Le monde réel comme une ventouse
Nous n’arrivons pas à faire la différence entre le monde réel, présent, qui nous conditionne, nous détermine et nous détruit, et ce monde idéal, rêvé, seul susceptible de nous faire vivre.
Je veux dire que notre champ de rêverie, d’imagination ne parvient pas, ou trop rarement, à se dégager des contraintes du monde actuel.
Exemple ? Lorsque nos déplacements sont considérés comme une caractéristique naturelle du monde, il faut faire avec, donc trouver des aménagements en termes de technologies non polluantes ou de co-voiturage, mais il n’est pas envisagé de les supprimer ou même de les remplacer par du vélo ou de la traction animale. Et si quand bien même quelqu’un s’aventurait à émettre cette hypothèse, mais alors comment ferions-nous pour nous rendre au travail ? Pour aller faire nos courses ? Ce coup-ci ce sont le travail salarié et les courses, tous deux loin de chez soi, qui collent à la réalité comme une ventouse.