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Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.

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Rêve












                              Source icônographique : La dame de la BCD

Acte un.
 
Une nuit d’octobre 2003, je rêve que je suis suspendu au rebord d’une falaise et que des mecs du haut de la falaise s’apprêtent à me tirer dessus à bout portant avec des flingues. Je suis sur le point de lâcher mais je suis conscient que c’est un rêve et malgré cela, l’angoisse de la chute est maintenue dans toute son intensité.
 
Réveillé, je fais le lien avec l’enfant qui rêve qu’il fait pipi et qui pisse réellement au lit. Je n’ai pas osé lâcher le bord de la falaise. C’est doublement la situation inverse : j’avais conscience que je rêvais et je ne suis pas passé à l’acte.
 
Que se serait-il passé si j’avais lâché ? Me serais-je réveillé brutalement en sueur ? Peut-être mais peu importe, ce n’est pas cela qui est troublant, c’est la suite.
 
C’est m’a-t-il semblé une situation « chamanique » : ce n’est pas mon conscient éveillé qui communique avec mon monde onirique, c’est mon activité onirique qui a conscience d’elle-même par rapport à la réalité (elle a conscience des deux : d’elle-même et de la réalité). De plus cette conscience n’enlève rien à la force du monde onirique, je ne suis pas parvenu à « jouer » avec lui (à lâcher le bord de la falaise) comme s’il s’agissait d’une futilité.
 
 
 
Acte deux.
 
Le lendemain matin de ce rêve, j’en parle avec des amis et la discussion bifurque sur la question apparemment abordée par Freud : rêvons-nous en couleurs ou en noir et blanc ? Personne n’a la réponse.
 
La nuit même qui a suivi, j’ai rêvé que mon ancien patron venait nous rendre visite au boulot avec son frère, et ils étaient tous deux vêtus d’une chemise jaune canari.

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