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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 06:00
Le 5 juin 2013 mon pote Christophe m'écrit :
Ce mot de décroissance est mal choisi et repoussant : Pourquoi ne pas utiliser " une autre croissance", "une croissance différente", "une croissance de qualité" ....? Dans les centaines d'options qui s'offraient, vous avez choisi le pire repoussoir : Tous les mots en "dé", déchéance, décrépitude, décadence,  déclin entraînent instinctivement une idée de maladie, de vieillesse, de mort voire de pourriture.....

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le 15 septembre 2013, gorgerouge a écrit :
Christophe,
suite à ce mail retrouvé en faisant du rangement, si tu veux je te donnerai à l'occasion le hors série de cet été de La Décroissance : essentiellement consacré à la pertinence de ce titre, car notre conditionnement principal, auquel Denis Collin himself n'échappe pas non plus, c'est bien la croissance, le développement, la relance (Destans), le progrès, l'industrialisation, le mythe de la machine qui fera le boulot à la place de l'homme qui se la coulera douce, et à l'inverse "tu ne me feras pas retourner aux champs", boulon "non numéroté" de mon Une Personne Spectacle.
Bien amicalement,
Gorgerouge.

Le 15 septembre 2013, Christophe a écrit :

 

la confusion vient de ce qu'il y a plusieurs façons d'interpréter le mot "croissance" et donc plusieurs façons de la ressentir et de la vivre . Effectivement la croissance en volume basée sur une consommation inutile et sur le gaspillage est stupide et dangereuse, elle conduit en amont au pillage des ressources naturelles et, en aval, à une pollution difficilement réversible .
En revanche le progrès technologique maîtrisé conduit à une croissance dans d'autres domaines : enseignement, santé, communication .
Même dans ces domaines, il faut d'ailleurs éviter les dérives d'une surproduction et d'une surconsommation comme on le voit dans le domaine de la santé avec la multiplication des examens, des opérations et des médicaments inutiles ou dangereux : on ne doit pas laisser la santé dans les mains du Dr Knock au pouvoir depuis 50 ans mais on doit quand même faire de la recherche....
Il faut chercher tous les moyens de se payer le progrès technologique sans l'amortir par une surproduction....
C'est vrai que les dérives sont nombreuses mais il faut continuer à améliorer la qualité sans gonfler la quantité.
On aura l'occasion d'en reparler mais je reste persuadé que le mot décroissance est négatif et qu'en plus de ce coté négatif, il a un coté dialectique et se présente comme une opposition frontale et conflictuelle 
 
Amicalement, Christophe
 
PS : pour les journées du patrimoine, je suis allé au moulin de Navarre et j'ai découvert la "pompe à coup de bélier" qui y était utilisée autrefois . Comme au cours de mes études je n'avais jamais entendu parler de ce type de pompe et que les schémas présentés n'étaient pas clairs, je suis allé sur Internet et j'ai trouvé un schéma simplifié dans une rubrique anglaise "how ram pumps work" après une nuit de réflexion sur ce schéma, je viens de comprendre....
Cette  petite histoire illustre mon attachement à une technologie qui permet d'échanger des informations complexes et de diffuser la connaissance.


Le 15 septembre 2013, Gorgerouge a écrit :

Gilbert Rist a publié un bouquin plusieurs fois réédité et augmenté, intitulé :  "Le développement, histoire d'une croyance occidentale".

Il écrit dans sa conclusion :

"La problématique du "développement" est inscrite au plus profond de l'imaginaire occidental. Que la croissance ou le progrès puissent se développer infiniment, voilà une affirmation qui distingue radicalement la culture occidentale de toutes les autres.
Cette caractéristique, aussi étrange que moderne, détermine entre les peuples une fracture dont la gravité l'emporte largement sur toutes celles qui ont été forgées au cours de l'histoire pour justifier (…) la prétendue supériorité de l'occident (sauvages / civilisés ; cultures de l'oralité / cultures de l'écrit ; sociétés sans histoire / sociétés historiques, etc.)"

C'est dans mon UPS et ça clôt la partie principale, celle du dévissage du boulon central de notre conditionnement : le progrès.

Le contraire du progrès, qui a donc fondé les autres cultures que la nôtre, c'est une vie fondée sur un fonctionnement écosystémique, en osmose avec la nature.

Ton argument de progrès technologique maîtrisé c'est le cheval de Troie de la croissance, qui permet, une fois qu'on l'a affirmé haut et fort, d'oublier comment décoître dans les autres domaines : car finalement nous nous satisfaisons de notre mode de vie et en bons "salauds immoraux* " que nous sommes, aveugles aux conflits armés lointains qui nous fournissent nos ressources fossiles, nous sommes incapables de réinventer une vie sevrée du pétrole, nous ne sommes capables que d'attendre son épuisement, lâchement, en niant notre implication dans les conflits armés autant que dans la destruction de la biosphère.

Sinon à propos du bélier hydraulique on trouve plein de choses en français,

http://aspic-boutigny-prouais.over-blog.com/article-mormoulins-suite-109176032.html 

et, mieux : http://chateauduloir.over-blog.com/article-231430.html



* immoraux parce que

« La façon dont les citoyens des pays riches vivent actuellement
est dans l’ensemble, moralement acceptable. »
Selon Thomas Pogge, cette situation est le « préjugé préféré »
de tous ceux qui vivent dans le monde occidental.

 Alison Katz, La santé pour tous ! Se réapproprier Alma Ata – janvier 2007 –éditions CETIM

et salauds par ce que lorsque nous prenons conscience de ce préjugé nous continuons la plupart du temps à l'ignorer.

Quant à l'opposition frontale et conflictuelle que tu dénonces, autre cheval de Troie de notre conditionnement pointé du doigt dans ce n° de la Décroissance, je ne vois pas en quoi il ne faudrait pas s'opposer frontalement à une civilisation qui détruit tout sur son passage, jusqu'à elle-même à la fin des fins.

C'est le boulon de la démocratie participative pervertie qu'il faut faire sauter ici : participer oui, à condition d'accepter l'essentiel, si tu t'opposes tu ne participes plus, couché ! C'est une démocratie consensuelle, soumise qui nous est imposée, s'y opposer relève du terrorisme ou de la radicalité, position inacceptable, "circulez y'a rien à voir" comme disait Coluche.

 

Gorgerouge.

 

PS : sur le thème des salauds immoraux, voir aussi Pierre-Emmanuel Neurohr dans http://gorgerouge.over-blog.com/article-preparation-du-16-septembre-p-e-neurohr-et-syrie-5-sept-2013-119892296.html


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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 16:34

Même sans inégalités, l’économie mondialisée et fossilisée (ou carbonée) mènerait à sa perte, et à la nôtre. Par l’épuisement des terres, par l’épuisement des ressources fossiles, par la destruction de la biodiversité.

 

Qu’en conclure ? Ce n’est pas tellement que la réduction des inégalités est une revendication inutile – si les manifestations pour davantage de justice sociale atteignaient leur but ça se saurait, et on entend trop souvent dire que l’égalité n’est ni possible ni souhaitable, le combat égalitaire dans l’économie libérale actuelle est donc bien perdu d’avance. Non : il faut en conclure, surtout, que l’avenir est à une économie relocalisée et décarbonée, artisanale.

 

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                                      cigogne

Il faut en conclure qu’à la suppression de ces deux monstruosités qui accompagnera inéluctablement l’épuisement du pétrole : la mondialisation des productions et des échanges d’une part, et leur fossilisation d’autre part – entendre par là une consommation à haute dose d’énergies fossiles pour produire et pour commercer, il faudra en supprimer une troisième au passage : l’esclavage, la soumission institutionnalisée, la domination généralisée, les conflits armés omniprésents.

 

L’après pétrole, que l’on peut accélérer sans attendre, est donc bien une opportunité pour réinventer une société conviviale parce que égalitaire.

 

Mais ce renouveau d’une égalité entre tous, ce renouveau d’une place pour tous dans la (petite) communauté enfin réinventée, celle-là même qui avait fondé notre humanité depuis la nuit des temps, ne pourra se faire sans l’abandon d’au moins trois piliers de notre monde occidental actuel :

- l’économie mondialisée, caractérisée par des régions entières uniformes, des monocultures mortifères – la récession qui n’en finit pas de pointer son nez depuis bientôt 40 ans, depuis la fin des 30 glorieuses nous y aidera ;

- l’économie carbonée – l’épuisement croisé des ressources fossiles nous y aidera ;

- et la domination – cette troisième option ne dépend, elle, que de nous : de notre capacité à nous parler plutôt qu’à nous ignorer et nous craindre.

 

Le XXIème siècle sera la réinvention des palabres ou ne sera pas, comme a failli le dire André.



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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 15:01

9 mars 2012, un nouveau lien :

http://www.demographie-responsable.org/surpopulation/demographie/la-faim-du-monde-987654.html 

 

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Depuis 7 millions d’années, époque de l’apparition de l’homme et de sa séparation d’avec son ancêtre commun avec le chimpanzé, et jusqu’à la révolution industrielle, vers 1850, l’être humain a conservé un trait caractéristique fondamental qui lui a permis d’assurer sa pérennité tout au long de ces 7000 millénaires et qu’il a perdu depuis 150 ans ! Ce phénomène autodestructeur s’accélère depuis 70 ans, après le seconde guerre mondiale. En quoi consiste cette rupture qui aboutit, en 2012, à plusieurs autodestructions convergentes ?

 

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Avant la Révolution Industrielle, l’essentiel de l’économie, en dépit de l’avènement de quelques grandes villes de par le monde et de quelques commerces monétaires croissants mais qui restaient à la marge, l’essentiel de l’économie reposait sur un prélèvement direct dans l’environnement proche des ressources alimentaires, vestimentaires et artisanales, sans recours à aucune énergie fossile, et pour une autoconsommation directe. « De tout temps, la nourriture était destinée à être partagée, jamais échangée », et encore moins vendue. Ivan Illich, « Le genre vernaculaire », 1983.

 

Seuls 10% des productions étaient destinés à la vente, et l’argent ainsi récolté, à l’achat. La Dîme et autres impôts étaient des cas particuliers rares, autant d’un point de vue spatial que temporel.

 

L’avènement des grandes viles et des marchés qui leur étaient associés restait aussi un phénomène marginal qui ne modifiait pas le mode de vie écologiquement équilibré des campagnes. (1800 : 2% de citadins dans le monde ; 2007 : 50%)

 

La Révolution Industrielle a radicalement modifié la donne sur plusieurs points : imposée par la force et contre la résistance acharnée des artisans (François Jarrige : « Face au monstre mécanique », 2009), elle a retiré l’autonomie d’initiative et de savoir-faire aux artisans, ainsi que le temps de cultiver leur jardin aux femmes qui sont devenues une main d’œuvre interchangeable avec les hommes pour des tâches répétitives, non créatrices et abrutissantes, tout en se retrouvant sous la domination des hommes, situation inédite quoiqu’en disent la plupart des historiens… mâles (Illich 1983, ibid).

 

La Révolution Industrielle a également apporté un surcroît d’installation et d’acceptation du colonialisme à travers l’exploitation généralisée des ressources fossiles, situation qui a permis à certains d’affirmer, en 2010, que l’esclavagisme n’avait jamais été aussi grand. Cette réalité est cadenassée et cachée par une politique de propagande trop rarement dénoncée… (et pour cause puisque les médias sont muselés ! ) dénoncée par des observateurs politiques tels que Noam Chomsky, ou des organismes indépendants tels de Acrimed et leur récente revue papier Médiacritique(s) ou le journal La Décroissance. Hélas ! « Les gens » ne font que trop rarement l’effort de se débrancher de la propagande officielle à la Big Brother, l’analogie n’est pas trop forte (France Inter, TF1, Arte) pour se connecter à des sources d’information vraiment critiques et propositionnelles.

 

Pour ajouter à l’opacité ambiante, même des courants autoproclamés critiques et progressistes se satisfont des modes de vie des pays occidentaux, voir à ce sujet Alain Accardo, « Le petit bourgeois gentilhomme », sans jamais remettre en question le niveau de vie des occidentaux basé sur les énergies fossiles. Une telle situation a permis cette affirmation lucide : 

 

« La façon dont les citoyens des pays riches vivent actuellement est dans l’ensemble, moralement acceptable. » Selon Thomas Pogge, cette situation est le « préjugé préféré » de tous ceux qui vivent dans le monde occidental.

 

Alison Katz, « La santé pour tous ! Se réapproprier Alma Ata » – janvier 2007 – éditions CETIM

 

Le retour à une situation écologique équilibrée telle que décrite au début de ce texte, en dépit de toutes les accusations de « retour en arrière » qui ne manqueront pas de surgir à chaque occasion, marque de l’endoctrinement efficace auquel nous sommes soumis quotidiennement, peut se faire dès maintenant à condition de respecter quelques principes sans lesquels toute action sera insuffisante, donc vaine :

 

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- passer de la réflexion et/ou de la revendication à l’action ;

 

- considérer cette action, non pas en tant que manifestation revendicative (retour à l’impasse évoquée au point précédant) mais en terme de production locale et collective pour une autoconsommation directe ; 

 

- considérer ces actions de production comme des actions collectives (genre jardins partagés) et non individuelles (genre jardins familiaux) : le collectif est trop souvent confondu avec le 1 + 1 + 1, or les deux n’ont rien à voir, la concertation et la convivialité échappant les plus souvent au 1 + 1 + 1 ;

 

- envisager ces actions de production pour une autoconsommation  directe et conviviale, sans recours à aucune énergie fossile, dans l’optique de s’attaquer à des secteurs de production autres qu’alimentaires et qui couvrent progressivement l'ensemble de nos besoins en termes de biens de consommation vitaux ;

 

- s'approprier progressivement cette notion fondamentale  formulée par Marshall Shalhins : il existe deux types d'abondance, avoir beaucoup de produits de consommation, et avoir peu de besoins ;

 

- s'appuyer sur des expériences concrètes : Manuel de transition, écovillages élargis aux villes http://www.passerelleco.info/ , Des jardins en partage ;

 

- travailler sur les points précédents dans le cadre de conseils de quartiers collectifs, impulser l'invention collective.

 

Ce texte a été mis sur mon blog le 4 mars 2012.



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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 22:20

« Camarades ! Préparons l’ère post-productiviste ! »

 

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Mettons-nous à la place « des gens » auxquels nous nous adressons : que peuvent-ils bien comprendre à « l'ère post-productiviste » ? Nous leur parlons d'un roman de science fiction ? D'accord, mais alors dans le cadre d'une conversation littéraire ! Pas dans le cadre d'une action politique !

 

Le caractère virtuel de notre environnement culturel, de notre perception du monde, nous rend très difficile le moindre échange futuriste-réaliste. Nous devons mettre les points sur les i à chaque pas, derrière chaque mot. Ce qui rallonge nos prises de parole, entendues comme prises de tête.

 

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Voilà quelques jours, je glissais au détour d'une conversation avec un collègue que le pic de pétrole avait été franchi en 2006. Que crois-tu que fut sa réaction ? « Tu n'en perds pas une, toi ! »

 

Et si j'avais insisté en lui demandant : étais-tu au courant ? Soit il n'aurait pas répondu , soit il aurait dit « oui » ou « non », mais pour quel résultat ? Le résultat suivant : il s'en fout ! Ça ne le concerne pas. C'est du virtuel. Les politiques n'ont qu'à s'en occuper, lui ça le dépasse. Et si jamais un politique y prête un peu d'intérêt, que veux-tu qu'il te réponse ? Quelque chose comme : « si ma base ne me pousse pas à de telles prises de positions je ne serai pas réélu » ou un truc de ce genre.

 

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Hier 18 décembre 2010 à CO2 mon amour, dans l'émission de Denis Cheissoux alias «Denis Chersous » sur France Inter, le cas de Mouans-Sartoux a été évoqué, avec interview du maire. Conclusion ? Nous sommes en train de réinventer des pratiques agricoles de proximité proches du moyen-âge ! Si ce n'est pas un « retour en arrière » ou à l'âge de pierre, ça !

 

Mais ce n'était pas le moindre paradoxe de cette émission habituellement porte-parole du développement durable sarkozy-compatible : le plus significatif est à mon avis que le mot « décroissance » n'a pas été prononcé une seule fois.

Car finalement, qu'est-ce que c'est le plus important de cette révolution sans précédant que nous allons vivre dans les 10 ou 15 ans qui viennent ? Est-ce vraiment la décroissance ? Ou l'ère post-productiviste ?

N'est-ce pas plutôt des pratiques productives de proximité ? Défossilisées ? À forte main d'oeuvre ajoutée ? Où l'échange démonétarisé supplantera les échanges marchands ? Où la convivialité, l'entr'aide, le travail collectif seront réinventés ?

Le terme décroissance porte une autre tare, en plus d'être négatif et de donner l'impression (fausse) de venir s'ajouter à la récession : celle d'être empruntée au vocabulaire de l'économie.

 

Troisième paradoxe de cette émission : ils ont parlé de ce qui se fait à Mouans-Sartoux. Très bien. Et puis basta ! Tout est bien qui finit bien! Euréka ils ont trouvé LA solution ! Sauf que tous les à-côtés n'ont pas été envisagés, en réalité ils ont tellement été occultés qu'on avait l'impression, une fois de plus, que tout allait continuer comme avant (tout changer pour que rien ne change), l'évocation du moyen-âge se limitant à la sphère agricole et alimentaire. Il n'a pas été dit que TOUS les secteurs économiques allaient être bouleversés par l'explosion du coût du pétrole et de l'uranium. L'artisanat local dans tous les secteurs, il n'en a pas été question. On a tiré sur le premier fil de la pelote de laine. Mais il reste toute la pelote. Nous n'en sommes qu'au début, au tout début. Et ce n'est pas du virtuel.

 

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Qu'en conclure ?

 

L'après-pétrole, nous y allons résolument. Ce n'est pas qu'un projet dans la tête des objecteurs de croissance.

 

L'entrée adéquate pour être entendu n'est ni la décroissance ni l'ére post-industrielle ni aucun dogme ou aucune évidence qui est dans notre tête à nous objecteurs de croissance, mais la recherche chez notre interlocuteur d'un point d'accord à trouver avec lui, parfois difficile à obtenir (voir mon collègue), dans ce cas seul le temps jouera, inéluctablement, dans le sens de nos positions post-pétroleum, quitte à prendre des chemins de traverse du genre ce qui se passe réellement sur le terrain (Mouans-Sartoux par exemple).

 

Enfin, dans 10 ans, dans 15 ans, les changements en cours seront tels que nous ne pouvons nous contenter de nous en remettre à nos élus. Nous devons impulser, initier des changements collectifs locaux. Ça c'est le plus dur : nous ré-approprier notre capacité à réfléchir collectivement, et à envisager d'agir collectivement. Réfléchir collectivement, ça se fait dans les cafés philo, même s'il y a peu de monde. Passer à l'action collective pour réinventer un monde défossilisé, c'est tout autre chose.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 17:42

22 janvier 2010, ma copine Colette m'envoie le lien en question :

http://environnementdurable.net/documents/html/monde.htm

merci Colette !
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(18 janvier 2010)
Impossible de trouver sur la toile la version électronique de l'article du Monde Magazine du 28 novembre 2009 : "éoliennes - le vent de la polémique"
 
Trois effets gênants sont décrits : le bruit "le pays du "pffouh pffouh pffouh" des immenses pales des éoliennes - 10 tonnes chacune", l'effet stroboscopique (lumière intermittente, parfois 6 mois par an et 3 heures par jour, dans un atelier par exemple) et les infrasons. Dépressions, nausées à la clé et j’en passe. Le pire, c'est que l'éolien ne remplacera pas le nucléaire : 1 et 77% de l'électricité en France respectivement !
 
Pour avoir plus de précisions, il faut contacter l'Aveyron : ils sont sinistrés par leurs 98 éoliennes géantes.
 
Et à St-Amand-les-Eaux, près de Valenciennes, c'est même une petite éolienne qui a due être démontée. Pourtant pour ma part je connais deux petites éoliennes qui ne font que très peu de bruit et ne dérangent pas les habitants à 30 mètres.
 
Pour d'autres infos, voir
http://www.ventdecolere.org/ 

 
Je ne vais pas encore me faire des amis, là...
 

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Du coup j'ai fait un raccourci :
 
l'écologie,
version UMP -Medef, c'est nucléaire plus éolien ;
version les Verts et Europe-écologie, c'est éolien sans nucléaire ;
version objecteurs de croissance, c'est ni nucléaire, ni éolien.
(ça n'engage que moi, ça ne plaira peut-être pas à certains OC)
 
"Le retour à l'âge de pierre" oui je sais, je vous ai déjà entendu penser.

 

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Mon pote Stéphane me propose cette autre formule :

Développement durable (les Verts) : Polluer moins pour polluer plus longtemps
Croissance Verte : Polluer plus pour dépolluer plus
Décroissance : Retour à la marine à voile

 

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 19:17

Bonjour, 

 

si vous pensez que la relance de la croissance économique n'est pas la bonne solution du triple point de vue :

·                        
de la réduction des inégalités,
·                         de notre qualité de vie,
·                         et des dérèglements environnementaux, 

et que plutôt que de subir une récession, il vaut mieux organiser une décroissance partagée,


 
je vous informe, dans le mesure où les médias dominants ne le font pas, de la présence d'une liste « Europe-décroissance » lors du scrutin du 7 juin 2009.

L'une des originalités de cette liste est qu'elle ne fournira pas de bulletins de vote dans les urnes : il faudra les imprimer sur
http://decroissance.lehavre.free.fr/europeenne09/propagande/bulletin-vote-europe-decroissance-Nord_Ouest.pdf .

Pourquoi ? Voir http://www.partipourladecroissance.net/?p=2987

Vous trouverez d'autres informations sur http://www.europedecroissance.eu/ .


J'ai été peu prolixe ces derniers temps sur mon blog


L'une des raisons en est l'article de Sophie Divry "Le piège Internet" dans La décroissance d'avril 2009. Voir le site :
http://www.reseau2.net/


Enfin, au moins deux articles fort intéressants se trouvent dans La Sarkophage en pages 4 et 5, en kiosque jusqu'au 11 juillet : "L'union européenne, Dr Jekyll et mr Hyde de l'écologie" et "Idéologie européenne, politique réactionnaire".

Robin, 27 mai 2009.
 




L’accouplement se déroule en plein vol, à plus de dix mètres de hauteur.
Source : http://www.apiculture.com/lepeupledesabeilles/index.htm 

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 11:46
- 24 septembre 2009 -

Alors ça c'est fort ! Dominique Guillet arrive grosso modo aux mêmes propositions que celles énumérées sur ce blog : "la reconversion à l’agriculture biologique, la reforestation, la sécurité alimentaire dans les pays pauvres, la lutte contre l’érosion des sols et la désertification, la distribution de l’eau douce..." (on n'est pas loin de la relocalisation économique), mais avec des arguments totalement différents, pour ne pas dire contradictoires.
Et c'est très argumenté et passionnant.
http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html 

Voir aussi, du même auteur :

http://www.kokopelli.asso.fr/articles/desertification.html
lire surtout la fin de l'article... les références à 2050.
Trentenaires, vous sentez-vous appartenir aux "générations futures" ?

Outre la fiche de lecture 
La convivialité, Ivan Illich qui complète la lecture de Guillet, certains articles de ce blog relatifs aux transformations nécessaires et urgentes à mettre en oeuvre restent totalement pertinents : ils sont désormais classés dans la catégorie roulement à billes .

Ils gardent également toute leur pertinence du point de vue de l'épuisement des ressources fossiles. Voir
http://terresacree.org/ressources.htm .

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4 décembre 2009 :

From: laumega@videotron.ca
To:  terresacree@googlegroups.com
Subject: [SOS-discussions] Re: Fw: Scandaleuse position d'Ecolo dans le dossier nucléaire
Date: Thu, 3 Dec 2009 02:10:36 +0000

Le « Climategate » évente la mystification du réchauffement climatique

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=16332

Par Gregory Fegel

Le 30 novembre 2009
Pravda

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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 20:11

L’inaccessible objectif des ENS



Est-il déjà arrivé que les employés des Espaces Naturels Sensibles (ENS), qui doivent parfois leur existence à un label attribué sur la base d’un contrat d’objectifs pour une durée déterminée (10 ans pour les Parcs Naturels Régionaux), est-il déjà arrivé que certains d’entre eux envisagent, qu’un jour, ils puissent constater que leurs objectifs n’ont pas été atteints à cause du réchauffement climatique global, à cause des émissions mondiales de gaz à effet de serre ?


Comment les personnels qui travaillent dans ces ENS peuvent-ils ne pas prendre ouvertement et publiquement position pour une remise en question de nos modes de vie basés sur le pétrole et l’exploitation des énergies fossiles, sur l’industrie et l’agriculture intensive, sur les déplacements et le transport des marchandises, sur l’urbanisation galopante ?


Comment peuvent-ils travailler sans appeler à une remise en cause de notre mode de vie fondé sur les énergies fossiles et qui s’éloigne de plus en plus de celui de tant de cultures traditionnelles qui ont perduré depuis les premiers hominidés, depuis un million d’années ?


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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 21:11

La survie écologique de l’espèce humaine et l’économie libérale dérégulée telle qu’elle existe aujourd’hui sont incompatibles.

 

Comment pouvons-nous passer à côté d’un tel constat ? Probablement parce que cette économie excessivement libérale est gravée en nous comme dans le marbre : d’une manière ineffaçable, non négociable. Plus vitale que notre propre survie. Même Al Gore passe à côté avec ses « mesurettes » proposées dans son film « Une vérité qui dérange » : comment fait-il pour permettre à chacun d’acquérir une voiture hybride, comme il le recommande ? Mystère ! Et comment compte-t-il limiter la production de CO² tout en continuant de consommer autant et de fabriquer un véhicule pour presque chacun des 6, et (peut-être, vues les prévisions de morts écologiques) bientôt 9 milliards d’êtres humains ?!

 

Renoncer au progrès promis par la modernité nous est à ce jour impossible : ce serait comme mourir tout de suite, volontairement qui plus est.

 

Nous préférons mourir dans dix ans, vingt ans, sans rien faire, par les conséquences écologiques de notre consommation moderne.

 

 

Y a-t-il d’autres raisons pour lesquelles Al Gore n’envisage pas le recours à l’artisanat local ?

 

J’en vois deux :

- son père était un grand propriétaire terrien producteur de tabac. Dans son esprit, l’activité agricole est sans doute liée à ce type de grande structure, qui n’a rien à voir avec l’artisanat à petite échelle.

- La mort de sa sœur due à un cancer du fumeur peut constituer une seconde raison pour laquelle le travail des champs le renvoie plus à de la souffrance qu’à une solution heureuse à nos problèmes sociétaux et écologiques. 

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9 septembre 2002 1 09 /09 /septembre /2002 19:06

 

       Produire 15 % de l’énergie sous forme d’énergie renouvelable d’ici 2010, cet objectif n’a pas été fixé à Johannesburg.

 

Et alors ? Sommes-nous obligés d’attendre une telle décision, venant de nos « décideurs », pour nous fixer nous-mêmes et atteindre cet objectif et même un objectif plus haut ?

 

Comment ? Par exemple en passant par le monde associatif et le mouvement citoyen. Autant que la citoyenneté serve à quelque chose !

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  • : Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.
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  • Voir http://gorgerouge.over-blog.com/article-a-la-recherche-de-l-evidence-14-janvier-2011-65012602.html