées et sorties des coopératives. Il y en a 12 dans le secteur industriel.

 

Le congrès est un espace démocratique à Mondragon regroupant 650 coopérateurs élus pour 4 ans et représentant proportionnellement le nombre de coopérateurs par coopérative. Le congrès, l’instance suprême, est plus formel qu’effectif ; le véritable pouvoir étant celui des deux conseils (social et recteur). Les réunions du congrès ne sont pas très automatisées et les décisions qui y sont  prises sont définitives parce que tous les coopérateurs y participent.

 

Le conseil général des coopératives est un organe exécutif composé de 16 membres nommés par la commission permanente qui a deux fonctions :

·                    La gestion du fonds inter-coopératif qui représente 10% des excédants de chaque coopérative.

·                    L’aide au financement des investissements de croissance et d’internationalisation.

 

Les directeurs de coopératives sont tous des coopérateurs et perçoivent des rémunérations complémentaires en tant que directeurs qui font l’objet d’un vote à l’Assemblée générale. Par conséquent, la démocratie peut s’exercer plus facilement. En ce qui concerne les grosses coopératives (Caja Laboral, Fagor, etc), la rémunération d’un dirigeant peut être deux fois inférieure à celle de son équivalent dans le domaine lucratif ( autour de 100 000 euros). En moyenne, on peut dire que la rémunération d’un dirigeant est de 30 % inférieure.

 

D’autre part, le droit d’exclure un coopérateur n’existe pas (en réalité, il peut y avoir des incompatibilités ; aujourd’hui, par exemple, il y a un cas qui est au tribunal).

 

Concernant la stratégie de MCC, il s’agit plus exactement d’un assemblage des différentes coopératives. Il y a tous les cas. En Chine, le complexe fabrique des cocotte-minutes ; la moitié du marché est vendue sur place, l’autre moitié vendue ici. Il est clair que le coût salarial y est pour beaucoup. Mais ce n’est pas un cas général. La cotation en bourse est contraire aux principes coopératifs. Mais ne pas aller en bourse, c’est perdre la puissance financière. Selon Acedo, MCC avait imaginé, un moment, un montage possible mais la crise financière nous pousse à abandonner.

 

 

Conclusion

 

Les entreprises d’économie sociale sont le produit soit de la nécessité et de la lutte contre l’exclusion, soit d’un mobile de nature politique. Mondragon n’échappe pas à cette règle. Le système de répartition qui y est mis en place montre que le gain y est un moyen de faire vivre les coopératives mais n’est pas l’objectif recherché. Les coopérateurs ne s’enrichissent pas avec la croissance des gains. Aujourd’hui le militantisme catholique est moins important qu’auparavant et la particularité basque contribue à une autre idée, plus fondamentale : la capacité de créer des collectifs. En France, nous faisons continuellement une confusion entre le collectif et l’Etat. Au pays basque, créer des collectifs ne correspond pas nécessairement à l’intervention de l’Etat ; d’ailleurs l’intervention de l’Etat a été très minime.

Par ailleurs, une idée très puissante dans ce mouvement est celle de l’hétérogénéité ; créer du collectif, c’est créer de l’hétérogène. Dans ce système, l’accent est mis sur la personne et non sur l’individu (ce sont là les traces du personnalisme), et chaque personne arrive à partir du groupe à se développer et à aller plus loin. Ces idées ont permis à Mondragon de se diversifier et de créer des coopératives dans tous les secteurs d’activité.

 

Certains principes semblent de plus en plus contestés aujourd’hui suite aux différents changements opérés à Mondragon pour deux raisons :

 

1.               La croissance du groupe depuis 1991 repose sur des rachats d’entreprises classiques et non sur la création de coopératives, lorsque ces entreprises ne se transforment pas en coopératives et maintiennent leur statut, ce qui n’est pas le cas de Eroski aujourd’hui. Aujourd’hui une partie de l’efficacité du groupe repose sur l’achat à bas coût d’entreprises capitalistes et sur des conditions salariales qui contrastent avec les statuts des coopérateurs basques. MCC répond à cette critique en signalant que ces opérations ne sont que des couvertures financières à des rachats faits par des coopératives. A la vitesse à laquelle Eroski (distribution) absorbe, en Espagne, les autres entreprises de distribution, ces absorptions nécessitent de nouvelles sources de financement et de nouvelles stratégies. Et les dirigeants ont évoqué d’autres possibilités qui ont été bloquées par la crise financière.  Le patron historique de Mondragon, Ormaetchéa, affirmait pourtant que la cotation en bourse des activités de Mondragon marquerait l’absorption de l’esprit et de la philosophie du groupe par la mondialisation.

 

2.               La moitié des 70 000 personnes employées ne sont pas des coopérateurs. La véritable difficulté est la division au sein des coopératives entre les coopérateurs (qui ont le droit de siéger au conseil social ou au conseil recteur) et les non coopérateurs qui ne jouissent pas des mêmes droits. Et la véritable question est celle de leur cohabitation, sachant que les salariés ne peuvent appartenir à aucun des deux conseils contrairement aux coopérateurs. Le problème ne se pose pas vraiment aujourd’hui car le nombre de salariés reste faible au Pays Basque, bien qu’ayant dépassé le nombre de coopérateurs au niveau du groupe, mais il se posera peut-être plus tard… A moins que l’initiative d’Eroski fasse tâche d’huile et qu’on assiste à la conversion plus ou moins lente des employés en coopérateurs.

 

Nul n’a pu échapper aujourd’hui à la mondialisation. Personne ne sait comment nous sortirons de la crise financière. Mais chacun peut imaginer comment cette crise, dans le contexte de la mondialisation, pourrait accoucher d’une renaissance des coopératives par une régulation venue d’en bas. En effet, le G20 a proposé une régulation par le haut, certains ont imaginé qu’on aurait pu venir en aide aux emprunteurs sans secourir des banques avides de profits mais on n’a pas encore évoqué qu’on pouvait modérer la compétition par une coopération qui deviendrait un modèle d’entreprise.

La somme de comportements micro-économiques, fussent-ils coopératifs, ne fait pas une politique macro-économique et encore moins l’économie d’une analyse de long terme. Mais il n’est pas dit que derrière la stratégie de MCC ne se cache pas une autre manière de faire circuler le capital. Car, ce qui frappe dans l’orientation de MCC ces dernières années est qu’elle ne souscrit pas à la venue d’une société immatérielle où les services se substitueraient à l’avoir et aux biens matériels. Dès lors que sont intégrées les technologies immatérielles à l’intérieur des biens matériels, l’obsolescence des produits est moins rapide, la multiplication des gammes plus faible que lorsqu’il s’agit de services volatiles et l’innovation sociale continue encore aujourd’hui à prédominer l’innovation technologique. La spéculation financière a donc moins de place dans ce modèle et c’est pour cela que le monde des coopératives apparaît comme une réponse partielle à la crise que nous traversons.

  

 

Bibliographie

 

Ackermann, B, 1996, « Denis De Rougemont » Editions Labor et Fides, tome 1 et 2.

Aglietta, M, 1998, « Le capitalisme patrimonial », Albin Michel

Alcouffe A, Prades, J, 2008, « Propriété des actifs et retraites : le cas des retraites coopératives de Lagun Aro (Mondragon) », in Au-delà des droits économiques et des droits politiques, les droits sociaux ?, sous la direction de Jean-Paul Domin, Michel Maric, Sophie Delabruyère et Cyril Hédoin, L’Harmattan

Acedo F et Prades J, 2007, Mondragon, a holding company of co-operatives faced with globalisation in Modern enlightenment in Le Journal de l’Ecole de Paris du management

Ormaetxea JM, 2003, Medio siglo de la experiencia cooperativa de mondragon, Edita Otalora

 

Prades, J , 2005, L’énigme de Mondragon, comprendre le sens de l’expérience, Revue Internationale d’économie sociale, n° 296

 

Prades, J, 2005, Compter sur ses propres forces, Editions de l’Aube

 

Prades, J (sous la direction de ), 1997, « Bernard Charbonneau, Une vie entière à dénoncer la grande imposture », Editions Ere



(1)  Cette expérience était peu connue en France lorsque nous avons commencé à écrire sur elle en 2004. En cinq ans, la production française de reportages, films et articles journalistiques divers s’est multipliée. Comme chaque fois, dans une société médiatique, au « trop de silence » succède « l’excès » : les articles s’empilent les uns sur les autres, sans vérification de ce qui a été dit ou écrit précédemment, au mieux en citant les sources, où le normatif l’emporte alors sur les faits positifs. A la suite d’une demande formulée par la direction nationale de la MACIF le 23 septembre 2008 à Paris et d’un entretien avec Fernando Gomez Acedo, Président du Conseil recteur de Fagor Electrodomestique, le 28 octobre 2008 à San Sebastian où se réunissaient les directeurs de coopératives de MCC, nous avons souhaité retourner aux sources et analyser au plus près l’organisation et la stratégie du complexe coopératif de MCC. Cet article est le résultat de ces initiatives.

 

(2)  C’est à dessein que nous n’employons pas le concept-valise de « gouvernance », expression de collectivités para-publiques qui tentent de contrôler une multitude de stratégies diverses qui finissent par converger. Le concept, sous-tendu par une conception foucalienne du pouvoir en termes de stratégie de pouvoirs et non pas des effets de pouvoir, est exactement à l’opposé de ce qui constitue, selon nous, la force de MCC : la capacité à créer des collectifs.


(3) 
Sur ce mouvement, voir J.Prades (1997).


(4)
 Voir la thèse de B. Ackermann (1996). Dans le programme général d’Ordre Nouveau, on pouvait lire dans le point 8 « La suppression de la condition prolétarienne et du salariat », en point 9 « qu’à l’Etat totalitaire, on oppose le fédéralisme politique et économique », au point 10 que le « fédéralisme se constitue sur la base de communes autonomes et de communautés locales » et au point 10 que « le fédéralisme ne peut se constituer que sur la base des entreprises autonomes, librement constitués par les producteurs associés et responsables ». op. cit p 289.

 

Par Gorge Rouge
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Mercredi 5 septembre 1984

Source : http://www.nationspresse.info/?p=57352  (lien devenu vide entre le 14 et le 16 septembre 2009 !)

Libres propos
 
Jean-Jacques Crèvecœur a une formation en physique quantique théorique (Université de Namur, Belgique), il a obtenu le prix du meilleur mémoire belge de physique en 1984, et une bourse de recherche pour accomplir un doctorat en physique quantique. Auteur de plusieurs livres, il a réalisé de nombreuses formations en entreprise. Egalement philosophe, il s’est spécialisé dans l’étude critique du fonctionnement des sciences, en particulier l’épistémologie de la médecine.
——–
  
"The Lady of Plants and Animals"
de l'artiste Huichol Mariano Valadez
source :
http://www.kokopelli.asso.fr/campagnes/lutins-mutins-dans-jardins.html


Madame, Monsieur,
 
Chers amis,
 Je vous avais promis de vous informer. C’est ce que je fais. En attendant la sortie de ma première capsule vidéo, je vous écris. Parce que c’est plus fort que moi. Et parce que les jours nous sont comptés. L’objectif de ce courriel est double.
 
Premier objectif : je veux vous rappeler la tenue à Montréal d’un congrès exceptionnel qui aura lieu ce samedi 12 septembre, de 9 heures à 22 heures (heure de Montréal) (15 heures à 4 heures du matin, heure européenne). Ce congrès est la première conférence pour la liberté de Choix en Santé. En tant qu’Européens, vous pourrez suivre en ligne tout le déroulement de ce congrès, en direct et en différé.
Si vous voulez savoir de quoi traitera ce congrès, cliquez sur ce lien qui annonce l’événement.
Connaissant bien les politiques de santé tant en Amérique du Nord qu’en Europe, je vous assure que les Européens y trouveront beaucoup d’informations qui s’appliquent à leur réalité. Seuls les noms des lois et des ministres diffèrent. Mais ce sont les mêmes compagnies pharmaceutiques qui imposent leurs lois iniques et liberticides à des politiciens devenus pantins et hommes de paille. Si vous voulez comprendre ce qui nous attend dans les mois qui viennent, de grâce, prenez le temps de suivre cette conférence. C’est tout simplement votre santé, votre liberté et votre vie qui sont en jeu. Pour vous inscrire, cliquez sur ce lien.
Et si vous croyez encore naïvement que le plan de vaccination obligatoire n’aura pas lieu, je vous invite à tenter de répondre aux questions que je me pose depuis que je suis ce dossier de la grippe porcine.
Tel est le second objectif de ce courriel : vous partager quelques-unes de mes nombreuses questions et interrogations à propos de cette fameuse pandémie de grippe H1N1, et vous inviter à y répondre par vous-même puis à tirer vos propres conclusions.
 
* pourquoi, Madame Bachelot (ministre de la santé en France) a-t-elle demandé début février 2009, à un groupe de légistes constitutionnalistes, un mémo sur la question suivante : l’imposition d’un plan de vaccination à toute la population serait-elle illégale et anticonstitutionnelle ? Ce sur quoi les experts l’ont rassurée, invoquant qu’une situation exceptionnelle et qu’un état d’urgence sanitaire justifiait amplement qu’on supprime toutes les libertés individuelles !
 
* pourquoi l’Organisation Mondiale de la Santé a-t-elle modifié, le 27 avril 2009, sa définition de la pandémie ? Auparavant, pour déclarer une pandémie, les contraintes étaient beaucoup plus sévères ! Maintenant, il suffit que la maladie soit identifiée dans deux pays d’une même zone OMS !
 
* comment se fait-il que le brevet du vaccin contre la grippe porcine (H1N1) a été déposé en 2007 (bien avant la réapparition du virus disparu depuis la fameuse épidémie de grippe espagnole, en 1918) ?
 
* par quel hasard le président Sarkozy a-t-il eu l’intuition d’aller signer un contrat d’investissement d’un montant de 100 millions d’euros, le 9 mars 2009, pour la construction d’une usine de fabrication de vaccins contre la grippe ? Et devinez où ! Au Mexique, là où justement, le foyer de la pandémie a pris naissance !
 
* pourquoi aucun média et aucun expert scientifique ne rappellent que la grippe ordinaire tue chaque année entre 250.000 et 500.000 personnes, soit plus de 1.000 morts par jour (ce sont les chiffres officiels de l’Organisation Mondiale de la Santé) ?
 
* pourquoi tous les médias du monde répètent-ils quotidiennement que le virus de la grippe A H1N1 va provoquer une hécatombe de victimes, alors que les faits démontrent qu’il s’agit d’une simple grippette (moins grave que la grippe saisonnière ordinaire) qui n’a fait que 2.000 morts en plus de cinq mois ? La grippe ordinaire en aurait fait, pendant ce même laps de temps, 200.000 morts !
 
* pourquoi, malgré ces chiffres de morbidité et de mortalité insignifiants (2.000 au lieu de 200.000), la plupart des pays du Monde ont passé des commandes faramineuses pour des centaines de millions de doses de vaccin, et ce, dès le mois de juin 2009 ?
 
* autrement dit, pourquoi met-on en place des mesures exceptionnelles cette année, alors que la grippe est moins virulente que les autres années ? Qu’est-ce qui, dans les faits, justifie de telles décisions alors qu’il n’y a rien d’exceptionnel ?
 
* pourquoi des lois d’exception (lois martiales) ont-elles déjà été votées dans la plupart des pays (sans en révéler le contenu) ?
 
* pourquoi le Ministre de l’Intérieur Français a-t-il rappelé tous les réservistes de l’armée et de la gendarmerie, en février 2009, en vue (je cite) « de graves troubles sociaux prévus pour la fin de l’été 2009 » (c’est-à-dire septembre) ?
 
* pourquoi l’armée américaine vient d’être déployée sur tout le territoire des Etats-Unis ?
 
* pourquoi plus de 800 camps de concentration ont-ils été installés aux Etats-Unis, ces dernières années (pour l’instant, ils sont vides) ? Pourquoi sont-ils gérés par la FEMA (Federal Emergency Management Agency), qui intervient lors des grandes catastrophes sur le territoire (comme lors du cyclone Katrina) ?
 
* pourquoi des centaines de milliers de cercueils sont-ils entreposés dans tous les états américains et pourquoi des fosses communes ont été creusées dans chaque district ?
 
* pourquoi 600 neurologues britanniques ont-ils reçu, le 29 juillet 2009, une lettre confidentielle du Health Protection Agency (HPA), les invitant à être particulièrement attentifs à la future recrudescence du syndrome de Guillain Barré (maladie neurologique dégénérative gravissime déclenchée la plupart du temps par l’acte vaccinal) ? Et pourquoi cette même agence n’a-t-elle pas prévenu le public qui va « bénéficier » de cette campagne de vaccination ?
 
* comment se fait-il que le 5 mars 2009, la firme Baxter a contaminé 72 kg de matériel vaccinal, mélangeant les virus H5N1 de la grippe aviaire et H3N2 de la grippe ordinaire, avant de les envoyer dans six pays différents, alors que les procédures de sécurité dans ce genre de laboratoire rendent cet accident absolument impossible ? Impossible sauf si l’acte devient volontaire. Cela m’a été confirmé par un docteur en biologie.
 
* pourquoi ne nous dit-on pas que le vaccin contre la grippe, depuis 40 ans qu’il existe, n’a jamais eu d’impact positif sur l’incidence de cette maladie, au contraire ? Une étude internationale a démontré que les vaccinés attrapaient plus souvent la grippe que les non-vaccinés.
 
* pourquoi nous cache-t-on qu’en 1918, ce sont les personnes vaccinées qui sont mortes de la grippe espagnole, et pas les non-vaccinées ? Cela voudrait-il dire qu’elles ont été tuées par le vaccin lui-même, et pas par la grippe ?
 
* si les vaccins ont si peu d’effets secondaires, comment les autorités sanitaires expliquent-elles que le nombre de scléroses en plaques en France est passé de 25.000 à 85.000, suite à la campagne de vaccination contre l’hépatite B ?
 
* pourquoi nous cache-t-on que toutes les épidémies du XXe siècle ont été déclenchées par des campagnes de vaccination préalables ?
 
* pourquoi autorise-t-on de mettre dans le futur vaccin contre la grippe H1N1, un adjuvant tel que le squalène (dans une proportion un million de fois plus importante – j’ai revérifié les calculs, car je n’y croyais pas !), alors que la Chambre des Représentants l’avait reconnu explicitement responsable du syndrome de la première guerre du Golfe, syndrome qui avait rendu 180.000 GI’s malades (25 % des soldats) suite à l’injection du vaccin contre l’anthrax ? À noter que le squalène avait été interdit par un juge fédéral en 2004 !
 
* pourquoi les premières populations visées par la vaccination sont-elles les femmes enceintes et les enfants, alors qu’habituellement, ce sont les vieux qu’on vise ? Eux, paraît-il, auraient une mémoire immunitaire de la grippe espagnole de 1918 !!!
 
* pourquoi les procédures de vaccination obligatoire seront-elles confiées, non pas à des médecins, mais à des étudiants volontaires et des militaires ?
 
* pourquoi aucun médecin et aucun hôpital ne pourra dispenser les vaccins eux-mêmes ? Craindraient-ils de faux certificats ?
 
* pourquoi 50 % des médecins anglais disent qu’ils refuseront de se faire vacciner avec le nouveau vaccin, parce qu’ils n’ont pas confiance en la procédure de préparation ?
 
* pourquoi présente-t-on le Tamiflu comme un antiviral efficace, alors que toutes les campagnes d’utilisation de ce produit se sont révélées catastrophiquement inefficaces ? De plus, ce médicament provoque de nombreux désordres psychologiques et neuronaux, allant jusqu’à provoquer des suicides en nombre chez ceux qui en consomment !
 
* pourquoi les autorités sanitaires, censées vouloir notre bien et notre protection, autorisent-elles qu’un nouveau type de vaccin (ce sont leurs mots) soit testé directement sur des centaines de millions de cobayes (c’est-à-dire nous), sans que les protocoles normaux de Mise en Marché ne soient respectés, et sans aucune garantie d’innocuité dudit vaccin ?
 
 
Je pourrais continuer comme cela encore des heures. Mais je m’arrête là, car les autres questions iraient toujours dans le même sens. Je n’ai plus le temps, pour l’instant, de vous mettre toutes les références d’articles des journaux officiels (le Monde, le Figaro, le Daily Post, le Journal du dimanche, etc.), des sites officiels (de l’OMS, de Baxter, d’Aventis, de Sanofi-Pasteur, etc.) et des déclarations de scientifiques pro-vaccinalistes que j’ai consultées ! Vous trouverez tout cela sur mon site, d’ici la fin du mois de septembre.
Mais je vous garantis sur l’honneur que toutes les questions que je pose ci-dessus se basent uniquement sur des lectures de documents officiels et accessibles à tous ! Ce ne sont pas des allégations, des suppositions, des supputations de théoriciens du grand complot ! C’est cela qui fait qu’il est impératif de se poser de telles questions ! Et de tirer les conclusions qui s’imposent.
Pour ma part, c’est fait. Et j’ai pris position clairement. Autrement dit, tant qu’on ne m’obligera pas à fermer ma gueule, je continuerai à vous informer.
Il y a, par contre, une question que je vais poser ici et à laquelle je vais répondre, car beaucoup de mes interlocuteurs ne comprennent pas cela (j’ai reçu des centaines de courriels en une semaine !!! Merci à ceux qui m’ont traité de pauvre connard et de manipulateur. Merci surtout à tous ceux qui ont relayé l’information à des dizaines de milliers de personnes en Europe et au Canada. Merci particulièrement à tous ceux qui prient pour moi, pour l’instant. J’ai été très touché et ému.)
 
La question est : comment un virus aussi bénin va-t-il s’y prendre pour tuer des millions de personnes ? Ça, c’est la question à un million de dollars !!!
Eh bien c’est l’histoire des pandémies du passé qui nous apporte la réponse. La recette est simple (en douze étapes, déjà expérimentées en 1918 avec succès) :
 
1. on annonce qu’un foyer d’une nouvelle grippe vient d’apparaître au Mexique et que c’est très grave, car c’est un virus animal qui s’est transmis à l’homme !
 
2. on annonce ensuite 350 morts en une semaine, pour rectifier ensuite le décompte à 8 morts. Mais tout le monde a retenu qu’il y avait eu beaucoup de morts dès le début (ça ne vous rappelle rien, ça : le 11 septembre, on nous a annoncé à la télévision 40 à 50.000 morts dans les Twin Towers – ce qui a justifié la croisade contre les forces du Mal – puis, on a révisé le nombre de morts à 2.974) ;
 
3. on annonce à grand renfort de publicité quotidienne que ce terrible virus se propage à une vitesse incroyable sur toute la planète (alors que par ailleurs, aucun laboratoire du monde ne dispose de la souche du virus pour confirmer que c’est bien ce virus qui est en cause, et pas le virus ordinaire – on reconnaît par ailleurs que la grippe porcine ne présente aucun symptôme spécifique par rapport à ceux de la grippe ordinaire – alors, comment font-ils pour compter le nombre de cas ???) ;
 
4. devant le peu de virulence dudit virus, on nous annonce que ce gentil virus (finalement) va muter et va devenir TRÈS méchant, et que l’on sait qu’il va muter à une date précise (celle de la sortie des vaccins, quelle coïncidence quand même !) ;
 
5. pendant tout ce temps, on prépare des produits en laboratoire dont on dit qu’ils sont des vaccins, et dans lesquels on mélange deux souches de la grippe porcine, deux souches de la grippe aviaire et une souche de la grippe humaine (cocktail tout à fait explosif, lorsqu’il sera injecté dans le corps !). De plus, on rajoute (en plus grande quantité que d’habitude) des adjuvants (mercure, aluminium et squalène), reconnus pour leur grande toxicité ;
 
6. peu avant la sortie des soi-disant vaccins (qui sont en réalité, ici, des armes bactériologiques), les médias se déchaînent pour nous annoncer qu’il y a une recrudescence de cas de grippe. Même si les médecins ne prennent plus la peine de vérifier s’il s’agit bien du même virus, le peuple est tellement hypnotisé qu’il ne réfléchit plus. Il est persuadé que la mutation annoncée est en train de se réaliser ;
 
7. on annonce aussi que tous les vaccins ne seront pas disponibles immédiatement et qu’il y aura des chanceux qui pourront en bénéficier tout de suite, et d’autres devront attendre jusqu’à quatre mois pour enfin recevoir le vaccin salvateur ! À noter que nous en sommes là, pour l’instant, dans la chronologie des événements.
 
8. dès la sortie des premières armes bactériologiques déguisées en vaccins, le bon peuple apeuré court se faire vacciner volontairement, dans les centres spécialement préparés à cet effet (et encadrés par des militaires). Ici au Canada, les gens s’inscrivent sur des listes d’attente pour être certains d’être parmi les premiers vaccinés !
 
9. dès l’injection du vaccin, le cocktail préparé soigneusement par les laboratoires entraîne la mutation et la combinaison des différentes souches dans le corps du patient, rendant les virus extrêmement mortels. Dans le même temps, les adjuvants auront mis par terre le système immunitaire. La Tamiflu sera utilisé pour provoquer une surinfection (cas déjà observés dans plusieurs pays) entraînant immédiatement la mort de la personne. Conséquence : il y aura des milliers de morts parmi les premières populations vaccinées ;
 
10. on nous dira alors que, malheureusement, ce qu’on craignait est arrivé : le virus a muté sous une forme mortelle. On attribuera la cause des décès au virus, et pas au gentil vaccin censé nous protéger ! Une panique s’emparera de la population, qui réclamera qu’on les vaccine d’urgence ;
 
11. vu la gravité de la situation sanitaire, vu les troubles engendrés, d’une part par ceux qui réclameront avec force leur vaccin, d’autre part par ceux qui accuseront les autorités sanitaires de génocidaires, l’état d’urgence sera déclaré dans tout le pays et le plan de vaccination obligatoire sera mis en place ;
 
12. ceux qui refuseront de se faire vacciner devront se cacher ou disparaître pendant un temps suffisamment long, à moins qu’on ne les fasse disparaître dans des camps de concentration prévus à cet effet.
Ce scénario, je vous l’écris en cette nuit du 9 au 10 septembre 2009. Je ne le fais pas du tout de gaieté de cœur.
 
 
Je sais que certains parmi vous me reprocheront d’alimenter la peur qui est déjà créée par les élites lumineuses, et de finalement, faire le jeu de ceux que je dénonce. À cela, je vous citerai une phrase de Jésus-Christ (même si je n’appartiens plus à aucune religion) : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres ! » (Jean 8 :32).
 
Je vous offre ici une synthèse de tout ce que j’ai lu depuis cinq mois (dont deux mois à temps plein). Mon objectif, c’est de décrypter pour vous les informations qui nous sont cachées (même si elles sont disponibles publiquement – faites vos recherches avec Google – vous verrez !), afin que vous ne cédiez pas à la panique lorsque l’hécatombe commencera. Afin que vous compreniez quelle est la cause réelle de ce que vous verrez.
Maintenant, que pouvons-nous faire, me direz-vous ?
 
Pour l’instant, la chose qui me paraît la plus importante, c’est que vous diffusiez cette information à TOUS vos contacts. Imprimez ce courriel, découpez-le en morceaux s’il vous paraît trop long, donnez-le à tous vos amis, à toutes vos connaissances. Si vous êtes parents d’enfants allant à l’école, constituez immédiatement des comités de résistance à ce plan génocidaire. Dans trois semaines, il sera trop tard. Et vous devez savoir que les écoles seront bouclées pour pouvoir vacciner vos enfants. Si vous n’êtes pas organisés maintenant, vous serez démunis le 28 septembre, lorsque le plan se mettra en marche. Allez parler à tous les policiers, à tous les gendarmes que vous connaissez car eux aussi, sont maintenus dans l’ignorance de ce plan (et ils ne seront pas vaccinés par les mêmes produits, pour ne pas tomber malades, eux !). Expliquez-leur qu’ils vont participer, sans le savoir, à un génocide programmé contre la population. Rappelez-vous que si les nazis ont pu déporter autant de personnes vers les camps de la mort, c’est parce qu’ils ont bénéficié de l’aide de la police française qui n’avait pas compris ce qui se passait. Allez parler aussi à vos représentants politiques, car la plupart d’entre eux ne savent pas ce qui se trame. Demandez-leur de ne pas coopérer, de saboter le plan, de faire détruire les fichiers de population, pour que le recensement des vaccinés et des non vaccinés devienne un casse-tête.
 
Cette activité devrait devenir votre tâche prioritaire. Car la seule manière d’enrayer ce plan diabolique, c’est de réunir une masse critique de gens conscients. Gandhi ne disait-il pas : « un individu conscient et debout est bien plus dangereux pour le pouvoir en place que 10.000 individus endormis et inconscients. » J’en suis convaincu.
 
Par contre, ne perdez pas votre temps avec les hauts dirigeants de l’État, les grands médias et les experts payés (achetés) par les laboratoires pharmaceutiques. Ne perdez pas non plus votre temps avec les sceptiques, les indécrottables du petit écran pour qui seule la parole des médias est l’évangile. Méfiez-vous même de leur réaction, car ils pourraient vous accuser de chercher à les tuer en les empêchant de se faire vacciner.
 
Et si vous avez peur en lisant mon courriel, transformez cette peur en action, en mouvement. C’est toujours comme cela que l’humanité a fait des bonds dans son évolution : c’est en transformant sa peur du feu en maîtrise du feu que l’homme a inventé la technique. Ici, l’enjeu est de taille.
 
Personnellement, je suis très conscient de ce que je risque en prenant cette position, à découvert. Depuis quelque temps, je vis avec la perspective qu’il se pourrait que je ne sois plus de ce monde dans les semaines qui viennent. Et je découvre une perspective fabuleuse à mon existence. Souvent, je me suis posé la question de façon théorique : s’il me restait un an à vivre, quels choix de vie ferai-je pour que je puisse entrer dans la mort sereinement et sans regret ? Aujourd’hui, cette question n’est plus théorique pour moi. Et je me rends compte que beaucoup de mes valeurs se transforment de façon encore plus radicale. Et beaucoup de choses qui me causaient du souci deviennent tellement secondaires…
Et cette phrase de saint Matthieu résonne dans ma tête : que votre oui soit un oui, que votre non soit un non, (Matthieu 5 :37).
 
Serons-nous capable de dire non à l’infamie, au risque de notre vie corporelle ? Serons-nous capables de dire oui à ce que notre âme nous dicte de faire ? Serons-nous capable de nous mettre debout, quel que soit le prix à payer ?
 
Tel est le cadeau que ce plan de pandémie nous offre en cette fin d’année 2009. Si nous sommes à la hauteur du défi (et je sais que nous le sommes), ce vaccin deviendra notre pierre philosophale et nous transformera en alchimistes, pour réaliser le grand œuvre.
 
Restons debout et conscients.
 
Je vous salue avec le cœur.
 
Jean-Jacques Crèvecœur
 
De Montréal (4 heures du matin, ce jeudi 10 septembre 2009)


à voir : http://artdevivresain.over-blog.com/article-35485458.html 

Par Gorge Rouge
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Mardi 4 septembre 1984


Longs articles mais je vous les flèche pour plus de commodité :

lire en diagonale le premier article de Michel sur ce que peut nous infliger l’abrutissoir – la télé (quelques passages surlignés) – évidemment on peut zapper, mais quid de ceux, nombreux, qui regardent ?!

Lire tout de MPMI ;

La suite est également surlignée mais vous vous laisserez sans doute happé comme je l’ai été.

De l’eau au moulin pour Bravo Monsieur le maire ! et Démocratie participative et écologie, entre autres.























Agrion - source : flickr

From: vivant12@wanadoo.fr
To: terresacree@googlegroups.com
CC:
le-big-bang@googlegroups.come
Subject: [Sos-planete groupe] REAGISSEZ! Un billet de Michel : Demain vous serez peut-être charnellement immortels
Date: Fri, 20 Feb 2009 13:05:11 +0100

Un billet de Michel :
Demain vous serez peut-être charnellement immortels


Bonjour tout le monde,

 

Je suis écœuré, écœuré après avoir vu Envoyé Spécial hier à la téloch. On y  prétendait que la seule solution pour l'humanité était de créer un homme transgénique bourré de nanotechnologies qui nous permettraient de reculer, voire d'anéantir, les limites de la mort et de devenir carrément et charnellement immortels. Ils affirmaient aussi que les OGM étaient la solution miracle pour nourrir les 9 milliards d'êtres humains en 2050.

 

Saviez-vous qu'aux States actuellement, on peut pour mille dollars séquencer complètement son code génétique personnel et savoir si on a des prédispositions à différents cancers et autres Alzheimer. Une jeune femme de 30 ans, ayant appris qu'elle avait quelques chances de développer un jour un cancer du sein et des ovaires, a préféré se faire faire carrément une ablation totale des seins et des ovaires. Mais où va le monde ? Pourquoi ne pas accepter de se soumettre aux lois de la vie, dont la mort est une composante naturelle et qui ne devrait pas nous angoisser, mais plutôt nous réjouir. Nous sommes mortels dans notre sang et notre chair. Pourquoi ne pas l'accepter ? Parce que nous ne captons pas la logique qui veut que la mort est un des éléments centraux de l'évolution. Sans mort pas de changement ; pourquoi s'accrocher à un vieux corps, alors qu'il y en a des milliards d'autres qui n'attendent que l'éclair de la conscience ? Et puis vous vous rendez compte si on devient immortel, le nombre que nous serons sur Terre à se partager les miettes du festin passé. Non vraiment ceci est absurde. Qu'on travaille pour soigner des maladies et améliorer l'état de santé des gens et les conditions de la vieillesse mille fois d'accord ; mais qu'on veuille vivre 300, voire mille ou deux mille ans, c'est absurde. Ceci prouve que l'on a rien compris à la vie et qu'on refuse de laisser la place aux jeunes et de suivre le cours normal des choses. Le grand fleuve coule vers l'océan, non?

 

Cette émission m'a révolté, outré. J'en ai fait des cauchemars. On prépare les gens à croire à des vessies et à le faire croire à leurs enfants. C'est inadmissible. Où va-donc l'humanité (riche) ? En plus on présente ça comme inéluctable, comme une suite logique de l'évolution des espèces et de l'homme. Il faut réagir et vite, car on nous prépare un monde vraiment horrible, où nous ne serons plus que des machines biologiques, retouchées par la main trop souvent désastreuse de l'homme, bourrées de nanorobots qui répareront toutes nos cellules pour que notre EGO surdimensionné puisse vivre ad vitam eternam (les riches !).

 

Il est nécessaire de faire entendre notre voix avec des arguments tangibles ; sinon la Terre deviendra vite un monde inhabitable sans racines (hors sol) et qui n'aura qu'un but : coloniser la Galaxie entière, et qui agirons comme les européens aux USA en arrachant leurs terres aux indiens qui y vivaient en harmonie et en symbiose. Mais heureusement que les ressources métalliques seront épuisées d'ici là et qu'on ne peut pas fabriquer des vaisseaux interstellaires en carton !

 

Mais que faire face aux multinationales toutes puissantes, alors que nous ne sommes que des individus et que les rares associations pour la défense de la vie doivent oeuvrer avec des moyens dérisoires. Il y a urgence. Il faut agir et vite ; se positionner non pas pour refuser le progrès (qui est naturel) mais pour empêcher l'homme d'accomplir la pire bêtise de sa vie.

 

Mais déjà le mal est bien avancé et on nous bombarde d'infos comme quoi les rats transgéniques vivent déjà dix jours de plus que les autres, ou recouvrent la vue et que le riz va pouvoir pousser sans une goutte d'eau.

 

Ne prenons pas leurs vessies pour des lanternes. Ce futur n'est pas inéluctable. Il faut qu'un comité d'éthique mondiale s'empare de ces problèmes ; mais où seront recrutés leurs membres, chez Monsanto, chez Total ou Rhône-Poulenc ? A moins qu'ils ne sortent tout droit d'une start-up américaine, voisine de Google...

 

Et dire qu'il faut garder courage !

 

Ah! J'espère que sur les certainement très nombreuses planètes habitables de l'Univers, il y a des gens qui honorent le joyau qu'est la vie sans vouloir tout chambouler, tout asservir, tout formater selon leur propre peur de la mort, de la maladie, de la souffrance, de la vieillesse et d'inquiétudes basées sur le MOI. Et que ces "paradis" sont plus nombreux que les enfers...

 

Parce que si nous réfléchissons plus loin que le bout de notre nez, nous avons tout au fond de nous la certitude qu'après notre mort, la vie continue partout et pour des milliards d'années et que nous y participerons sous une autre forme. En faisant du mal à la Terre, nous faisons du mal aux générations futures qui ne sont rien d'autres que nous sous une autre apparence. Le monde ne va quand même pas s'arrêter avec nous. Cette idée devrait nous réjouir et nous faire grandir en sagesse et en conscience, loin de nos égos surdimentionnés et de nos nombrils aveugles.

 

Voilà. Ce n'est pas tous les jours que je vous transmet ma littérature, mais ce matin, j'en avais le besoin irrésistible.

 

Vous pouvez donner vous aussi votre avis ( sos-planete@terresacree.org ) que nous publierons (si ça vaut le coup), afin de faire entendre notre voix, haut et fort, et trouver quelques embryons de solutions pour que le monde dans lequel nous vivons et qui est régit par l'ordre naturel et des lois immuables, décrites par la science humaine, ne se transforme pas, en une génération, en un grand dépotoir, avec nous au milieu, nous immortels pour des siècles des siècles.

 

Gardons tout de même confiance. Il y a quand même dans l'humanité des hommes lucides qui travaillent pour que ce scénario ne se produise pas. Nous devons les épauler et leur donner les moyens de s'exprimer alors que les médias ont l'air d'avoir choisi la toute puissance de la technologie la plus crade, même là où elle n'a pas lieu d'être. La science, c'est bien mais lorsqu'elle oeuvre pour le bien de toutes les espèces vivantes. Mais le bien de certains est le mal d'autres. Ah ! C'est complexe...

 

Je finis par ce couple américain qu'A2 a interviewé et qui disait qu'il allait distribuer des tests génétiques à tous les petits amis de leur fille de 6 ans pour qu'elle se marie avec le garçon idéal, conforme aux normes génétiques, et qu'avec l'élu de l'éprouvette elle puisse avoir des gosses avec des yeux bleus turquoise. Mais on s'en fout des yeux bleus turquoise ! Nous assistons, presque impuissants, au grand retour de l'eugénisme, tout simplement, de la sélection artificielle, selon des critères égocentriques. L'amour c'est tout de même autre chose, non?

 

Nous voulons un monde meilleur, mais qui aille dans le prolongement de ces milliards d'années de cette merveilleuse évolution, un monde où nous verrons encore des papillons, des abeilles et des canards sauvages. Nous ne voulons pas être mis en cage individuelle comme nos pauvres canards de batterie. Une honte pour notre civilisation !

 

Voilà, c'est mon coup de gueule du matin. Je n'ai pas le temps de corriger ce billet. J'espère que vous me pardonnerez.

 

Bonne journée à vous tous, les ami(e)s de la Vraie Vie.

 

Michel

 

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[Sos-planete groupe] Fw: [Sos-planete groupe] REAGISSEZ! Un billet de Michel : Demain vous serez peut-être charnellement immortels‏

 

De :

terresacree@googlegroups.com au nom de Michel Walter (vivant12@wanadoo.fr)

Envoyé :

ven. 20/02/09 15:02

À :

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----- Original Message -----

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To: vivant12@wanadoo.fr ; terresacree@googlegroups.com

Cc: le-big-bang@googlegroups.com

Sent: Friday, February 20, 2009 2:43 PM

Subject: RE: [Sos-planete groupe] REAGISSEZ! Un billet de Michel : Demain vous serez peut-être charnellement immortels


Bonjour Michel et à tous,

Je ne peux pas reprendre mon boulot sans une réponse même courte.

Eh oui ! Comme disait Einstein « Je ne sais pas de quoi sera faite la 3ème guerre mondiale, mais ce dont je suis certain c’est que la 4ème sera menée avec des pierres et des gourdins ».

 J’ai un coup de gueule moi aussi !

 Émission de divertissement « le 20h d’un dimanche du mois d’août sur TF1» (les médias se valent tous)…

Pour justifier les milliards dépensés à se battre contre le "réchauffement de la planète" dans une inutilité certaine, que n'irait-on pas raconter comme absurdités.

Un illuminé nous a donné une série de leçons sur les économies d’énergie. Nous prenant pour des débiles mentaux profonds ou des séniles précoces, il nous a expliqué qu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, nous pouvions économiser 15% de notre consommation.

Faux, 2 à 3% seulement, mais c’est déjà ça.

Le même nous a expliqué qu'en remplaçant nos lampes traditionnelles par des lampes à économie d'énergie, nous pouvions économiser 30 à 35% d'énergie.

Faux c'est 4 à 5 % que l'on peut économiser, mais c’est déjà ça.

Il est évident que si la maison est équipée comme celle de l'arrière-grand-père, c'est à dire juste une lampe pas de frigo micro onde lave linge lave vaisselle sèche-linge etc. car par rapport à la consommation de tous ces équipements celle des lampes est "peanuts".

Acceptons de nous passer petit à petit de tout ça (heum heum).

Pour couronner le tout, une brillante journaliste (très cultivée, pourquoi n’ai-je pas fait l’école des journalistes ?) a pris le relais et fait le total des économies pouvant être réalisées selon ces critères éclairés : 15 % sur les veilleuses + 35% sur les lampes = 50% d'économie d'énergie !

De qui se moque-t-on ?

Elle n'est pas allé jusqu'à le dire, mais nous qui sommes particulièrement débiles, avons deviné que demain, si nous suivions scrupuleusement ces instructions, on pouvait arrêter la moitié des centrales électriques !

Nous avons failli mourir idiots incultes, mais pourquoi ne nous a-t-on pas expliqué tout ça avant ?

Militons militons… surtout avec les membres actifs de « COMMENT SORTIR DU NUCLEAIRE »

Pour continuer dans la débilité profonde, la TF1 bimbo girl nous a ensuite précisé que pour les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui produisent de l'électricité 'verte', en illustrant son propos d'une photo d'une belle maison avec un petit panneau solaire derrière. Monumentale l’absurdité… Ceux qui s’y connaissent ne me démentiront pas…

En effet, pour produire ces 50 % restants, si on se base sur une consommation moyenne de 6 KW (un abonnement classique sans chauffage électrique), il faut tout de même pas nous la faire avaler comme ça avec une belle photo derrière la bimbo, il faut que chaque maison possède 140 mètres² de panneaux solaires pour un coût de 89 628 €.

Alors qu’attendons-nous tous les super-citoyens à qui nous est reprochée la crise ?! Non mais ! Bougeons-nous un peu !!!! On compte sur nous en hauts lieux…

Outre le retour sur investissement, il faudra gérer le « c’est bon pour la planète-portefeille de certains » car les panneaux solaires contiennent du silicium et la fin de vie de ces panneaux contribue aussi à la fin de Vie générale du Vivant… Ce n’est pas tout, ils contiennent d’autres métaux lourds très polluants. Et pour insister sur une des phrases ci-haut, le recyclage des ampoules à économies d’énergie est lui aussi coûteux en énergie…

Ne croyez surtout pas que je sois contre les économies d'énergies, Je le suis à 100% et ++, le tout restant réaliste.

Eh oui Michel c’est à l’heure des meilleures audiences (ou malveillances) qu’on nous manipule le cerveau et qu’on nous fait passer ce qui serait mieux pour nous. Parce ce qu’une très grande majorité détendue dans le salon accepte par fatigue, peur ou facilité.

Pour continuer un peu dans l'intox, Biville sur mer en Seine-Maritime ? C'est un petit village du littoral près de Dieppe où 6 éoliennes sont récemment sorties de terre. Six engins de dernière génération qui occupent 4 km du littoral normand. Chaque éolienne a une puissance maxi de 2 mégawatts… si le vent souffle fort (faire le calcul) Alors que 2 600 mégawatts sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine… qui ne produit déjà pas assez, mais quand il fait très froid tout le monde sait l’apprécier ( ?!).

Alors Michel quelle question se poser : pourquoi cette énergie renouvelable est-elle si chère, non maîtrisable (4 fois plus chère que celle de l'atome), mais c'est pas grave, EDF a obligation de la racheter (et cher).

Quand aux 6 éoliennes, quelquefois une seule tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ? Du vent il n'y en a pas toujours et pendant plusieurs jours, généralement quand il fait très froid, ou très chaud. C'est la nature, l'homme ne lui dicte pas encore sa loi totalement…

Mais alors, s'il n'y a pas de vent comment expliquer qu'une et une seule des éoliennes tourne ? La réponse est très simple : On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables, alors on n'hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté. Ben oui, ça ne ferait pas bien pour les habitants de la région qui n'ont pas encore accepté ça dans le paysage, que de voir toutes les éoliennes à l'arrêt alors qu'il fait -10 degrés.

Alors, tout simplement, on en fait tourner une… comment ? à l’aide d’un moteur (en lui donnant du courant). Ça consomme un peu d'électricité, mais ça fait croire que ça produit de l'énergie.

Il est temps d'arrêter de nous rabâcher tous les jours dans les médias « c'est bon pour la planète », parce que tout le monde s’en tape le coquillard.

Ce qui est clair c’est que les conseilleurs ne sont pas les payeurs, c’est nous… En plus ils sont de plus en plus malhonnêtes (ou incompétents) comme ils veulent ceux qui nous conseillent d’éteindre les veilleuses, je dirais même dangereux pour l’humanité.

L'électricité 'dite propre' sans fumées, sans CO2, sans atomes, disponible quand on en a besoin, à un prix qui ne détruise pas nos emplois et non pas notre confort, ça n'existe pas, mises à part les centrales hydroélectriques. Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge propre ou qui met en route son lave vaisselle vide… Alors stop arrêtez de culpabiliser ! de nous prendre pour des demeurés (quoi que…), avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne tiennent pas la route !

Même la femme d’expérience, plutôt innocente, Evelyne Délias… « …il ne faut pas mettre trop de chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et « ce n’est pas bon pour la planète ». Certes elle ne doit pas connaître la mécanique du chauffage de la voiture qui récupère la chaleur de l'eau du circuit de refroidissement du moteur et cette eau chaude, il faut absolument la refroidir en la faisant passer soit dans le radiateur principal (celui qui se trouve derrière la calandre), soit dans le radiateur du chauffage de l'habitacle, sinon c'est la mort du moteur ! Si cette eau n'est pas assez refroidie, c'est même le ventilateur du circuit de refroidissement qui doit s'en charger en consommant de l'électricité pour tourner ! Et ça… « C’est pas bon pour la planète ». Ah ces parisiens qui ne se déplacent qu’en métro ou en taxi…

Je ne vous parlerais pas des biocarburants, soi-disant carburants verts, vrai désastre écologique à courte échéance et sujet qui me fâche vraiment. Les grands de l’agro-alimentaire, ont bien flairer l’aubaine encore et encore… défrichant des forêts entières et engendrant des famines partout (grande famine au Mexique, pourtant premier acheteur de ce maïs…)

C’est bien évidemment un autre débat, mais débattons, réveillons, alertons, bougeons, oeuvrons, conscientisons, communiquons, à vous de trouver la suite la plus appropriée à chacun.

Merci Michel d’être ce que tu es et pour ton coup de gueule.

Et merci à tous aussi. Chaque geste compte.

Immortels serons-nous un jour ? Ils n’auront pas le temps… Merci la nature.

Je ne relis pas non plus, pardonnez-vous les quelques fautes et

Je vous embrasse du fond du cœur.

Isabelle Milheiro

mpmi@libertysurf.fr

0674.244.233

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source : flickr


[Sos-planete groupe] L'Immortalité de la chair!

 

De :

terresacree@googlegroups.com au nom de rayagir (ray@ouvaton.org)

Envoyé :

dim. 22/02/09 20:59

À :

SOS-planete (terresacree@googlegroups.com)


Bonjour à tous,
Je m'associe à la révolte de Michel, sur "l'immortalité"
en mettant l'accent sur deux phrases:

_____ La première:
"Et dire qu'il faut garder courage!"

_ Oui gardons cette volonté de se battre,
_ il faut garder courage, continuer, crier, agir

_ Il faut garder espoir tout en étant lucide comme il l'exprime dans
_____ cette deuxième phrase :
" Mais que faire face aux multinationales toutes puissantes, alors
que nous ne sommes que des individus et que les rares associations
pour la défense de la vie doivent oeuvrer avec des moyens dérisoires.
Il y a urgence. Il faut agir et vite; se positionner non pas pour
refuser le progrès (qui est naturel) mais pour empêcher l'homme
d'accomplir la pire bêtise de sa vie. "

__ Oui, il faut agir et la question "Que faire?"
nécessite une réponse, longuement argumentée,
elle réclame la mise en oeuvre de moyens d'action.
__ Tout cela est présenté dans mon dernier ouvrage
en libre diffusion:
" Une Nouvelle Civilisation pour un Nouveau Monde"
___
http://www.grs.ouvaton.org

J'en appelle à tous ceux qui veulent agir,
concrètement, efficacement.

Ne restez pas les bras croisés, à attendre
les ravages et les malheurs.
Ne rêvez pas d'un monde meilleur,
apporté par des esprits supérieurs,
sur le plateau d'une "spiritualité" stérile,
qui n'attend son salut que du ciel!

Aidons nous nous même,
personne ne nous aidera.

Cordialement à tous,
___________________ Raymond Gérès


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Re: [Sos-planete groupe] Re: Un billet de Michel : Demain vous serez peut-être charnellement immortels

 

De :

terresacree@googlegroups.com au nom de rayagir (ray@ouvaton.org)

Envoyé :

lun. 23/02/09 20:23

À :

SOS-planete (terresacree@googlegroups.com)


Bonjour à tous,

_ << Passé un certain point, des boucles de rétroactions vont se
déclencher, et le processus échappera à notre contrôle. >>

Est ce possible?

Voici un article écrit, en 2001, par Alain Vallon.
Il nous apprend ce que les climatologues nomment le « Scénario Vénus » .

_=============================

LE SCENARIO vénus

Comme chacun le sait (peut être), l'effet de serre est causé par tous
les gaz dont les molécules comportent 3 atomes ou plus.
C'est le cas du CO2, du NO2 et de diverses effluves qui rythment le
souffle de notre société de consommation confortablement assise sur
son baril de pétrole.
C'est aussi le cas du CH4, un gaz appelé "méthane", qui imprègne
l'haleine de notre civilisation et allège les pets des bovins, humains
et autres ruminants.
Si l'atmosphère n'avait que ces émissions de fermentation
"entérocolique" à digérer, il n'y aurait pas de quoi en faire un
fromage.
En effet, si l'efficacité de ces gaz, en terme d'augmentation de la
température est dix fois supérieure à celle du CO2, leur émission est
pour l'instant relativement modérée.
Hélas, depuis plusieurs millions d'années, la vie sur Terre utilise la
bonne vieille fermentation méthanogène si pratique pour décomposer les
détritus et autres résidus animaux ou végétaux.
Heureusement, comme un chat bien élevé qui enterre et recouvre ses
excrétions, la Terre prend bien soin d'enfuir les siennes; au fond des
marécages, des océans et dans les pergélisols.
Je dis "Heureusement", car si ce méthane n'avait pas été stocké cela
aurait induit une écologie très différente et nous ne serions pas là
pour en parler.
J'ai dit "Hélas" car la majeure partie de ce gigantesque stock de
méthane est accumulée selon des processus hautement instables.
Actuellement, les pergélisols de Sibérie et du Canada se réchauffent
et commencent à relâcher leur méthane.
Le plus préoccupant se situe au fond des océans, où le méthane est
piégé dans des couches d'hydrate de méthane.
Leur stabilité est tributaire de la pression et de la température. Si
la pression diminue ou si la température de l'eau augmente le méthane
se dégage.
Les climatologues et géophysiciens "pessimistes" prévoient un dégazage
accéléré, qui provoquerait une élévation de température de plusieurs
dizaines de degrés en quelques années, avec des pics de 60 à 80 degrés
d'ici dix ans.

Les très pessimistes prévoient carrément le "Scénario Vénus", c'est à
dire un dégazage "explosif" qui en quelques mois produirait des
températures supérieures à 100 degrés et amènerait, sur terre en
quelques décennies, les conditions climatiques régnant sur la planète
Vénus: 300 degrés et des vents de 600 Km/h.

Personnellement, pour diverses raisons, je n'adopte pas ces tournures
d'esprit sans espoir et comme les optimistes j'espère que nous ne
dépasserons pas les 50 degrés en Europe et que nous nous contenterons
de vents ordinaires de 300Km/h.

En effet, la plupart des climatologues pensent que le dégazage de
méthane sera progressif et modéré.
Cela permettra leur oxydation qui produira de la vapeur d'eau et du
CO2 dont l'effet est moins brutal.
Autrement dit, dans une vision optimiste, nous pouvons espérer
profiter quelques années encore, de notre merveilleux monde civilisé
consumériste.
Nous pouvons continuer à nous empiffrer de " hot-dogs ", pétroler du
CO2 et péter du méthane, avant que la fin de notre monde ne survienne.

_===========================

Cet article d'Alain Vallon, est ancien.
Faut il le croire ?

Mais non, ......... dormez tranquille, ......, dormez ......, ne soyez
pas inquiet, ces scientifiques alarmistes se trompent.
Depuis cette époque beaucoup de choses ont changé.
Comme vous le savez, grâce à la télé, nos dirigeants ont pris les
choses en main.
Rien ne presse, nous avons largement le temps de régler ces petits
problèmes, les pouvoirs publics et les esprits éclairés nous protègent
et font le nécessaire.
Comme on nous le dit, tout ira bien.
Et, s'il restait un danger il disparaîtrait grâce à l'union des
pensées constructives, car la spiritualité progresse.
Toutes les usines vont devenir propres. L'agriculture n'utilisera plus
de pesticides ni de substances nocives, grâce à l'utilisation des
OGM.
Nous utiliserons des produits propres, des énergies propres et nous
roulerons à l'éthanol ou en voiture électrique.
Nos Hot-Dogs seront moins salés, mieux vitaminés et anti-cholestérol
grâce aux graisses poly-insaturées, enrichies en Oméga 3, 6 et 9 penta-
déshydrogéné.

Vous n'aimez pas les OGM, les Hot-Dogs ?
Facile, ...... on élèvera des coccinelles et Mac Do vous servira des
beefsteak de Soja.
Pour cela, il suffira de se réunir, en cercle, en se tenant par la
main et l'union des consciences intersidérales sera victorieuse du
mal.

Nous serons en meilleure santé, et pourrons croquer la vie à pleines
mâchoires, à belles dents protégées par les nouveaux dentifrices hexa-
fluorés, renforcés par l'action des nano-machines de dernière
génération.
Ces nano-machines, programmées pour un détartrage automatique trois
fois par jour, après les principaux repas, pourront même être
distribuées gratuitement, pour une action immédiate, incorporées dans
des pastilles sans-sucre, chez Mac-Do, pour sucer après chaque petit
en-cas !
Tout le monde aura les dents blanches.
Allez-y souriez ...........................!
Comme vous le voyez: Tout est pour le mieux dans le meilleur des
mondes.
Surtout, ne vous fatiguez pas, ne faites rien, on le fait pour
vous !

Quant aux actifs, ceux qui ne peuvent pas se contenter de rêver, ceux
qui ne peuvent rester douillettement allongés, béatement
téléspectateurs, ceux qui grincent des dents en pensant aux nano-
machines, ceux qui malgré tout veulent agir ....
..... Il y a :
___________ http://www.grs.ouvaton.org

Cordialement,
_____________ Raymond Gérès

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la suite sur : mesure du réchauffement, 20 – 23 fév. 09, 2/2

Par Gorge Rouge
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Mardi 4 septembre 1984
 

[Sos-planete groupe] Changement climatique : quatre vérités dérangeantes‏

De :

terresacree@googlegroups.com au nom de Tanguy Henrard (tanguy.henrard@gmail.com)

Envoyé :

dim. 22/02/09 20:59

À :

SOS-planete (terresacree@googlegroups.com)


Agrion - source : flickr

Les scientifiques interrogés par Gwynne Dyer en sont maintenant
convaincus. Les objectifs définis par le GIEC sont obsolètes. Le
réchauffement est plus rapide que .prévu, mais pire encore
, passé un
certain point, des boucles de rétroactions vont se déclencher, et le
processus échappera à notre contrôle
. Si le réchauffement atmosphérique
s’emballe, sur terre, la situation deviendra incontrôlable. Les États
faillis, la famine, les guerres, les exodes massifs vont se multiplier.
Dans ces conditions, la mise en œuvre de politiques internationales de
réduction des émissions n’aurait plus aucune chance de succès.
Combien
de temps nous reste-il ? Trop peu pour réduire les émissions avant de
dépasser les limites dangereuses
. Voilà résumées les conclusions que
tire Dyer de la série d’entretiens qu’il vient de réaliser à travers le
monde avec des scientifiques, des militaires et des politiques.

*Par Gwynne Dyer, Japan Times, 7 décembre 2008*

Voilà à peu près deux ans de cela, j’ai pris conscience que les
militaires de divers pays avaient commencé à élaborer des scénarios sur
les changements climatiques. Des scénarios qui se basaient sur les
travaux des scientifiques prévoyant une hausse des températures, la
baisse du rendement de l’agriculture et d’autres conséquences, et
examinaient leurs implications politique et stratégiques.

Ces scénarios prédisaient la multiplication des États faillis en raison
de l’incapacité des gouvernements à nourrir leur population, des vagues
de réfugiés climatiques aux frontières des pays plus fortunés, et même
des guerres entre pays qui partagent les mêmes cours d’eau.

J’ai alors commencé à interroger tous ceux que je pouvais rencontrer.
Non seulement des responsables militaires, mais aussi des scientifiques,
des diplomates et des hommes politiques. Dix huit mois plus tard, après
environ 70 entretiens, réalisés dans une douzaine de pays, j’en suis
arrivé à quatre conclusions que j’étais loin d’anticiper lorsque j’ai
entamé ce travail :


• Les scientifiques ont vraiment peur

Les observations au cours des deux ou trois dernières années, leur
donnent à penser que tout se déroule beaucoup plus rapidement que ne le
prévoyaient leurs modèles climatiques. Mais ils sont face à un dilemme.
Au cours de la dernière décennie, ils ont dû lutter contre une campagne
fort bien financée qui visait à semer le doute sur la réalité des
changements climatiques.

Aujourd’hui, les peuples et leurs gouvernements sont à l’écoute. Même
aux États-Unis, le quartier général du déni des changements climatiques,
85% de la population voit cette question comme un problème majeur, et
les deux candidats à l’élection présidentielle ont promis durant la
campagne des réductions de 80% des émissions de gaz à effet de serre
d’ici à 2050.

Les scientifiques sont réticents, on le comprend, à annoncer
publiquement que leurs prévisions étaient fausses, que la situation est
vraiment bien pire et que les objectifs devront être révisés. La plupart
d’entre eux attendent de disposer d’une preuve incontestable montrant
que le changement climatique intervient plus rapidement que prévu, même
si en privé, ils s’affirment convaincus que c’est bien le cas.

De ce fait, les gouvernements, bien qu’ayant enfin pris conscience du
danger, continuent de viser des objectifs de réduction des émissions
obsolètes.
Pour éviter l’emballement du réchauffement de la planète, le
véritable objectif requis serait probablement une réduction de 80% des
émissions d’ici à 2030, et la quasi disparition de l’usage des
combustibles fossiles (charbon, gaz et pétrole) d’ici à 2050
.


• Les militaires ont raison

L’alimentation est la question clé, et la situation de l’offre
alimentaire mondiale est déjà très tendue. Nous avons consommé environ
les deux tiers des réserves mondiales de céréales au cours des cinq
dernières années, et ne disposons plus que d’environ 50 jours de stock.
Même un seul degré d’augmentation de la température moyenne de la
planète se traduirait par une diminution de la production alimentaire
dans presque tous les pays qui sont plus proches de l’équateur que des
pôles, et qui abritent la quasi-totalité des greniers à blé de la planète.


Pour cette raison, le marché international des céréales va disparaître
par manque de marchandises. Les pays qui ne pourront plus nourrir leur
population ne seront pas en mesure de se procurer le nécessaire pour se
sortir d’affaire en important leurs céréales, même s’ils disposent de
l’argent pour ce faire.


Les réfugiés affamés se répandront à travers les frontières, des nations
entières vont s’effondrer dans l’anarchie - et certains pays pourraient
être tentés de s’accaparer les terres ou l’eau de leurs voisins.


Ce sont là les scénarios que le Pentagone et d’autres états-majors
étudient aujourd’hui. Ils pourraient commencer à se concrétiser aussi
rapidement que d’ici 15 à 20 ans
. Si ce type de désordre se répand, il
n’y aura que peu de chances de conclure ou de maintenir des accords
mondiaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et éviter la
poursuite du réchauffement de la planète.


• Il existe un point de non-retour au-delà duquel le réchauffement
devient inéluctable

Nous sommes probablement en route pour le dépasser. Ce point de bascule,
c’est celui où le réchauffement d’origine anthropique (d’origine
humaine) déclenche une libération massive de dioxyde de carbone des
océans dont la température s’élève, ou des rejets de dioxyde de carbone
et de méthane provoqués par la fonte du pergélisol, ou les deux
phénomènes ensemble.
La plupart des climatologues pensent que ce point
se situe légèrement au dessus des 2° de réchauffement.


Un fois ce point dépassé, l’humanité perdra le contrôle : la réduction
de nos émissions pourrait ne pas parvenir à arrêter le réchauffement de
la planète.
Cependant, nous allons presque certainement outrepasser la
date limite.
Nous ne pouvons pas retrouver les 10 années qui ont été
perdues, et
au moment où un nouvel accord remplaçant celui de Kyoto sera
négocié et mis en oeuvre, il ne restera probablement pas assez de temps
pour arrêter le réchauffement avant d’avoir atteint le point limite à ne
pas franchir.



• Nous devrons tricher

Au cours des deux dernières années, plusieurs scientifiques ont proposé
plusieurs techniques de « géo-ingénierie » destinées à combattre la
hausse de température. On pourrait par exemple répandre dans la
stratosphère une sorte d’écran chimique temporaire de protection solaire
par l’ensemencement avec des particules de soufre. Nous pourrions
également épaissir artificiellement les nuages maritimes de basse
altitude pour qu’ils reflètent plus la lumière du soleil. Ce ne sont pas
des solutions permanentes ; tout au plus des moyens de gagner un peu de
temps pour réduire nos émissions sans provoquer l’emballement du
réchauffement.

La situation devient très grave, et nous allons probablement assister
aux premières expérimentations avec ces techniques dans un délai de cinq
ans. Il existe une possibilité de trouver l’issue de cette crise, mais
elle n’est pas aisée et il n’y a aucune garantie de succès.

Comme le dit l’histoire de l’Irlandais face à un voyageur égaré : Pour
aller là, Monsieur, moi je ne serais pas parti d’ici.

/Gwynne Dyer est journaliste indépendant et historien, spécialiste des
questions militaires./

------------------------------------------------------------------------
Publication originale Japan Times, 7 déc. 08
<
http://search.japantimes.co.jp/cgi-bin/eo20081207gd.html>, traduction
Contre Info


source : flickr

[Sos-planete groupe] Re: Changement climatique : quatre vérités dérangeantes

De :

terresacree@googlegroups.com au nom de rayagir (ray@ouvaton.org)

Envoyé :

lun. 23/02/09 17:07

À :

SOS-planete (terresacree@googlegroups.com)



Bonjour à tous

__ L'article de Tanguy résume les conclusions de Gwynne Dyer, Japan
Times, 7 décembre 2008

__
Tout ce qu'il dit est connu depuis plus de 30 ans, mais la
propagande de ceux qui nous manipulent est passée par là
.

Oui, nous avons su ...... mais n'avons pas voulu savoir et .... tout
oublié.
__ Dans les recoins de notre mémoire, il ne reste plus que quelques
vagues souvenirs et, ... sur le tableau noir de notre conscience, la
poussière d'une mauvaise impression, d'un obscur sentiment de
culpabilité.
__
L'éponge de la désinformation a tout effacé
.

Oui, vous voyez mais ne voulez pas voir
Vous savez mais refusez de savoir.
Vous avez tout compris mais tout oublié.

Rappelez-vous ou apprenez le :
Le premier Sommet de la Terre a eu lieu à Stockholm en 1972;
__ Oui, 1972, certains d'entre vous n'étaient pas nés!

En 1972, TOUS les scientifiques indépendants étaient mobilisés car il
devenait évident que la pollution et le dérèglement climatique
allaient devenir un enjeu majeur pour la vie sur Terre.
Par leurs alertes ils avaient réussi à provoquer cette première
réunion mondiale des chefs d'États.
Une conclusion s'est imposée: "L'avenir était sombre!"
Deux mesures ont été prises:
__ 1) La décisions de se rencontrer tous les 5 ans et de provoquer un
sommet de la Terre tous les dix ans!
__ 2) La création du PNUE (Programme des Nations Unies pour
l’Environnement) et du GIEC (Groupe Inter Gouvernemental d'Etude du
Climat) qui sous l'égide de l'ONU a été chargé d'élaborer un rapport
sur l'état de la planète en vue des prochaines rencontres.

Les deux principales mission du GIEC sont:
___ 1) Dresser avec précisions l'état de la Planète.
___ 2) Établir des prévisions pour les années suivantes.

__ A chaque fois, l'étude des rapports du GIEC a montré que l'état réel
de la Planète était en aggravation constante, en dépassant toutes les
prévisions les plus pessimistes.
__ A chaque fois, les chefs d'états ont pris deux décisions
importantes:
___ 1) Prendre acte de l'aggravation de la situation.
___ 2) Décider d'une nouvelle rencontre.

Accessoirement, à Kyoto ils ont décidé de commercialiser les droits de
pollution.

Rappelez vous,
__ 1972 Stockholm (Suède)
__ 1982 Nairobi (Kenya)
__ 1992 Rio de Janeiro (Brésil)
__ 1997 Kyoto (Japon)
__ 2002 Johannesburg (Afrique du Sud)
__ 2005 Sommet Mondial de l'ONU à New York

Chaque fois la situation a été constatée plus grave que prévue.
Chaque fois, rien n'a été fait, ..... concrètement.

Chaque fois la propagande a minimisé les conclusions du GIEC.
Jusqu'en 2002 elle a réussi à faire croire à la majorité qu'il n'y
avait pas de dérèglement climatique.
Depuis 2002, les ravages climatiques devenant évidents, la
désinformation a réussi à nous tranquilliser en reportant les
conséquences à ..... plus tard.
___ Oui, ce sera grave, ..... à la fin du siècle. En ajoutant que si
nous ne faisons rien, ce sera encore plus grave ...... au prochain
millénaire.

Vous interrogez-vous sur les raisons de cette désinformation ?
Réfléchissez,... vous demandez-vous pourquoi rien n'a été fait ?

Ceux qui ouvrent les yeux constatent la gravité, dès maintenant, et le
chaos dans les dix ans qui viennent.

Essayez de vous rappeler, les faits, les espoirs et les mensonges,
rappelez-vous ...

Relisez "Le MONDE diplomatique
____________ " du mois d'Août 2002.
(Paru avant les inondations qui ont ravagé toute l'Europe)).

_=========================================

__ Titre, en première page:
___________________________"SAUVER la PLANETE".

L'article, d'Ignacio Ramonet, nous parle du prochain Sommet de la
Terre à Johannesburg où nous dit-il:
" Les chefs d'état et dirigeants de plus de 180 pays, vont tenter de
répondre aux plus graves questions qui concernent l'humanité entière"

Car, ajoute-t-il, "la Terre va mal, très mal.".
On peut lire:
" Lors du premier Sommet de la Terre, la sonnette d'alarme avait alors
été tirée:
le climat se réchauffe, l'eau douce se fait rare, les forêts
disparaissent, des dizaines d'espèces vivantes sont en voie
d'extinction, la pauvreté totale ravage plus d'un milliard d'êtres
humain...
Les dirigeants du monde avaient alors admis que << la cause principale
de la dégradation continue de l'environnement mondial est un schéma de
consommation non viable ...>>
Ils avaient adopté deux conventions décisives sur les changements
climatiques et la bio-diversité, ..., pour généraliser le
développement durable.


Celui-ci repose sur une idée simple:
Le développement est durable si les générations futures héritent d'un
environnement dont la qualité est au moins égale à celle qu'ont reçue
les générations précédentes....
....
... les choses ne se sont pas améliorées. Au contraire.
...
Au cours de la décennie écoulée, les rejets de gaz carbonique (CO2)
,
cause principale du réchauffement climatique,
ont augmenté de 9%
...
Ceux des États Unis, premier pollueur de la planète, ont crû
, durant
la même période,
de 18%
...
Plus de un milliard de personnes continuent à ne pas disposer d'eau
potable et près de 3 milliards (la moitié de l'humanité) consomment
une eau de piètre qualité
. A cause de l'ingestion de cette eau
polluée, 30 000 personnes meurent quotidiennement.
Soit plus de dix fois - chaque jour ! - le nombre de victimes des
odieux attentats du 11 septembre 2001
...
Les forêts continuent d'être dévastées ...
l'effet de serre et le
réchauffement s'aggravent.

Chaque année, quelque 6000 espèces animales sont exterminées.
Une extinction massive menace ...comme la Terre n'en a jamais connu
depuis la disparition des dinosaures
....

C'est dire l'immense espérance que soulève ce Sommet de Johannesburg.
..........
En détruisant le monde naturel, les hommes ont rendu la Terre de
moins en moins vivable.
Ce sommet doit inverser les tendances pouvant inéluctablement conduire
à la catastrophe écologique intégrale.
....
....
Sinon,
le genre humain lui même sera menacé d'extinction.


_================================

Oui, vous voyez ; mais voulez-vous vraiment voir ?
Vous savez, oui, mais voulez-vous réellement savoir ?

Croyez vous que des actions efficaces sont prises ?
le tri des poubelles, les éoliennes, les bio-carburants,
...... "L'ECOLO BISNESS' va-t-il nous sauver ?
Avez-vous confiance en nos dirigeants ?

Comprenez-vous que tout est fait pour nous démobiliser, nous
culpabiliser ou alors, nous faire prendre le "messie" pour une
lanterne,

__ Et, ceux qui ont ouvert les yeux, ne voient-ils pas que tout est
fait pour les tromper avec de fausses espérances, des vues de
l'esprit, des espoirs irréels, venus d'ailleurs !
__ Ne voyez-vous pas que tout est fait pour nous dissuader de faire
face ?

____ Pourquoi ?


Parce que le "système" est engagé sur des rails qu'il ne peut plus
quitter... ?
Parce que le pouvoir agit pour le mieux car il ne peut rien faire
d'autre... ?.
Ce sont des explications de premier niveau.
Les croyez-vous ?

Avez-vous tout compris, ou ...... déjà oublié ?

Voulez-vous agir ?

__
http://www.grs.ouvaton.org

Cordialement,
_____________ Raymond Gérès

Par Gorge Rouge
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Lundi 3 septembre 1984

trouvé sur : http://www.partipourladecroissance.net/?p=735

 

Je crains fort que notre civilisation industrielle ne survive à cette crise que peu de temps

24 janvier 2009


Ivo Rens,
professeur honoraire de l’Université de Genève,
ancien titulaire de l’enseignement de l’histoire des doctrines politiques à la Faculté de droit.


Extraits :


Le Temps :
En tant que professeur spécialisé dans l’histoire des idées politiques, vous tirez la sonnette d’alarme depuis les années 1970 sur l’évolution de notre société industrielle. Vous estimez que la croissance ne peut pas être durable. Est-ce que la crise actuelle, très violente, constitue un tournant? S’engage-t-on vers la décroissance?

Ivo Rens : Je ne me hasarderai pas à pronostiquer le devenir de la crise actuelle que les politiques pourraient, cette fois encore, surmonter. Mais j’estime que, par-delà les aléas financiers qui l’ont déclenchée, cette crise provient d’une extrême sollicitation de la capacité de charge de notre planète. Même si nous parvenons temporairement à relancer la machine, notre système économique n’est pas en mesure d’organiser une quelconque décroissance et je crains fort que notre civilisation industrielle ne survive à cette crise que peu de temps.


Tempête de janvier 2009. Source : http://info.rsr.ch/fr/news/France_une_tres_violente_tempete_dans_le_sud_ouest.html?siteSect=2010&sid=10238188&cKey=1232799500000

- Vous estimez donc que l’on court à la catastrophe?

 


- Oui, le système va s’effondrer. Mais je ne peux pas dire à quel moment cet événement surviendra. Est-ce que ce sera cette année, dans dix ans ou dans vingt-cinq ans? A l’échelle de l’histoire et, a fortiori, à l’échelle de la Terre, c’est demain.


- Sur quelles bases fondez-vous votre analyse?


- La science économique dominante n’a pas fait sa révolution au XIXe siècle, comme elle aurait dû la faire, comme les autres sciences - la géologie par exemple - l’ont faite. La révolution thermodynamique (ndlr: science de la chaleur et des machines thermiques) a été négligée. Seuls quelques économistes dissidents me paraissent avoir tenu un discours analysant véritablement notre condition actuelle. Je m’inspire beaucoup de Nicholas Georgescu Roegen, un économiste dissident roumano-américain dont l’œuvre majeure date de 1971: The Entropy Law and the Economic Process (1).


- Pourquoi attendez-vous la décroissance?


- Pour trois raisons fondamentales. Premièrement, nos sociétés industrielles se sont rendues totalement dépendantes du stock d’énergies fossiles, alors que toutes les sociétés du passé ne dépendaient pratiquement que du flux d’énergie solaire. Il y a une différence considérable entre ces deux sources d’énergie: le stock d’énergie fossile n’est susceptible de nous procurer l’équivalent de l’énergie solaire parvenant quotidiennement sur notre planète que pendant quinze jours. Le flux d’énergie solaire restera en revanche substantiellement constant pendant encore environ 15 milliards d’années. Il y a donc une disproportion gigantesque entre les deux sources et nous avons choisi celle qui va rapidement se tarir.

Deuxième raison : nos sociétés se sont rendues dépendantes, plus que toutes les autres, du stock de minerais. Et là, il n’y a pas d’alternative possible, car il n’y a pas de flux. Nous prélevons des portions croissantes de ces minerais et certains sont déjà en voie de tarissement. De plus, contrairement à ce qu’affirment nombre d’économistes, les minerais ne sont remplaçables l’un par l’autre que marginalement et dans certaines limites.

Dernière raison : nos sociétés industrielles sollicitent la planète d’une manière abusive. Je disais déjà à mes étudiants à la fin des années 1990 que, dans l’histoire de l’humanité, jusqu’au XXe siècle, aucun homme n’avait jamais été le contemporain du doublement de la population humaine pendant la durée de sa vie. Or, moi qui vous parle - disais-je -, je suis né alors qu’il y avait 2 milliards d’individus sur la planète, et nous sommes déjà plus de 6 milliards ! Sans être un partisan de Malthus - ce personnage est à bien des égards haïssable - je constate qu’il a eu l’intuition géniale de la prolifération de la population humaine qui, malheureusement, a été largement vérifiée.

En conclusion, je souligne qu’il y a eu des civilisations admirables avant nous, comme celles des Egyptiens ou des Mayas. Elles ont connu un essor, un déclin et une chute parfois brutale. Il n’y a aucune raison qu’il n’en aille pas de même pour notre civilisation.


- Cela n’a rien à voir avec la fin du monde…


Non. Je parle bien de fin de notre civilisation industrielle. Mais les souffrances inhérentes à sa chute seront considérables. Je ne vous cache pas qu’elles m’effraient.

Tempête de janvier 2009. Source :

http://www.lefigaro.fr/medias/2009/01/27/61fc9e36-ec3d-11dd-8ca2-060132f210ea.jpg


 

- Que se passera-t-il ?


- Il y aura des famines, car la production agricole ne parviendra pas à nourrir toute la population. D’un point de vue environnemental, si le climat se dérègle comme la communauté scientifique nous l’annonce, il y aura des déplacements de population gigantesques notamment du fait de l’inondation des zones côtières. Et puis, malheureusement, des guerres, car les Etats chercheront à s’accaparer les ressources qui iront se raréfiant.

Mais tout le monde ne sera pas touché dans les mêmes proportions. Le monde occidental pourrait moins souffrir que d’autres…

Même des villes comme New York sont exposées à la montée des océans. Plus près de chez nous, si le niveau des mers monte de quelques mètres, la carte de la France, par exemple, sera substantiellement modifiée.


- Les plus grands risques sont donc davantage naturels qu’inhérents au système ?


- Il y a malheureusement l’un et l’autre. Nous allons au-devant d’échéances très redoutables en matière énergétique, avec la déplétion du pétrole et du gaz. Avant cela, les dangers provenant du contrôle des ressources ne sont pas négligeables non plus. L’affaire du conflit gazier entre la Russie et l’Ukraine en donne un avant-goût.

Le monde occidental est extrêmement dépendant du pétrole de la péninsule arabique et du golfe Persique. Or, il n’est pas du tout extravagant d’imaginer qu’il pourrait y avoir un changement de régime en Arabie saoudite, où des hommes proches d’Al-Qaida pourraient un jour prendre le pouvoir. Dans cette hypothèse, je pense qu’il y aurait vraisemblablement intervention militaire des Etats-Unis, quel que soit le président en exercice.


- N’y a-t-il pas des espoirs ? La société ne peut-elle pas s’affranchir du pétrole ?


- Non, et la chute récente des prix du pétrole n’est, à ce titre, nullement rassurante. Au niveau actuel d’environ 40 dollars le baril, le prix de l’or noir n’incite pas les entreprises à investir, alors qu’à 150 dollars, comme en juillet dernier, elles allaient le faire en grand. Si donc les Etats parviennent à relancer l’économie, la crise énergétique risque de rebondir et, à terme, la situation risque d’être encore plus grave qu’actuellement.

- L’énergie solaire ne peut-elle pas remplacer les ressources fossiles ?


- Je crois au solaire, mais il ne nous permettra pas de maintenir notre style de vie industriel. Le solaire est trop diffus. Son captage requiert beaucoup de matériaux rares dont, au surplus, l’extraction est coûteuse en énergie.

Le monde devra immanquablement affronter une reconversion. Il ne sera par exemple plus possible d’avoir une voiture par famille, voire par individu. Le monde entier ne peut adopter notre mode de vie occidental. Une fois encore, il en va de la capacité de charge de notre planète.


- Il y aura donc un retour en arrière?

- L’expression ne me paraît pas adéquate. Les sciences ont très considérablement progressé depuis la révolution industrielle, dans pratiquement tous les domaines. Par conséquent, nous ne retomberons pas au XVIIIe siècle !


- Mais le savoir pourrait-il connaître un sérieux coup de frein ?


 


- Non, je ne le crois pas. Je ne peux concevoir qu’il y ait une fin à la progression du savoir. Peut-être sera-t-elle plus lente, peut-être s’orientera-t-elle dans d’autres directions, qui ont été jusqu’ici négligées…

Source :  http://meteoetclimat.over-blog.fr/



- Reste que la société industrielle a permis d’allonger l’espérance de vie des individus comme jamais cela n’avait pu être le cas auparavant. Pourra-t-on maintenir cet acquis ?


- Vraisemblablement pas. Il y aura un raccourcissement de l’espérance de vie des individus. Les entreprises pharmaceutiques ne pourront pas produire dans les mêmes quantités les antibiotiques et autres médicaments : leur production sera beaucoup plus parcimonieuse. Les magnificences de la civilisation industrielle sont appelées à disparaître. «La fête est finie», écrit Yves Cochet, ancien ministre français de l’Aménagement du territoire et de l’environnement sous Lionel Jospin, dans son ouvrage intitulé Pétrole Apocalypse (2).


(1). Cf aussi La décroissance. Entropie. Ecologie. Economie, 3e édition, Editions Ellébore-Sang de la terre, Paris, 2006, traduit et présenté par Ivo Rens et Jacques Grinevald.


(2). Pétrole. Apocalypse, Fayard, Paris, 2005.

 

Par Gorge Rouge
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Dimanche 2 septembre 1984
 

Les invités-surprises Source : Manière de voir — Les révoltés du travail

103 / Février - mars 2009



Quand l’économie comprime la société, parfois ça explose. Mais souvent, ça écrase. Des siècles d’expérience et des monceaux de théories n’y ont rien changé : la physique de la révolte obéit à une logique insaisissable. Le piston de la crise qui propulse dans les rues des foules hier encore assoupies agira ailleurs comme un pilon. Au mouvement irrésistible du Front populaire répond le coup d’assommoir des années 1980 ; au soulèvement des Argentins en 2001 contre la politique du Fonds monétaire international réplique l’apathie des salariés japonais englués dans la grande dépression des années 1990.

Nous y revoilà. L’économie américaine détruit les emplois par millions, les entreprises européennes rejettent leurs travailleurs ; le Japon replonge. En une décennie, les peuples des pays les plus industrialisés auront acquitté par trois fois le prix du capitalisme libéral : une première, par le laminage de leurs salaires mis en concurrence internationale ; une deuxième, par le financement public de plans destinés à sauver l’édifice bancaire mondial ; une troisième, en perdant leur poste afin qu’intervienne la restructuration de l’appareil productif et le rétablissement des marges.


Contrairement aux précédentes, la récession entamée en 2008 frappe simultanément – quoique en proportion décroissante – ouvriers et employés, ingénieurs, cadres et professions intellectuelles supérieures ; hier inattentifs aux tourments des salariés, les journalistes, par exemple, se soucient à présent d’une crise qui ne les épargne plus. En France, en Italie, en Grèce, des mouvements de jeunesse ont éclaté. Des échines naguère assouplies par les promesses de la promotion sociale se redressent. Piston ou pilon, de quel côté penchera cette fois le balancier ?


« La soumission du plus grand nombre au plus petit, ce fait fondamental de presque toute organisation sociale, n’a pas fini d’étonner tous ceux qui réfléchissent un peu »
, notait en 1937 la philosophe Simone Weil dans sa Méditation sur l’obéissance et la liberté. « Comme si, dans la balance sociale, le gramme l’emportait sur le kilo. » Cet apparent défi à la raison se manifeste avec une brutalité particulière au sein des entreprises. Là où le travail, alternativement trop intense et trop rare – surdosé pour les uns, rationné pour les autres –, dévoile sa double vérité. Celle, objective, de l’exploitation, d’autant plus identifiable que la tâche est rude, répétitive, réductible au seul salaire qu’elle rapporte. Celle, subjective, de l’accomplissement professionnel perçu par le salarié qui « s’investit » et trouve à l’atelier ou au bureau un statut, des copains, la trame d’une existence.


Or les deux aspects coexistent, le second masquant le premier. « Les travailleurs peuvent concourir à leur propre exploitation, observait Pierre Bourdieu, par l’effort même qu’ils font pour s’approprier leur travail et qui les attache à lui par l’intermédiaire des libertés, souvent infimes et presque toujours “fonctionnelles”, qui leur sont laissées (
1). » Le management le sait. Il en joue. La fierté du travail exaltée par les discours politiques et patronaux n’est pas celle du mouvement ouvrier : l’une isole et fragmente ; l’autre intègre et rassemble.


Et puis il y a la force des fausses évidences. Quand le gramme paraît l’emporter depuis toujours sur le kilo, comment imaginer qu’il devrait un jour en aller autrement ? S’interrogeant sur la passivité des sidérurgistes allemands de la Ruhr qui, au début du XXe siècle, enduraient sans broncher la violence du labeur, le sociologue Barrington Moore notait que la plupart d’entre eux ne percevaient pas leur sort comme le produit d’une injustice. Mais comme une malédiction. Passer de l’obéissance à la possibilité même de la révolte exigeait donc, selon Moore, de « surmonter l’illusion de la fatalité (
2)  ». Tous les mouvements d’émancipation sont partis de là. Et, pour vaincre, tous durent affronter les marchands de sable qui font souffler partout le même sirocco : l’ordre social est imparfait mais irremplaçable ; l’améliorer passe par des solutions individuelles ; l’action collective conduit à l’uniformisation ou au goulag. Laissez-nous faire, occupez-vous de vous...


Au fond, quoi de commun entre des paysans japonais refusant d’être expropriés de leurs terres ; des cheminots entraînant dans leur sillage un pays entier contre la remise en cause de la sécurité sociale ; des syndicalistes sud-africains payant de leur vie leur engagement contre l’apartheid ; des féministes donnant autant de fil à retordre à leurs camarades grévistes qu’à leur employeur ; des chômeurs allemands passant une annonce dans le journal pour proposer à leurs semblables de s’entraider ; des ouvriers de Chicago occupant leur usine de portes et fenêtres jusqu’à faire plier patronat et banquiers ? Pas grand-chose, si ce n’est que tous ont su au cours des décennies écoulées jouer les invités-surprises dans une histoire qui se serait volontiers écrite sans eux.

Mona Chollet et Pierre Rimbert.
 

(1) Pierre Bourdieu, « La double vérité du travail », dans Méditations pascaliennes, Paris, Seuil, 1997.

(2) Barrington Moore, Injustice : The Social Bases of Obedience and Revolt, Random House, New York, 1978.


Par Gorge Rouge
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Samedi 1 septembre 1984
 

Mr. Nicolas Sarkozy avait sans doute pressenti le rejet du projet de loi sur les OGM le 13 mai lorsqu'il déclara le 8 mai que "la vraie France n'était pas à Vichy". En effet, la tentative par les multinationales d'imposer leurs nécro-technologies n'est que l'aboutissement logique d'un système de confiscation du vivant qui a été mis en place durant la seconde guerre mondiale.

Suite à cette déclaration du Président de la République, qu'attend l'Etat Français pour déclarer inconstitutionnelles, et les faire passer à la trappe, toutes les institutions créées par un gouvernement Pétainiste et faux-Français:

- Le GNIS: Groupement National Interprofessionnel des Semences, créé en 1941.

- Le CTPS: Comité Technique Permanent de la Sélection, créé en 1942.

- Le SPV: Service de Protection des Plantes (la police des plantes), créé en 1941.

Toutes institutions qui ont fortement tendance à faire le jeu et la fortune des multinationales qui ont imposé la suprématie des semences de synthèse (hybrides F1 et OGMs).

La nature intrinsèque de la semence générant un type d'agriculture, la création de ces institutions Pétainistes de contrôle de la semence a permis aux multinationales de l'agro-chimie de prendre la France en otage, avec la complicité des administrations et de l'INRA d'alors, et de mettre en place une agriculture mortifère ne fonctionnant que grâce à des pesticides et à des fertilisants de synthèse qui ont transformé notre pays en poubelle agricole cancérigène et mutagène.

Continuer le combat contre les OGMs, il le faut sûrement, mais un combat plus global ne serait-il pas d'exiger aujourd'hui même une tolérance zéro pour tous les pesticides? Que le peuple Français se porte partie civile pour amener devant les tribunaux tous les empoisonneurs publics que sont les Monsanto, les Syngenta, les Bayer, les Basf et tous les autres.

Interdisons les pesticides: toutes les nécro-technologies, que sont les OGMs et les nécro-carburants, seront éliminées de par le fait-même car elles sont indissociables.

Et pour en revenir à la production prolifique de fausses institutions nées de la fausse-France, quid de l'Ordre des Médecins créé en 1940 par le Maréchal Pétain, le même Maréchal qui en profita pour supprimer le diplôme de médecin herboriste et celui de médecin homéopathe? La création de cet Ordre des Médecins n'aurait-elle pas favorisé le tout allopathique, à savoir la suprématie des médicaments de synthèse, au détriment des thérapies naturelles (naturopathie, phytothérapie, homéopathie...)?

Et quid de l'Ordre des Pharmaciens, créé en mai 1945 par une ordonnance du "gouvernement provisoire"? N'est-il pas le prolongement logique de la suppression par le Maréchal Pétain le 11 Septembre 1941 de la profession d'herboriste. Il y avait encore 6000 herboristeries en 1941, il n'en reste qu'une vingtaine aujourd'hui.

Aux USA, les médicaments de synthèse constituent la quatrième cause nationale de décès. Qu'en est-il de la France?

Est-ce une coïncidence que les mêmes multinationales, qui contrôlent les semences de synthèse et l'agrochimie, contrôlent également l'industrie des médicaments de synthèse?

L'Amérique du Nord est en train de faire passer de nouvelles législations qui vont encore plus confisquer ou criminaliser l'usage des plantes médicinales et autres produits thérapeutiques naturels. Soyons vigilants, l'Europe est en train de nous mijoter la même soupe toxique.

Dominique Guillet.

«On arrête les “gangsters”, on tire sur les auteurs des “hold-up”, on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences?» Roger Heim en 1965. Président de l'Académie Nationale des Sciences  


http://www.kokopelli.asso.fr/

 



Association Kokopelli Oasis. 131 impasse des Palmiers 30100 Alès - France Tél : 04 66 30 64 91
Par Kokopelli
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Samedi 1 septembre 1984

Ce document contient trois articles

Le livre de Romain Felli :
« Les deux âmes de l’écologie – Une critique du développement durable »,
L’Harmattan, juillet 2008,

contribue à comprendre comment on a pu en arriver là
et apporte une crédibilité supplémentaire aux propositions faites sur ce blog.

Voir un extrait de cet ouvrage à la fin du document :
Jardins partagés et plus, 7 octobre 2008 .


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De :
Terre sacree (vivant12@wanadoo.fr)

Envoyé :

sam. 27/09/08 12:49

 

 

Les émissions de CO2 excèdent largement les prévisions
 
LE MONDE | 26.09.08
 
Beaucoup de bruit pour rien ? L'intense activité diplomatique déployée ces dernières années sur le front climatique n'a eu, jusqu'à présent,  aucun impact. C'est, en substance, ce qu'il faut retenir de la  publication, vendredi 26 septembre par le Global Carbon Project (GCP),  des données mondiales d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour l'année 2007.
 
 
Les cimenteries et la combustion des ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz) ont émis 8,5 milliards de tonnes (Gt) de carbone ; les activités de déforestation ont été, pour leur part, responsables de l'émission d'environ 1,5 Gt de carbone. "Ce niveau d'émissions se situe un peu au-dessus des scénarios de développement les plus pessimistes que le GIEC [Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat] a utilisés pour prévoir le changement climatique à la fin du siècle", précise Philippe Ciais (Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement), membre du GCP.
 
VITESSE PRÉOCCUPANTE
 
La vitesse à laquelle progressent les émissions est plus préoccupante encore que leur valeur absolue de 2007. "Depuis 2000, les émissions ont crû en moyenne de 3,5% par an, soit quatre fois plus vite qu'entre 1990 et 2000, où cette augmentation annuelle n'avait été que de 0,9% environ", explique Corinne Le Quéré (université d'East Anglia et British Antarctic Survey), membre du GCP. A titre de comparaison, le pire scénario du GIEC prévoit seulement une augmentation de 2,7% par an.
 
"Cela s'explique par le fait que les pays industrialisés n'ont  globalement pas diminué leurs émissions depuis les années 1990 tandis que le développement économique des pays en voie de développement, en particulier la Chine et l'Inde, a été beaucoup plus rapide que prévu", ajoute Corinne Le Quéré.
 
Pourquoi une telle hausse ? "D'abord, il faut avouer qu'il n'y a pas eu d'avancée technologique déterminante, au cours des quinze dernières années, à même de les ralentir significativement", remarque MmeLe Quéré. L'essentiel (65%) de cette augmentation récente des émissions est imputable à la croissance de l'activité économique, mais 17% proviennent de la baisse en "efficacité-carbone" de l'économie mondiale. "Ce qui veut dire, de manière très paradoxale, qu'il faut aujourd'hui émettre plus de carbone pour produire un dollar qu'il ne le fallait en 2000", décrypte M.Ciais.
 
Cette chute d'efficacité-carbone, que les chercheurs voient apparaître entre 2000 et 2005, est attribuée au grand nombre de centrales à charbon de conception ancienne construites, pendant cette période, dans les provinces de l'intérieur de la Chine. Les 18% restant sont à imputer à la baisse d'efficacité des puits naturels de carbone : la biosphère terrestre (plantes, animaux sauvages et domestiques, etc.) et l'océan (dissolution directe du CO2 dans l'eau ou absorption par le phytoplancton).
 
Ces puits "digèrent" chaque année environ 55% du carbone émis par l'homme. Mais, soumis à des températures globalement supérieures, les océans tendent à en absorber une proportion légèrement décroissante. "La bonne nouvelle * est qu'en dépit de cette chute d'efficacité, cette régulation naturelle fonctionne toujours et demeure, malgré tout, assez stable", tempère M. Ciais.
 
La majorité des données rendues publiques par le GCP sont issues de la compilation des statistiques nationales de production et de consommation énergétique, généralement réputées fiables à 10% près, voire à 20% près dans le cas de la Chine. En revanche, la mesure du taux de CO2 atmosphérique et de son évolution ne souffre pas, elle, de telles incertitudes.
La concentration du principal gaz à effet de serre, qui s'élevait à environ 270 parties par million (ppm) au cours de l'ère préindustrielle, atteint aujourd'hui 385 ppm. Un chiffre qui ne cesse de croître.
 
Stéphane Foucart
 
En valeur absolue, le Sud émet plus que le Nord
 
Selon les données publiées par le Global Carbon Project (GCP), la quantité de dioxyde de carbone (CO2) produite par les pays en développement (non soumis au protocole de Kyoto) représentait, en 2007,
53% des émissions mondiales. En 2004, les pays du Nord et du Sud émettaient encore à parité. Deux ans plus tard, la Chine dépassait les Etats-Unis pour devenir le plus gros émetteur mondial de CO2 (en valeur absolue, pas en émissions par habitant). "En 2007, on voit que l'Inde va dépasser la Russie de manière imminente pour devenir le troisième émetteur mondial", ajoute le climatologue Philippe Ciais, membre du GCP.

* Tu parles d’une bonne nouvelle ! Ce doit être cette idéologie optimiste, faisant alterner coûte que coûte mauvaise nouvelle et bonne nouvelle, qui motive ce genre de commentaire. Pour contre, comme d’habitude, rien sur les solutions à apporter. (Note de Gorge-rouge)

 


 
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De : Terre sacree (vivant12@wanadoo.fr)

Envoyé :

mar. 30/09/08 20:02

 
La Chine premier pollueur mondial; les émissions mondiales au top
vendredi 26 septembre 2008
PARIS (Source vérifiée) - La Chine est passée devant les Etats-Unis 
en devenant le premier pays émetteur de CO2 en 2007
tandis que l'Inde s'apprête à ravir la troisième place à la Russie,
selon une étude scientifique publiable vendredi
faisant état d'un niveau record des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).
Jusqu'en 2005, les riches pays industrialisés émettaient le plus de gaz carbonique,
mais désormais les pays en développement comptent pour 53% des émissions,
souligne cette étude réalisée par un organisme international
Global Carbon Project (GCP).
"La plus forte hausse des émissions est intervenue dans les pays en développement,
principalement la Chine et l'Inde, tandis que dans les pays développés,
la croissance a été plus lente", indique l'étude.

Selon le GCP, les émissions mondiales de CO2 ont atteint l'équivalent
de près de 10 milliards de tonnes de carbone, dont 8,5 mds t
dues à l'utilisation de combustibles fossiles et le reste à la déforestation essentiellement.
En 2007, les émissions de la Chine ont atteint 1,8 milliard de tonnes de CO2,
contre 1,59 md t pour les Etats-Unis, 432 millions de tonnes pour la Russie
et 430 millions pour l'Inde.
Les concentrations de CO2 dans l'atmosphère ont ainsi
augmenté de 2,2 parties par million (ppm) en 2007 pour atteindre 383 ppm.
L'année d'avant, en 2006, la hausse n'avait été que de 1,8 ppm.
A 383 ppm, les niveaux de CO2 dépassent de 37% ceux de 1750,
au début de la révolution industrielle, avec l'exploitation massive du charbon,
du pétrole et du gaz.
"Le niveau actuel de concentration est le plus élevé
depuis les 650.000 dernières années et probablement depuis 20 million d'années",
selon l'étude.
Les scientifiques ont également souligné que les émissions ont augmenté
très nettement depuis le début du siècle, à un rythme moyen de 2 pmm par an
entre 2000 et 20007
contre 1,3 ppm/an dans les années 70,
1,6 ppm dans les années 80 et 1,5 ppm/an dans les années 90.

La déforestation tropicale a généré 1,5 md t de CO2 en 2007,
l'Amérique latine et l'Asie comptant chacune pour 600 millions de tonnes
contre 300 millions pour l'Afrique.
L'étude - Carbon Budget 2007 - a été réalisée par huit scientifiques,
sur la base des statistiques des experts du climat des Nations Unies
et de leurs modèles, dans le cadre d'un projet
parrainé par plusieurs grands programmes internationaux.
 


 

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De : Terre sacree (vivant12@wanadoo.fr)

Envoyé :

mer. 01/10/08 18:36

 

Méthane arctique : le retour de la "bombe climatique" ?
 
Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
 
Deux expéditions dans l'océan Arctique viennent, indépendamment, de découvrir d'importantes émanations de méthane, provenant de stocks jusque-là enfermés dans le sous-sol. Imputées au réchauffement, ces émissions d'un puissant gaz à effet de serre pourraient l'accélérer brutalement. Mais ces fuites sont-elles vraiment récentes et quel serait leur effet ?
 
L'affaire a commencé par un e-mail du chercheur suédois Örjan Gustafsson, travaillant à bord du navire océanographique russe Jacob Smirnitskyi. Transmis au journal The Independent, il expliquait que l'expédition ISSS-08 (International Siberian Shelf Study 2008) avait découvert dans l'océan Arctique, au niveau du plateau continental sibérien, des suintements de méthane s'échappant du fond en de nombreux endroits. Enfermé dans le sous-sol gelé, ce gaz y est retenu prisonnier sous forme de clathrates, ou hydrates de méthane. Le même phénomène existe dans le pergélisol (permafrost en anglais), sol gelé des hautes latitudes.
 
Ces poches de méthane sont un souvenir de la dernière glaciation et constituent d'ailleurs une source d'énergie fossile potentielle. On connaît de nombreux gisements de ce genre, y compris au fond de l'océan comme à Santa Barbara, au large de la Californie. L'effet de serre du méthane est considéré comme au moins vingt fois plus important que celui du CO2 et le dégazage rapide des pergélisols que pourrait entraîner le réchauffement climatique a depuis longtemps été présenté comme une « bombe climatique à retardement ». Ce phénomène aurait d'ailleurs peut-être joué un grand rôle dans le passé, précipitant des basculements de climat.
 
Un phénomène encore très mal connu
 
 
Dans son e-mail, envoyé du bateau, Örjan Gustafsson dévoilait sa surprise devant l'intensité du phénomène. « Hier, pour la première fois, nous avons étudié une zone où le rejet était si intense que le méthane n'avait pas le temps de se dissoudre dans l'eau mais montait sous forme de bulles jusqu'à la surface. Ces cheminées de méthane ont été repérées au sonar et avec des instruments sismologiques. » Selon l'article de The Independent, les teneurs en méthane mesurées dans l'eau de mer seraient en ces endroits jusqu'à cent fois supérieures à la concentration moyenne.
 
Dans les jours qui ont suivi, une autre expédition, britannique celle-là, confirmait le phénomène. Les océanographes travaillant à bord du James Clark Ross annonçaient à leur tour avoir identifié dans l'océan Arctique 250 cheminées de méthane.
 
Un scénario cataclysmique a alors commencé à se dessiner. Les poches de méthane prisonnières des sous-sol gelés représentent en effet des quantités très grandes. Le réchauffement climatique entraînant leur libération pourrait donc s'accélérer brusquement, à l'échelle des décennies, au cours de ce siècle.
 
Mais quelle est l'ampleur du phénomène et quelles pourraient en être les causes ? Des émanations de ce genre ont déjà été observées et les sous-sols gelés ne semblent pas constituer un réservoir bien étanche. Durant ces millénaires de prison depuis la dernière glaciation, de nombreuses évasions ont donc déjà dû avoir eu lieu. Par ailleurs, une étude américaine sur les suintements de méthane de Santa Barbara avait montré que le méthane dissous peine à atteindre l'atmosphère et que 99% du gaz reste dans l'océan. Plus récemment, les carottes du forage Epica, sur le continent antarctique, ont permis d'étudier finement les évolutions du climat terrestre à la fin de la dernière glaciation en parallèle avec les variations de concentrations atmosphériques en méthane. La conclusion des auteurs de cette étude était que le méthane des fameux clathrates, rapidement libéré après le début du réchauffement, n'avait joué aucun rôle sur le climat. Du méthane est bien venu renforcer l'effet de serre mais c'est celui des marécages tropicaux, fuyant rapidement dans l'atmosphère dès que les températures ont commencé à grimper, accélérant ainsi le réchauffement déjà engagé.
 
Nul doute, cependant, que ces cheminées nouvellement découvertes attireront désormais l'attention des océanographes car il faudra bien chercher à savoir si leur nombre a augmenté ces dernières décennies ou le fera à l'avenir.
 
http://www.futura-sciences.com:80/fr/news/t/climatologie-1/d/methane-arctique-le-retour-de-la-bombe-climatique_16891/

 

Par Gorge Rouge
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Samedi 1 septembre 1984

Dans Le Monde du 22 mars 2008, selon 2 chercheurs américains, il  est nécessaire "de ne pas seulement chercher à faire décroître les émissions de CO², il faut chercher à les éliminer entièrement".

 


Alors que les émissions anthropiques mondiales de CO² ont crû, entre 2000 et 2006, à un rythme annuel de 3%, ce qui "est déjà au-dessus du scénario de développement le plus pessimiste imaginé par le GIEC" (ibid.), en France, ces émissions n'ont diminué que de 0,8% entre 1990 et 2004 (Le Monde, 30 janvier 2007).

--------------------

L'intense activité diplomatique déployée ces dernières années
sur le front climatique n'a eu, jusqu'à présent, aucun impact.


Le Monde, 26 septembre 2008.
La suite sur :
Les émissions de CO2 excèdent largement les prévisions - septembre 2008


Voir aussi :
Réchauffement / Les océans s'asphyxient, 20 octobre 2008, sur :
http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/194936/Rechauffement____Les_oceans_s_asphyxient
 

et 

 Les changements climatiques plus sévères que prévus, 21 octobre 2008, sur :
http://www.univers-nature.com:80/inf/inf_actualite1.cgi?id=3418 

 

Par Gorge Rouge
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