Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.
Localement, tout est possible
"Le pire que l'on puisse faire à un homme, c'est de lui donner de l'argent et de l'empêcher de travailler" - je ne sais plus qui a dit cela.
Il semble qu'aujourd'hui les lieux les mieux à même d'être des laboratoires de convivialité sont les quartiers défavorisés, à la condition de réussir à y recréer une confiance collective, pour recommencer à mettre sur pieds ensemble une activité conviviale et productrice :
- maraîchage,
- vélos faits de récup avec l'aide d'un soudeur :
http://www.velomobiles.net/
http://www.spezialradmesse.de/
http://site.voila.fr/velomobile
http://www.whpva.org/chapters/france/
http://www.aliaciklo.fr/spip/spip.php?rubrique15
à Toulouse : http://www.maisonduvelotoulouse.com/
(sur le vélo, voir aussi le site de monsieur vélo ou
www.transports.equipement.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2207 et ses nombreux partenaires associés ;
www.certu.fr/fr/Sécurité_et_circulation_routières-n28/Vélos-n117-s_thematique.html ;
www.technicites.fr ; www.relais-velo.com )
- auto-construction
- restaurant associatif,
- atelier de tissage, de couture et de confection de vêtements,
- jardins partagés,
- atelier de réparation et de transformation de vélos,
- garage associatif comprenant une forge auto-gérée,
- lave-linges à pédales,
... c'est sans fin.
- Faire l'inventaire des savoir-faire individuels pour les partager et pour faire éclore des projets ;
- s'abonner à des revues qui nous invitent à l'invention collective : Passerelle éco, La Décroissance, Le Sarkophage, Le Plan B, la lettre de Longo maï, Fakir, CQFD, La Brique, Le Monde Diplomatique, Campagnes solidaires etc.
Tout en communiquant sur http://villesentransition.net, www.terresacree.org ...
Recréer une invention collective, retrouver la maîtrise de l'outil (Illich « La convivalité », – voir annexe 3 ci-dessous). Avec, en plus de l'aspect utilitaire et convivial, une dimension de plaisir où prennent toute leur place les activités culturelles, artistiques, sportives, pour peu que l'on en ait encore l'utilité à ce stade (voir annexe 3 l'extrait page 26).
Ivan Illich, 1973 : société post-industrielle, souveraineté locale (alimentaire et autre) ici et... partout (Longo Maï), renouveau de l'artisanat local, quitter la fuite en avant impossible de la croissance économique dépendante du pétrole (annexe 1) pour une décroissance vivable.
Ce projet passe par l'insertion par l'économique, mais pas seulement : créer une structure d'insertion par l'économique de plus ne changerait pas grand-chose.
Il passe donc aussi par autre chose : la prise en mains de ce chantier par la collectivité locale, le tissage de liens entre cette structure et l'ensemble du réseau économique local. Autrement dit détricoter l'existant industriel local pour le retricoter en artisanal.
Difficulté majeure : l'immense majorité des formations politiques sont des productivistes (Marx aussi), des industrieux notoires. Or ce projet devra se faire à un moment ou un autre avec les élus pour que ce soit l'ensemble du tissu économique qui glisse vers une désindustrialisation. Avec la participation active de la SAFER pour les terres agricoles.
Avec la chambre de l'artisanat et la CCI...
Notre force est la création d'activité humaine. Notre force doit être aussi la culture politique qu'il faut réussir à faire acquérir par les publics touchés.
Peut-être le début doit-il commencer par quelque chose d'anodin, si l'on dévoile toutes les cartes trop tôt les portes risquent de se fermer. Mais en même temps l'appui dès le départ de quelques personnes influantes est nécessaire si l'on ne veut pas se retrouver rapidement dans une situation conflictuelle.
source icônographique : http://decroissance.lehavre.free.fr/altertour2009.htm
Autrement dit : (l'ordre n'est pas figé)
en 1 : développer l'insertion par l'économique, créer une pépinière d'activités d'ESS comme etymon à Toulouse http://www.etymon.fr/ et aussi
http://w3.cerises.univ-tlse2.fr/recherche/dymsol.htm et, créer quelque chose localement, là où un maire accroche ;
en 2 : l'acquisition d'une conscience ou d'une confiance collective, ou pourrait dire aussi acquisition d'une culture politique (abonnements aux revues citées plus haut, lecture de bouquins accessibles, films, les échanges verbaux surtout...) ;
en 3 : l'élargissement du terrain d'action à d'autres domaines (vestimentaire, habitat auto-construit en collectif...) et à plus grandes échelles (créer des réseaux) ;
en 4 : élargir localement l'action en échangeant avec les structures en place (le monde artisanal et industriel, le tissu associatif, les élus...) par du dialogue plus que par du conflit, même si le conflit sera inévitable ;
en 5 : faire tâche d'huile (www.transitiontowns.org et http://villesentransition.net/ pour la version française, www.terresacree.org etc...)
Le projet n'est pas de créer une association supplémentaire d'insertion par l'économique mais d'élargir l'économie artisanale, désindustrialisée, conviviale, à l'ensemble du corps social : chômeurs, actifs, jeunes, retraités.
Les compétences et/ou connaissances liées à maîtrise en économie sociale et solidaire seront nécessaires pour conseiller et accompagner la création de structures juridiques adaptées.
Un principe : pas de conflit, que de la coopération. Des conflits il y en aura probablement mais il ne viendront pas de nous (voir l'expérience de Longo Maï)
Des arguments :
- économique (les délocalisations et licenciements actuels)
- humain (l'abrutissement du travail à la chaîne, summum de l'absurdité industrielle, remplacé par de la convivialité retrouvée)
- écologique (l'arrêt du recours aux énergies fossiles – voir les annexes 2 et 3)
Sur le même sujet, voir ce qui se passe à Sevran sur :
http://www.marianne2.fr/Banlieue,-terre-d-avenir_a181750.html (12/08/2009)
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28 août 2009 :
dans les foyers d'hébergement, structures d'insertion et associations solidaires, à la logique :
"quelle formation et quel métier veux-tu faire ? ",
il est très possible d'y ajouter cet autre projet :
"à partir de tes compétences et de ton expérience, quels ateliers pouvons-nous mettre en place pour nous-mêmes ?"
Ainsi s'opèrera le passage de la recherche d'employabilité à l'auto-organisation collective. En préparant dans les faits le terrain à l'après pétrole.
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Annexes 1 & 2
2 sources récentes : pic oil & 10000 méthane
pic oil : (annexe 1/3)
05 août 2009 - Pétrole : l’Agence internationale reconnaît des erreurs

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10000 méthane : (annexe 2/3)
http://terresacree.org/methane.html
5 juillet 2009 - Réchauffement climatique: le méthane y contribue davantage
Le méthane océanique contribue beaucoup plus à l'effet de serre que ce qu'imaginait le monde scientifique, affirme une étude. Bien que plus puissant que le dioxyde de carbone, ce gaz à effet de serre reste sous-estimé dans les prédictions climatiques actuelles.
Des scientifiques de l'Université de San Diego ont étudié six sites du Golfe du Mexique où de véritables panaches de bulles de méthane s'échappent de "cheminées à gaz", sur le plancher océanique, à 500 ou 600 mètres de profondeur. Le relargage dans l'atmosphère de ces bulles de méthane serait "considérable".
Contre toute attente, les bulles émises à ces profondeurs atteignent les eaux de surface, et le méthane qu'elles contiennent s'échappe ensuite dans l'atmosphère.
A partir des concentrations en méthane des eaux de surface, les chercheurs ont calculé la vitesse de diffusion du gaz dans l'atmosphère. Ils trouvent des valeurs 10 à 10'000 fois supérieures aux précédentes estimations.
Les études antérieures affirmaient que les bulles émises à plus de 200 mètres de profondeur n'atteignaient pas la surface.
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L'étude d'autres bassins riches en hydrocarbures, comme le Golfe persique ou la Mer Caspienne, devrait confirmer ces résultats.
Le méthane est un gaz à effet de serre souvent sous-estimé, mais plus puissant que le dioxyde de carbone. Sur une période de 100 ans, son potentiel de réchauffement global est 25 fois plus important que celui du CO2.
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/17951178
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Annexe 3/3