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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 19:20

1er juin 2013 : prenez le temps de lire les commentaires à la suite de cet article, ça vaut le détour.

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Vous est-il déjà arrivé de croiser le regard de quelqu'un, dans la rue, et d'entrer en fusion complète avec cette personne ?

 

En amour ça porterait le nom de coup de foudre.

 

Mais là c'est juste furtif, le temps d'un éclair, d'un regard, d'une ou deux secondes qui durent longtemps, et chacun, chacune poursuit son chemin, rencontre sans suite, anonyme, mais ô combien intense !

 

Ces moments sont rares, pour moi, quoique !, car il faut être deux à être totalement dans un état d'esprit ouvert à l'autre, ouvert sur l'autre, dans une sorte d'intention qui consisterait à penser quelque chose comme : "tu es belle ou tu es beau" ou " qu'est-ce que tu es beau ! Qu'est-ce tu es belle !" sans aucune attente en retour : "suis-je beau ? Dis-moi que je suis beau !", sans aucune intention de séduction. Et les deux personnes qui se croisent, dans ces cas là, sont toutes les deux dans cette même énergie. C'est rare.

           

Déjà que c'est rare qu'on se dise seulement bonjour ! Parce que le plus souvent au moins l'un des deux ne voit pas l'autre. Et lorsqu'on se dit "bonjour !" on se demande si l'autre va répondre, s'il ne va pas nous laisser dans le vent, on se demande quel regard il va nous renvoyer.

 

Alors être entièrement attentif à l'autre, à la beauté de l'autre, et tomber sur quelqu'un, quelqu'une qui est exactement dans la même intention, c'est rare. Mais si moi-même je parviens à être en permanence dans cet état d'esprit, mes chances de croiser ce regard et de vivre une telle rencontre augmentent sacrément.

 

Regarder l'autre avec une telle intention, c'est s'oublier soi-même, et c'est donc oublier totalement ce que l'autre pourra penser de moi. Ou encore : c'est être tellement persuadé que l'autre ne pourra pas penser quelque chose de dévalorisant, de culpabilisant envers moi, que j'en viens à ne pas me préoccuper de ce que cette  personne pourra penser de moi puisque ça ne pourra être que du bon.

 

Et le "bonjour" verbal devient dérisoire, inutile, tellement sont pleins et intenses tous ces ressentis qui habitent cet échange de regard. Le silence permet de porter toute son attention sur cette sensation de pénétrer au plus profond du regard de l'autre, tout en acceptant soi-même de se laisser pénétrer.

 

C'est peut-être cela la vraie nudité, la vraie sobriété, le véritable dépouillement qui se suffit à lui-même, et qui est plein. Plein de richesse immatérielle, plein de richesse humaine.

 

Peut-être n'existe-t-il pas d'autre moyen de se sentir autant vivre. De se sentir autant heureux.

 

27 mai 2013

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 16:06

Je vous fais bénéficier de l'excellente lettre d'information irrégulomestrielle d'Olivier Maurel :

 

http://0liviermaurel.free.fr/documents/lettres/lettreinfo2014_02.pdf

 

C'est sacrément pertinent !

 

N'hésitez pas à poursuivre la lecture sur http://0liviermaurel.free.fr/ et http://www.oveo.org/

 

 

La lecture il y a quelques années de "C'est pour ton bien - Racines de la violence dans l'éducation de l'enfant" m'avait énormément marqué et m'incite aussi à vous indiquer ce lien :

 

http://www.oveo.org/video/Alice_Miller.ogv

 

 

Dernier lien pas encore vu :

http://www.oveo.org/index.php?option=com_content&view=article&id=377:si-j-aurais-su-je-serais-ne-en-suede&catid=53:videos&Itemid=66

 

 

Robin

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 07:26

Beaucoup de choses dans ce film de Rithy Panh vu hier soir : « Le papier ne peut pas envelopper la braise ». Des choses bien différentes que celles vues par les critiques, ces critiques esthétiques qui ne voient que la manière dont le cinéaste a réussi à mettre de la beauté dans cette souffrance quotidienne.

 

D’abord ces petites touches entendues ici et là : quand j’aurai de l’argent je retournerai vivre à la campagne ; c’est l'argent qui a tout corrompu.

 

Ensuite cette entre aide chez les femmes, cette empathie envers celle qui souffre, qui rappelle ce passage d’Olivier Maurel lorsqu'il décrit à quel point l'empathie est vitale chez les grands singes comme chez l’homme : si l’autre meurt et si je ne suis pas capable de lui venir en aide, le suivant sur la liste ce sera moi, lui c’est moi, c’est pareil.

 

La question de fond pour moi en regardant ce film était : quels points communs entre ce monde cambodgien de 2005 chez ces filles prostituées (environ 30 000 à Phnom Pen) et notre France actuelle, de 2013 ?

 

Et la seconde question de fond, suite immédiate de la première : devant cette absence totale d’espoir, que pouvons-nous y mettre ? Si tu avais une baguette magique, comment imaginerais-tu qu’elles puissent s’en sortir, qu’ils puissent s’en sortir ?

 

La réponse est en partie cachée dans ce qui était écrit au-dessus : dans cette empathie vitale.

Qu’elles et ils puissent s’en sortir. Le nœud est là.

 

La baguette magique, c’est de nous donner le pouvoir d’entrer en empathie avec non seulement la communauté à laquelle nous appartenons : ici les femmes, là-bas les singes, ailleurs les bourreaux dans "Duch, le Maître des forges de l'Enfer" et dans "S21", autres films de Rithy Panh, ou encore les victimes dans le cas du syndrome de Stockholm, mais aussi avec l’autre camp, les autres camps.

 

Une fois cette empathie atteinte, la poursuite du pouvoir de la baguette magique devient une libération notre imaginaire pour nous sortir des contraintes, pour vivre, non pas "tantôt de son corps, tantôt de sa force de travail" comme une fille le dit dans Le papier, mais autrement et mieux que dans ce Cambodge financé par les touristes sexuels occidentaux : libérer notre imaginaire consiste à faire tomber ces barrières, et remettre, par la pensée, tout à plat, y compris et d’abord les contraintes et les « oui mais ».

 

Les hommes sont violents ? La maquerelle est violente ? Quel monde pourrions-nous inventer si cette violence n’était pas là pour nous en empêcher ?

 

Et c’est bien parce que cette violence nous agresse, nous angoisse et nous inhibe qu’elle détruit notre pouvoir imaginatif.

 

La dernière chose dont le poisson a conscience est l’eau de son bocal dit l’adage. Mais nous-mêmes, spectateurs, sommes dépourvus d’imagination devant un tel film : désespérant disait mon voisin. Même nous, extérieurs à ce monde, protégés de ses agressions, ne parvenons pas à en extraire une possibilité de sortie par le haut, vision heureuse. Manque d’imagination. N’est-ce pourtant pas cela le vrai intérêt du film, au-delà de tout éloge esthétique ?

 

Trois pistes :

 

- l’empathie, l’empathie réciproque qui englobe tout le monde, qui englobe les hommes quand on est prostituée, qui englobe les femmes quand on est un client.

 

- Le coup d’Etat, l’action de force par surprise car ni les nazis ni les Khmers Rouges, ni les maquereaux ne sont laissés et ne se laisseront détrôner par la persuasion et la douceur car ça supposerait qu’ils reconnaissent leurs fautes, leurs errements et qu’ils entrent en empathie avec leurs proies, soudainement, sans y  être obligés, presque spontanément : impensable. Un coup d’Etat donc, mais qui ne soit pas dans la revanche mais plutôt dans la remise à zéro des compteurs. Tagore disait : « fais en sorte que ton ennemi soit fier de t’avoir pour vainqueur » ; autrement dit accorde une place à ton adversaire à l’issue de la bataille, et une vraie place, que chacun ait sa place, que chacun soit au service de tous. Dans l’empathie.

 

- Et enfin, troisième piste : la campagne, c’est à dire un monde qui ne repose pas sur l’argent mais sur un rapport à la terre nourricière et à un écosystème où chaque partie enrichit le reste. Un monde où la concertation en est le pilier. Un monde qui ressemble aux peuples premiers lorsque, dans une majorité des cas, ils ne se sont pas entretués comme nous, hommes modernes, avons appris à le faire. A quand une libération de cette contrainte autodestructrice selon laquelle l’homme serait un loup pour l’homme ? Car finalement, qui dit ça ? C’est l’homme lui-même, autoproclamé le plus intelligent des animaux !! Hé bien alors, prouvons-le que nous sommes les plus intelligents, et cessons de nous entretuer ! Et (re)devenons végétariens puisque nous avons le choix ! Ha ça y est, un sujet qui fâche…

 

 

Ce texte fait suite à «Belliqueux ou pacifistes. La suite ».

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 20:32

Après avoir écrit « Belliqueux ou pacifistes ?», au moins trois rencontres récentes sont venues apporter de l'eau à ce moulin :

-       le livre « Oui, la nature humaine est bonne »,

-       le film « Duch, le Maître des forges de l'Enfer »,

voir http://www.youtube.com/watch?v=ZnO_w5ify6I  

-       le film « Poetry ».

 

Lors du débat qui a suivi « Duch » vendredi dernier 9 novembre, et comme cela arrive souvent dans ce genre de débats selon le journaliste-animateur présent, j'ai évoqué Alice Miller, décédée en 2010, ainsi qu'Olivier Maurel qui poursuit son œuvre, et j'ai résumé de mémoire cet extrait en pages 327 – 328 de son récent ouvrage Oui, la nature humaine est bonne : "Rappelons-nous les principaux points communs dans l'éducation des "justes" : ils ont eu pour la plupart des parents affectueux, qui ont fait confiance à leurs enfants, qui leur ont donné l'exemple de l'altruisme et qui les ont élevés de façon non autoritaire et non répressive.

 

Rappelons aussi qu'à l'extrême opposé, tous les criminels sadiques et tous les dictateurs ont été élevés sans amour ni respect, par des parents violents ou abusifs auxquels ils ne pouvaient échapper."

 

Ce fut un flop : l'animateur m'a fait une longue réponse sur l'engagement politique de Duch, comme s'il était seul à avoir entraîné le Cambodge dans cette horreur khmer rouge, en terminant sa réponse  par : « j'ai répondu à votre question ? », ce à quoi j'ai rétorqué : « non mais c'est pas grave. »

Cinéaste, historien, revanchard, mais sûrement pas psychologue, notre animateur journaliste se réfugiait aussi derrière les différences culturelles pour justifier son désintérêt manifestement total, aveugle, sidérant et pour tout dire effrayant aux réflexions milleriennes : car à quoi bon tourner un tel film, de tels films si ce n'est pas pour tenter de comprendre afin de ne pas retourner dans de tels génocides ?!!

 

Fallait-il interroger ce journaliste-animateur sur une éventuelle éducation ordinairement violente dont il aurait fait les frais ? Dans les deux cas : éducation violente ou non, il aurait nié, et dans le cas de la présence d'une éducation violente, du fait de l'amnésie décrite par O. Maurel.

 

Le fait de comprendre Duch aurait-il été interprété de sa part comme pardonner Duch, quelque chose d'impensable ? Peut-être. Mais derrière cet impensable se cache à l'évidence un manque d'empathie qui est au cœur même du sujet.

 

Le bouquin d'Olivier Maurel contient un chapitre sur l'empathie (p. 118 & s.). Et le dernier livre de Frans de Waal s'intitule : L'âge de l'empathie.

Voir aussi La civilisation de l'empathie, de Jérémy Rifkin que me signale Olivier Maurel.

 

Quelle aurait été l'attitude de Duch s'il avait été mis dans la situation de ses victimes ? Aurait-il pu faire preuve d'empathie ? Durablement ?

 

Mais surtout, surtout, une autre question mérite qu'on s'y arrête : quelles sont les conséquences de tels films, reçus dans de telles conditions de non distanciation par rapport à l'éducation probable reçue par Duch ? Et si notre fonctionnement archaïque le plus profond interprétait ce film comme une occasion d'entrer plus encore dans le dilemme des bons et des méchants, ce que l'animateur m'a jeté à la figure en passant, comme ça, innocemment ! Moi qui voulait mettre en lumière le rôle éducatif pour montrer qu'il n'y a pas de bons et de méchants par nature, c'est lui, sous prétexte du titre du bouquin peut-être, qui me met devant cette alternative de bisounours des bons et des méchants ! Le titre de l'ouvrage dans son entier est : « Oui, la nature humaine est bonne ! Comment la violence éducative ordinaire la pervertit depuis des millénaires ».

 

Et si des films tels que « Duch, le Maître des forges de l'Enfer » participaient, par leur influence sur notre fonctionnement psychique le plus archaïque, à renforcer nos pulsions agressives, binaires, violentes et sadiques ? Car finalement, que retenons-nous vraiment de tous ces films violents qui inondent nos écrans et surtout ceux des jeunes ? Et qu'y a-t-il de si différent entre ces films violents et ceux de Rithy Panh, si ce dernier passe à côté d'un travail psychanalytique éventuellement nécessaire pour nous permettre de nous distancier de nos pulsions violentes ?

 

 

Quant à Poetry, l'élargissement de la réflexion sur une nature humaine tantôt bonne, tantôt génocidaire, et sur les conditions d'une telle alternative, passe d'une succession de générations ayant vécu des abus d'autorité et des sévices corporels tels que les dénoncent Alice Miller et Olivier Maurel, à une récente et encore jeune génération ayant vécu une espèce de lavage de cerveau télévisuel et internaute la rendant insensible à la souffrance de l'autre, sans la moindre empathie. Comme des Hitler ou des Duch en puissance et en nombre, la souffrance éducative en moins certes, mais le terreau d'une nouvelle horreur déshumanisée pourrait bien se retrouver à nouveau fertile !

 

 

Nous sommes comme ces nombreux philosophes en face de l'après pétrole : leur culture grecque, présocratique, puis moderne, n'intègre ni l'après pétrole, ni la vie préhistorique à savoir la vie des peuples premiers, peuples desquels nous nous différencions par le progrès. Des ouvrages tels que « Age de pierre, âge d'abondance » ou sa version romancée « La femme feuille » sont pour la plupart d'entre eux purement illisibles. Et lorsqu'ils parviennent à prendre en compte à sa juste mesure une telle donnée : le pic pétrolier, qui va renverser à coup sûr toute notre culture occidentale, ils sont censurés. Car oui, ils existent bel et bien, mais qui les connait mis à part quelques militants écologistes ? Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, Nicholas Georgescu-Roegen, Ivan illich, André Gorz, René Dumont,... et tant d'autres vivants : Paul Ariès, Vincent Cheynet, (c'est bon de les mettre à la queue leu leu ces deux -là !), et bien d'autres journalistes critiques qui participent à la rédaction de revues écologistes telles que La Décroissance, Silence, Passerelleco,... Censurés par les médias dominants, c'est peu de le dire.

 

 

L'après pétrole nous dépasse, comme ici nous sommes dépassés par l'approche Millerienne autant que par le syndrome de Poetry.

 

 

15 novembre 2012 : un troisième chapitre se trouve ici

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 09:20

De quels moyens moyens disposent les dominants pour asseoir leur domination ?
De la force, la menace, la contrainte, la torture, la tuerie.
 
De quels moyens disposent les pacifistes pour asseoir leur vision des choses ?
De la persuasion, la parole, la patience, la connivence, la confiance, l'amitié.
 
Qu'a retenu l'histoire ?
Et quelle histoire ? Celle des vainqueurs ou des vaincus ?
Celle des vainqueurs, obligatoirement.
Mais lesquels ?
Les belliqueux ou les pacifistes ?
Car les pacifistes peuvent très bien avoir vaincu !
Sauf que si les pacifistes l'emportent, il n'y a pas de vaincus.
Contrairement au cas où ce sont les dominants qui gagnent.
 
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Donc qu'a retenu l'histoire ?
Elle a retenu que ce sont les dominants qui ont gagné,
en écrasant les pacifistes désignés en "méchants" ou en "faibles" ou en "arriérés",
les variations sont pléthore.
 
La principale question philosophique à poser et à résoudre aujourd'hui est celle-ci :
ayant compris le paradoxe évoqué ci-dessus,
comment pouvons-nous, à nouveau, nous orienter vers des options résolument pacifistes,
qui garantissent une place pour tous
(et pas seulement pour le "plus grand nombre"),
tout en étant conscients des velléités possibles de dominants éventuels,
ce que les indiens n'imaginaient même pas en accueillant Colomb et sa clique ?
 
D'où la nécessité d'une forte base de valeurs telles que la coopération plutôt que la sélection naturelle,
l'égalité plutôt que la liberté, le manuel plutôt que le thermique, le local plutôt que le lointain etc.
 
à suivre.
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2 août, 21h :
les dominants ne posent pas la question : "de quels moyens disposent... ?"
mais : "qui a gagné ?"
Je savais bien qu'il y aurait une suite, c'était une évidence, mon intuition me disait que quelque chose était en train de prendre forme, de se concevoir dans ma tête - "ce qui se conçoit bien s'énonce clairement".

12 jours après j'ai la réponse.
-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-_-
1er/11/2012 : voir "Oui, la nature humaine est bonne - Comment la violence éducative ordinaire la pervertit depuis des millénaires", Olivier Maurel, 2009, éd° Robert Laffont.
Il en reste un exemplaire à la librairie l'Orielle à Evreux, derrière la mairie.
12 novembre 2012 : la suite ici
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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 22:43

Méditer, c'est se reprogrammer.

 

C'est la vieille méthode Coué mais décuplée par l'intensité, le temps que l'on y met.

 

Cela n'a rien à voir avec « faire le vide ».

 

 

Donc tout est dans : sur quoi je médite ? Dans quelle direction je me reprogramme ?

 

 

Nous ne sommes pas stables : nos humoro-encéphalogrammes sont des montagnes russes.

 

 

La procédure est la suivante : il faut saisir notre état au moment où nous sommes au sommet d'une montagne. Dans quel état d'esprit suis-je à ce moment-là ? Quel est mon ressenti ? Quelle image de moi puis-je dessiner à ce moment ? Quelles sont mes qualités de super-héros ?

 

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Ça ne suffit pas cependant.

Exemple : si dans ces moments d'euphorie je retiens le caractère « beau gosse, irrésistible sexuellement, autour de qui les mecs tombent comme des mouches » (contexte homosexuel trop rarement pris en exemple), je risque de mettre de côté des qualités telles que la délicatesse, l'attention aux autres, l'humilité, l'écoute des autres et non pas l'écoute de soi. Dit autrement : soit la montagne choisie aura été trop haute, soit j'aurai oublié de percevoir et, par suite, de mettre certaines valeurs essentielles dans les ingrédients de cette recette méditative.

 

Tu peux écrire ton profil idéal si ça t'aide.

 

Mon amie Barbara me disait : « moi je suis bien avec Barbara. J'adore la compagnie de Barbara. »

 

 

Et là, à ce stade, tout ne fait que commencer : il faut maintenant passer à la méditation.

 

Tu t'installes confortablement mais pas couché sinon tu t'endors.

Tu respires lentement, profondément, sans forcer l'expir.

Et tu visualises tes valeurs de super-héros, super modeste, super anti-héros timide, comme tu le sens quand tu as été au sommet de ta montagne russe, une seule fois dans ta vie ça suffit, tu te visualises comme tel.

 

Quand tu sens que tu décroches tu t'arrêtes et tu regardes l'heure. Que ça fasse 30 secondes ou 10 minutes on s'en fout.

 

À ce moment tu programmes ta prochaine séance : dans une heure, le lendemain, comme tu le sens.

 

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Et pour ta prochaine séance, tu te programmes une durée légèrement plus longue qu'à la première.

 

Ainsi, tu es entré dans la méditation.

 

 

Ça te parle ?

 

 

Normalement ce genre de prestation coûte 50€ mais pour toi c'est cadeau.

 

Bises,

Gorgerouge

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 11:23

Toutes les femmes sont des divinités.

Et non des objets sexuels ou des putes dont l’histoire a trop souvent débuté par un viol.

 

Tous les hommes sont des anges.

Et non des machos voyeuristes dont la vie a trop souvent commencé au milieu d’autres machos voyeuristes impunis et, pire, insensibles.

 

Insensibles à la souffrance des femmes sur lesquelles ces regards de mecs s’attardent quotidiennement en les déshabillant, regards intrusifs et détestables pour elles. A moins que ce ne soient des regards vides pour peu qu’elles soient perçues comme des « boudins ». Tout ou rien. L’intrusion ou l’inexistence.

 

Il ne s’agit pas de culpabiliser une fois de plus ?

La culpabilité… Notion centrale dans cette histoire de malentendus.


 

 

Car celui qui culpabilise n’a pas accès à ses sentiments (expression empruntée à Janov, « Le nouveau cri primal ») et du même coup plutôt que d’être clair avec lui-même, avec ses sentiments : « je te trouve belle mais je te respecte », il s’interdit ce genre de pensée culpabilisante car tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain voisin, c’est bien connu, sauf qu’il confond « trouver belle et respecter » d’un côté et « convoiter » de l’autre.

Alors il « déjoue » (Janov). Ou plutôt ici il rejoue. C’est à dire qu’il convoite : il retourne par là au pécher originel pour en retrouver le sens, et sa relation à cette femme est malsaine puisqu’il est lui-même marié. Et cette convoitise renforce sa culpabilité, du coup il se cache à lui-même son désir pour elle : il n’a ainsi, effectivement, pas accès à ses sentiments. Demandez-lui s’il la désire : « jamais de la vie ! »

Tant qu’il n’a pas accès à cette autre posture : « je te trouve belle mais je te respecte », il n’y aura pas d’autre solution pour lui que cette attitude intrusive et machiste, collante. Pour le moment la seule alternative qui s’offre à lui est : « je te désire ou je renonce à toi ». Tout ou rien. Manichéen. Une fois de

plus. Les bons et les méchants. Incapable de réfléchir plus loin que le bout de son nez. Manipulable par la presse pipole, démagogique, aux ordres. Incapable d’empathie envers les réputés méchants. Et capable des plus atroces injustices envers eux, puisqu’il ne sent plus rein à leur égard.

 

Mais où est le mal de trouver une femme belle ? Nulle part à condition de la respecter : à condition même pas de renoncer à elle, ou peut-être au début de ce cheminement affectif, mais plutôt de faire mine de ne pas la désirer.

« Femmes je vous aime

et même pire

je vous désire »

chante Julien.

Mais savons-nous nous rendre seulement désirants ? Là est la question. Nos désirs incessants les font fuir, quand comprendrons-nous cela ?

 

Nous devons apprendre à être présents, mais pas intrusifs.

Et à ce moment à seulement les femmes pourront devenir succulentes car en sécurité, c’est à dire libres de pouvoir nous choisir ou nous repousser comme elles l’entendent.

 

Alors les mecs en bandes, en groupe, a fortiori en groupes de sportifs ou de supporters ! Y’a du boulot, mais le défi n’est pas insurmontable. Encore faut-il que les choses soient dites. Que les langues puissent se délier. Dans des espaces faits pour. Au début était le verbe.

 

Mais au début était, encore plus, le toucher…

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 11:42

Et si méditer, c’était simplement, et uniquement, être en phase, en contact, en présence avec son ressenti intérieur ?

Ce qui expliquerait que l’on puisse méditer en faisant la vaisselle, par exemple, ou peut-être n’importe quoi d’autre !

Conception très bouddhiste de la méditation, même si les bouddhistes consacrent aussi beaucoup de temps à la méditation passive, sans rien faire d’autre que méditer, immobiles.

 

Alors, pourquoi la méditation immobile représente-t-elle tant d’importance pour tant de courants spirituels ?

Hypothèse : être à l’écoute de son ressenti intérieur est le cœur des pratiques de psychologues tels qu’Isabelle Filliozat. Si les spiritualistes veulent se démarquer de ces psychologues, ils ne peuvent pas tenir le même discours, sans quoi ils perdraient leur spécificité, leur âme, et leur fond de commerce.

Seconde hypothèse, moins tordue et moins sujette à un conflit de territoire : la force de l'habitude qui associe, par tradition, dans l'Indouisme notamment, méditation à immobilisme du corps.

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4 octobre 2005 2 04 /10 /octobre /2005 00:05

 

Le jour des adieux du stage sur le Tao du Tantra, Michèle et moi avions décidé de faire le tour des stagiaires ensemble : en couple.

Nicolas et Jacques se disaient au revoir à 5 mètres de nous, trop loin pour entendre ce qu’ils se disaient mais j’entendais – je croyais entendre – qu’ils parlaient arabe.
 
Je compris immédiatement ce qu’il se passait : ils étaient tellement proches, à 10, 15 cm l’un de l’autre, que leur gestuelle se rapportait davantage à celle de maghrébins que d’occidentaux, et mon esprit a traduit les bribes de langage en langue arabe. J’en parlais à Michèle et elle me dit qu’elle avait la même impression.
 
C’était comme si le stage avait transformé jusqu’à nos fonctionnements culturels !
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15 novembre 2003 6 15 /11 /novembre /2003 20:07











                              Source icônographique : La dame de la BCD

Acte un.
 
Une nuit d’octobre 2003, je rêve que je suis suspendu au rebord d’une falaise et que des mecs du haut de la falaise s’apprêtent à me tirer dessus à bout portant avec des flingues. Je suis sur le point de lâcher mais je suis conscient que c’est un rêve et malgré cela, l’angoisse de la chute est maintenue dans toute son intensité.
 
Réveillé, je fais le lien avec l’enfant qui rêve qu’il fait pipi et qui pisse réellement au lit. Je n’ai pas osé lâcher le bord de la falaise. C’est doublement la situation inverse : j’avais conscience que je rêvais et je ne suis pas passé à l’acte.
 
Que se serait-il passé si j’avais lâché ? Me serais-je réveillé brutalement en sueur ? Peut-être mais peu importe, ce n’est pas cela qui est troublant, c’est la suite.
 
C’est m’a-t-il semblé une situation « chamanique » : ce n’est pas mon conscient éveillé qui communique avec mon monde onirique, c’est mon activité onirique qui a conscience d’elle-même par rapport à la réalité (elle a conscience des deux : d’elle-même et de la réalité). De plus cette conscience n’enlève rien à la force du monde onirique, je ne suis pas parvenu à « jouer » avec lui (à lâcher le bord de la falaise) comme s’il s’agissait d’une futilité.
 
 
 
Acte deux.
 
Le lendemain matin de ce rêve, j’en parle avec des amis et la discussion bifurque sur la question apparemment abordée par Freud : rêvons-nous en couleurs ou en noir et blanc ? Personne n’a la réponse.
 
La nuit même qui a suivi, j’ai rêvé que mon ancien patron venait nous rendre visite au boulot avec son frère, et ils étaient tous deux vêtus d’une chemise jaune canari.

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