Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.
La survie écologique de l’espèce humaine et l’économie libérale dérégulée telle qu’elle existe aujourd’hui sont incompatibles.
Comment pouvons-nous passer à côté d’un tel constat ? Probablement parce que cette économie excessivement libérale est gravée en nous comme dans le marbre : d’une manière ineffaçable, non négociable. Plus vitale que notre propre survie. Même Al Gore passe à côté avec ses « mesurettes » proposées dans son film « Une vérité qui dérange » : comment fait-il pour permettre à chacun d’acquérir une voiture hybride, comme il le recommande ? Mystère ! Et comment compte-t-il limiter la production de CO² tout en continuant de consommer autant et de fabriquer un véhicule pour presque chacun des 6, et (peut-être, vues les prévisions de morts écologiques) bientôt 9 milliards d’êtres humains ?!
Renoncer au progrès promis par la modernité nous est à ce jour impossible : ce serait comme mourir tout de suite, volontairement qui plus est.
Nous préférons mourir dans dix ans, vingt ans, sans rien faire, par les conséquences écologiques de notre consommation moderne.
Y a-t-il d’autres raisons pour lesquelles Al Gore n’envisage pas le recours à l’artisanat local ?
J’en vois deux :
- son père était un grand propriétaire terrien producteur de tabac. Dans son esprit, l’activité agricole est sans doute liée à ce type de grande structure, qui n’a rien à voir avec l’artisanat à petite échelle.
- La mort de sa sœur due à un cancer du fumeur peut constituer une seconde raison pour laquelle le travail des champs le renvoie plus à de la souffrance qu’à une solution heureuse à nos problèmes sociétaux et écologiques.