Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.
Je bêche, je bine, je greline à donf et je cogite.
grelinette
Quelle belle terre nous avons en Normandie ! Quand je pense à cette terre ardèchoise aride et caillouteuse dont parle Pierre Rabhi dans ses livres et au cours de ses conférences, je me dis :" quelle chance nous avons !" Mais juste après je me dis aussi : "et quel gâchis ! Tous ces gens qui habitent en ville, en appartement, qui en plus dans de nombreux cas sont au chômage, quel gâchis qu'ils ne puissent pas avoir accès à la terre !"
Moi déjà je suis à 80% et j'ai, trop peu certainement, trop petit, mais tout de même j'ai un potager dans lequel je m'éclate, et le peu que j'y produis, c'est du vrai bonheur, mais c'est surtout le plaisir de sentir la terre. La terre mère, avec ses vers de terre, comme Claude et Lydie Bourguignon aiment les montrer dans "Nos enfants nous accuseront" et dans "Solutions locales pour désordres globaux".
Ce soir ? Un plat de quinoa maison, une récolte ridicule, j'ai de quoi faire deux repas, ce soir et demain, pour une récolte laborieuse à suspendre mes pieds de quinoa dans des sacs en papier pour sécher durant l'hiver, puis à détacher la graine de sa tige, ensuite à séparer la graine de son enveloppe en la versant au vent, l'enveloppe plus légère s'envole... Enfin en théorie ! Parce que la graine, légère elle aussi, peut partir au vent avec son enveloppe. Du coup j'ai dû improviser une séparation différente : j'ai parié que l'enveloppe flotterait tandis que la graine coulerait. Eau froide : pas mal. Eau bouillante : raté. Retour eau froide. La prochaine fois j'essaierai avec de l'eau pas trop chaude.
Pied de quinoa devant un tournesol et entre deux amarantes.
Voir aussi l'illustration au début de agro-écologie 2/2, été 1998
Je cogite. Je me dis, les collectifs d'habitants, ils faudra bien un jour prochain qu'ils s'emparent de leurs droits ! De leur droit à la terre d'abord. Un homme ou une femme sans terre, c'est comme un poulet hors sol. Si en plus il est chômeur !
Comment faire ? Les jardins familiaux, collectifs, de cocagne et j'en passe (voir
www.reseaucocagne.asso.fr/ et http://gorgerouge.over-blog.com/article-23498357.html ), n'existent pas toujours et n'arrivent pas à répondre à la demande croissante. Mais pourtant, de la terre, il y en a ! Aux abords de toute ville de quelque taille qu'elle soit, ville et agglomération pour les plus grandes, on y trouve des terres agricoles !
Il doit bien y avoir un moyen pour que l'agriculteur propriétaire de ces lopins de terre accepte que les vendre ou de les louer contre une rémunération adéquate, non ? Et avec l'appui des collectifs d'habitants plus le soutien de la ville, cet accord financier doit pouvoir être trouvé, non ?!
C'est souvent l'image de la télé qui m'apparaît dans ces moments de divagation. La télé et les quatre murs du quidam qui s'emmerde à cent sous de l'heure, et que "d'aucuns" accusent de feignantise.
Les collectifs d'habitants inventent les vacances de quartiers. Le jour où ça va se mettre en place, pour des vacances illimitées et une convivialité sans borne, ça va chauffer. Je cogite. J'adore jardiner.
Y'a un truc qui m'inquiète en ce moment : malgré une forte chaleur, aucun inscte ne se fait entendre.
Et puis y'a un deuxième truc qui m'inquiète : c'est qu'hier soir j'ai vu le tome 1 du Titanic Apicole.