Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 05:41

 

Etre rassurés. En plus d’être reconnus : voir « Comment se faire des amis » publié en 1936, dernière réedition 1990. Etre rassurés est notre raison d'être. Après avoir mangé, dormi, avoir chaud et être en bonne santé.

 

Il y a deux manières d’être rassurés sur notre avenir proche aujourd’hui :

la première, la plus fréquente et de loin, c’est découter des radios, de regarder des chaînes de télévision financées par la publicité.

 

La seconde est de préparer un monde vivable en connaissance de cause !

 

Ces deux chemins sont antinomiques. Incompatibles. Car les médias commerciaux ne nous informent pas sur ce sujet précis, celui de l’effondrement du système post extractiviste en cours.

 

 

C’est ce même mécanisme assurément qui rend illisible la revue La Décroissance à bien des gens. Pourtant quelle lucidité ! Mais être rassurés, désinformés, et condamnés à être détruits par un système mortifère que nous laissons s’emballer, est préférable à la lucidité pour la majorité des habitants de ce monde post orwellien.

 

Tout ce que j’écris, tout ce qui se lit dans des revues telles que La décroissance ne sert finalement pour l’instant qu’à annoncer l’inutilité de nos avertissements face à l’énorme machine médiatique publicitaire qui rassure pour vendre ses publicités.

 

Qui peut lire des articles tels que celui de Pierre Thiesset dans le numéro de juin 2014 en pages 3 et 4, hormis si l’on y a été habitué depuis plusieurs années ? Car ça doit être un sacré choc de lire un tel papier sans y avoir été préparé, en sortant directement de TF3 ou de Radio propagande d’Etat (Radio France) !

 

 

 

8618843702_73614152b7.jpg

 

 

L’image du ying et du yang en double goutte d’eau imbriquée reflète bien cette réalité :

- d’un côté ceux qui veulent être rassurés en se baignant dans les médias optimistes qui nous désinforment en passant d’une bonne humeur enthousiaste à la pub puis aux informations partielles et déresponsabilisantes, la petite tâche de noir au milieu de la goutte blanche signifiant notre désarroi face au désatre non annoncé qui arrive ;

- de l’autre côté ceux qui voient les choses en face, telles qu’elles sont, plutôt noires, mais qui leur permet d’entrevoir un espace de clarté et de préparer un avenir convivial, vivable, décroché du monde économique qui s’effondre.

 

 

Même Philippe Bihouix, dans « L’âge des low tech », publié en 2014, a beau faire mine de montrer le chemin : il reste rassurant sur la lenteur de l’effondrement du système ! Si ses propositions sont souvent pertinentes, encore qu’il fait une croix sur les Villes et territoires en transition en une demi page sans même faire figurer le Manuel de transition dans sa bibliographie, hallucinant !, il passe à côté de l’urgence du problème à résoudre. Le principe de précaution passe à la trappe, préférant être rassurant... et inconscient. Car sans urgence tout le monde attend la fin du monde.

 

Et pendant ce temps-là comme disait l’autre dans le bêtisier du bachot, les continents dérivent, peinards. Avec ce genre de constat, on peut clairement établir que la dérive des cons tinue !

 

Ecouter en boucle des radios commerciales avec leurs animateurs toujours pleins d’enthousiasme niais nous anesthésie, nous conditionne comme dans 1984, nous rend sourds, aveugles, peureux et cons. Je suis bien placé pour le savoir : lorsque j’écoute ce genre de radio, deux ou trois fois par an dans le bus qui m’emmène à Rouen, je suis atterré. Même en voiture je ne peux plus. Alors que lire la Décroissance après avoir lu Hopkins me rend non seulement lucide mais plus courageux : «le monde s’effondre, retroussons nos manches pour planter des ceintures vivrières, pour organiser des filières locales et artisanales afin de fabriquer nous-mêmes nos vêtements et nos maisons, répondons par l’affirmative à Jean Giono qui exhortait les paysans à rester en dehors de l’économie marchande, seule manière de résister au système qui se mondialisait déjà rapidement en 1938 ! » 1938, date de publication de sa Lettre aux paysans, rééditée en mai 2013 aux éditions Heros-Limite – lien : http://www.heros-limite.com/?s=giono.

 

 

Aujourd’hui les cartes sont redistribuées puisque quitter cette folie économique n’est plus un choix, une option, mais s’avère inéluctable, voir en autres Jérôme Baschet : Adieux au capitalisme évoqué plus haut.

 

Ce n’est qu’une question de temps croyez-vous ? Non : c’est une question de préparation, d’anticipation. Moins nous préparons le ré-enchantement du monde tel qu’il existait autrefois et tel qu’il existe encore au Bouthan par exemple, et plus nous nous retrouverons face au désastre annoncé.

 

Nous ne pouvons pas empêcher l’effondrement du capitalisme, mais nous pouvons éviter le désastre d’un monde laissé exsangue, en commençant dès aujourd’hui à lui rendre vie.


Repost 0
Published by gorgerouge - dans braise
commenter cet article
7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:20

1er juin 2013 : prenez le temps de lire les commentaires à la suite de cet article, ça vaut le détour.

----------------------------------------------------------------

 

Vous est-il déjà arrivé de croiser le regard de quelqu'un, dans la rue, et d'entrer en fusion complète avec cette personne ?

 

En amour ça porterait le nom de coup de foudre.

 

Mais là c'est juste furtif, le temps d'un éclair, d'un regard, d'une ou deux secondes qui durent longtemps, et chacun, chacune poursuit son chemin, rencontre sans suite, anonyme, mais ô combien intense !

 

Ces moments sont rares, pour moi, quoique !, car il faut être deux à être totalement dans un état d'esprit ouvert à l'autre, ouvert sur l'autre, dans une sorte d'intention qui consisterait à penser quelque chose comme : "tu es belle ou tu es beau" ou " qu'est-ce que tu es beau ! Qu'est-ce tu es belle !" sans aucune attente en retour : "suis-je beau ? Dis-moi que je suis beau !", sans aucune intention de séduction. Et les deux personnes qui se croisent, dans ces cas là, sont toutes les deux dans cette même énergie. C'est rare.

           

Déjà que c'est rare qu'on se dise seulement bonjour ! Parce que le plus souvent au moins l'un des deux ne voit pas l'autre. Et lorsqu'on se dit "bonjour !" on se demande si l'autre va répondre, s'il ne va pas nous laisser dans le vent, on se demande quel regard il va nous renvoyer.

 

Alors être entièrement attentif à l'autre, à la beauté de l'autre, et tomber sur quelqu'un, quelqu'une qui est exactement dans la même intention, c'est rare. Mais si moi-même je parviens à être en permanence dans cet état d'esprit, mes chances de croiser ce regard et de vivre une telle rencontre augmentent sacrément.

 

Regarder l'autre avec une telle intention, c'est s'oublier soi-même, et c'est donc oublier totalement ce que l'autre pourra penser de moi. Ou encore : c'est être tellement persuadé que l'autre ne pourra pas penser quelque chose de dévalorisant, de culpabilisant envers moi, que j'en viens à ne pas me préoccuper de ce que cette  personne pourra penser de moi puisque ça ne pourra être que du bon.

 

Et le "bonjour" verbal devient dérisoire, inutile, tellement sont pleins et intenses tous ces ressentis qui habitent cet échange de regard. Le silence permet de porter toute son attention sur cette sensation de pénétrer au plus profond du regard de l'autre, tout en acceptant soi-même de se laisser pénétrer.

 

C'est peut-être cela la vraie nudité, la vraie sobriété, le véritable dépouillement qui se suffit à lui-même, et qui est plein. Plein de richesse immatérielle, plein de richesse humaine.

 

Peut-être n'existe-t-il pas d'autre moyen de se sentir autant vivre. De se sentir autant heureux.

 

27 mai 2013

Repost 0
Published by gorgerouge - dans respir
commenter cet article
5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 09:05

Vu hier soir 4 juillet. Oui, pendant France Allemagne.

 

"Au début on n'y croyait pas."

Comme la plupart des exagonaux aujourd'hui.

Cette phase est d'autant plus longue qu'on a des arguments pour se voiler la face.

 

Mais cette phase est physiologiquement inscrite en nous :

renoncer à notre mode de vie, notre salariat, notre confort

n'est pas seulement une obligation à plus ou moins longue échéance,

c'est aussi un choix, l'alternative étant le déni.

 

C'est ce que j'évoquais déjà dans le syndrôme de Galilée,

au boulon 28 de la conférence gesticulée Pétroleum pénurie :

 

"Galilée et l'après pétrole : quand j'annonce l'après pétrole je sens bien que le problème n'est pas l'après pétrole,

mais moi ! Faites-nous taire et tout continuera comme avant.

C'est ainsi que fonctionne notre cerveau archaïque.

 4 juin 2014 : mon pote Abdé me présentait récemment comme suit : "c'est Robin, il est pour l'après pétrole !""

 

Un film à voir et à revoir, autant pour ce qui se passe à Athènes dans l'affolement revendicatif sans issue

que pour les alternatives autonomisantes qui fleurissent ici ou là :

le contraste entre les deux attitudes est encore plus pertinent

que si nous n'y avions vu que les solutions autonomisantes.

 

La Décroissance en faisait une critique très enthousiaste.

Pour celleszetceux qui ne voient que des critiques négatives de La Décroissance.

 

Depuis la médiathèque d'Evreux.

 

https://www.youtube.com/watch?v=rpqk24qvoR4

 

918172562_fe0914e728.jpg

 

                                             Image trouvée en tapant "esclave" sur Flickr.

Repost 0
Published by gorgerouge - dans sources documentaires
commenter cet article
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 05:02

 

 

Deux idées viennent se téléscoper, deux évidences majeures :

 

  • le pic de pétrole imminent, cause d'un effondrement sociétal ;

  • et la nécessité de s'y préparer. Pas d'y échapper : de s'y préparer.

Ces deux idées indissociables, en avance de quelques mois seulement, au mieux entrent par une oreille pour ressortir par l'autre, au pire sont ignorées.

 

L'idée du jour, c'est celle-là :

prises séparément, voici ce que donne chacune de ces deux affirmations :

 

- "le pic de pétrole imminent, cause d'un effondrement sociétal" ça fait 40 ans qu'on nous la fait, t'as pas un scenario plus original Coco ? Ok avec ton Benoît Thévard, ta vidéo Sans lendemain, ta revue La Décroissance, tu as de solides arguments pour annoncer que les générations futures, c'est nous. C'est bien nous. Nous connaîtrons l'après pétrole. Mais l'environnement ambian, médiatique, nous serine tellement que la réalité est autre qu'on oublie rapidement cette évidence. Et de toute façon, qu'est-ce que tu veux y faire ? L'homme s'est toujours adapté ! Et puis tu sais, franchement, avec ton après pétrole tu me fous les boules, excuse-moi mais je peux pas te suivre, j'admire ton courage, je te souhaite bonne chance. Et vlan ! Le soufflé est retombé.

 

- "La nécessité de s'y préparer. Pas d'y échapper : de s'y préparer." C'est quoi cette nouvelle idéologie que tu essaies de nous vendre Coco ? Tu veux nous imposer un nouveau mode de vie, meilleur que tous les autres, tu veux faire notre bonheur malgré nous ? ça va se payer au prix de combien de morts ? Ha non c'est pas ça ?! C'est juste planter des arbres fruitiers et impulser des jardins partagés et des ceintures vivrières ?! Plus Rob Hopkins, ok. Mais c'est vraiment utile ton truc ? Comment tu comptes y arriver ? Ha oui, nous n'avons pas le choix ! Ok !! à cause du pic de pétrole qui arrive, d'accord !!! Mais du pétrole on en a encore pour 50 ans, non ?

 

 

Voilà. L'idée du jour c'est celle-là : nous passons sans cesse du déni de l'après pétrole au déni de la possibilité d'une organisation différente. Or la conviction qui nous habite, nous transitionneurs, vient du fait que ces deux évidences sont indissociables : bientôt le pétrole bon marché va manquer, et dès maintenant car ça prend du temps nous devons nous y préparer.

 

Ces deux efforts de visualisation sont impossibles à qui se drogue quotidiennement aux médias dominants.

 

« Dis-moi à quelles sources tu t'informes, je te dirai qui tu es. »

 

Nous sommes des êtres conditionnés pour attendre notre effondrement sans réagir, sans anticiper, sans rien voir venir.

 

3825676848_674c6b622d.jpg

 

Nous sommes (presque) déjà morts. Sauf...

Repost 0
Published by gorgerouge - dans vitre
commenter cet article
2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 05:36

---------- Message transféré ----------
De :
Date : 1 juillet 2014 15:34
Objet : Là-bas si j’y suis
À :

 

En réponse a la suppression cinglante, abusive et injustifiée de l'émission "Là-bas si j’y suis" sur France inter, ainsi que pour le manque incontestable de considération pour Daniel Mermet, son équipe et les auditeurs (AMG)...
Une mobilisation se forme et monte en puissance afin de contester cette décision et rétablir l'émission Libre !

Les infos nécessaires au mouvement :

Comment ça s'est passé ? :
http://www.la-bas.org/spip.php?article2401

Le nouveau site de l'émission :
 http://www.la-bas.org/

Pour réagir sur le site officiel de France inter :
http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-la-bas-si-jy-suite

Pour signer la pétition officielle de la-bas.org :
http://www.la-bas.org/spip.php?article2266

La page facebook de l'émission :
https://fr-fr.facebook.com/Labasijysuis

Une page facebook des Auditeurs de France Inter en Colère (A-FrIC) :
https://www.facebook.com/pages/A-FrIC/145661952113630

Pour signer une autre pétition créé par les A-FrIC (Auditeurs de France Inter en Colère) :
http://sauvonslabas.wesign.it/fr

Pour envoyer un message a la nouvelle directrice de France inter qui a pris la décision :
Laurence.bloch@radiofrance.com

Pour envoyer un message a france inter :
http://www.franceinter.fr/contact

Pour soutenir l'émission et laisser un message sur le répondeur de Là-bas si j’y suis :
01.56.40.37.37

Rassemblement de protestation prévu le jeudi 03 juillet au cabaret sauvage a 18h (Musique, paroles et coups à boire)
http://www.la-bas.org/spip.php?article2417

Rassemblement de protestation prévu le samedi 05 juillet a 14h a la maison de la radio France 116 Avenue du Président Kennedy à Paris dans le XVIeme arrondissement :
http://www.radiofrance.fr/services/venir-a-la-radio


VITE, FAITES CIRCULER !!!!!

Repost 0
Published by gorgerouge - dans astre
commenter cet article
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 17:25

http://www.ariegenews.com/news-1464-67205.html

 

Merci Paul !

 

 

noire de crimée

Repost 0
Published by gorgerouge - dans sources documentaires
commenter cet article
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 05:54
Repost 0
Published by gorgerouge - dans sources documentaires
commenter cet article
26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 05:18
Repost 0
Published by gorgerouge - dans sources documentaires
commenter cet article
25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 05:54

 

Au cas où vous seriez passé à côté du commentaire de l'article  Lien vidéo Pétrole, une histoire sans fin - 6 mai 2014 :

 

http://mendosolo.blogspot.fr/2014/05/le-secret-des-sept-soeurs.html

 

Cette enquête très complète et très enrichissante nous montre à quel point l'or noir est au cœur de (quasi) tous les conflits, que les populations et l'environnement sont délaissés pour aller chercher la moindre goutte. Beaucoup d'événements y sont révélés, avec toujours pour destinée l'enrichissement de quelques-uns (politiques et multinationales pétrolières) au détriment des autres.

Devrons-nous encore baser notre futur sur l'or noir dont on sait la finitude, et par ailleurs mélangé au sang des hommes ?
Mendo Solo.
Merci Mendo !
5594685679_a1aeb023f4.jpg
Repost 0
Published by gorgerouge - dans sources documentaires
commenter cet article
24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 05:56

Découverts le 21 juin à la plaine des Bordes.

 

http://www.qwant.com/?q=ballade+mentale

 

14139569053_c394fe8864.jpg

Repost 0
Published by gorgerouge - dans sources documentaires
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Gorge Rouge
  • : Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.
  • Contact

Profil

  • gorgerouge
  • Voir http://gorgerouge.over-blog.com/article-a-la-recherche-de-l-evidence-14-janvier-2011-65012602.html