Essentiellement préparer l'après pétrole localement, fruit d'une quête tous azimuts pour comprendre ce monde de fous.
En 2003 le GIEC avertissait qu’un réchauffement global de 1,5°C était « un seuil à ne pas dépasser. » (Mal de terre, Hubert Reeves)
Aujourd’hui les estimations pour la fin du siècle convergent vers un réchauffement de 4°C, fourchette haute mais chaque estimation est toujours plus alarmante que la précédente.
(voir sur ce blog Les émissions de CO2 excèdent largement les prévisions - septembre 2008 )
La date d’épuisement des réserves mondiales de charbon, très nocif en termes d'émissions de gaz à effet de serre, dans ce scénario, est estimée en 2158. Or d’autres calculs (http://futura24.site.voila.fr/charbon/charbon.htm) qui se basent non pas sur la production actuelle de charbon mais sur son extraction exponentielle, datent son épuisement à 2048. Le réchauffement planétaire en serait alors d’autant plus rapide.
trois poires tombées ce jour septembre 2009
Et je ne vous ai pas parlé de la disparition des abeilles et des insectes…
(voir sur ce blog Mais où sont passés les abeilles et les insectes ? + pétition )
Dans ce contexte, les préconisations des adeptes du développement durable, ou de l’écologie par le haut comme la nomme Romain Felli dans « Les deux âmes de l’écologie - une critique du développement durable *» (l’Harmattan, juillet 2008), même si elles étaient appliquées rigoureusement et partout, resteraient largement inefficaces pour enrayer le basculement climatique.
Vous n’en êtes pas convaincus ? Plutôt que de penser : « l’avenir nous dira qui a raison », dans la mesure où c’est une question de vie ou de mort imminente de notre civilisation et même pire, je vous propose une autre sortie : « parlons-en ! »
A la remarque selon laquelle je m’égare parce que je ne tiens pas compte de la psychologie des gens et qu' "il y a des manières de dire les choses", que je vais trop vite, que je suis trop radical et que je fais peur (donc que je fais plus de mal que de bien), ne faut-il pas envisager cet autre point de vue : nous nous égarons parce que nous ne nous rendons pas compte à quel point ce qui nous arrive en pleine figure sera douloureux, généralisé, irréversible ?
* Voir un extrait dans Jardins partagés et plus, 7 octobre 2008