Mercredi 15 mai 2013
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mail daté du 14 mai 2013
Salut.
Je comprends bien votre position qui reflète nombre d’appels à la résistance provenant de l’extrême gauche, des syndicats, du
POI etc.
J’ai ce genre d’échange très fréquemment.
Le système s’effondre.
Après s’être constitué malgré de nombreuses résistances (voir François Jarrige , « Face au monstre mécanique » entre autres), en s’appuyant sur plusieurs leviers aux mains ensanglantées : l’esclavage, le
colonialisme, les énergies fossiles, depuis la fin des trente glorieuses il résiste laborieusement mais actuellement il entre dans la phase ultime et accélérée de son effondrement.
Il faut accompagner cet effondrement, car vouloir lutter contre est vain. René Dumont avait juste 40 ans d’avance car seul
l’épuisement des ressources fossiles nous fera quitter ce monde hyper-productif, hyper-consumériste et aliénant. Nous n’avons pas été formés à déconstruire ce monde mais seulement à le
construire, d’où la grande difficulté d’acceptation d’abord, de passage à l’acte ensuite.
Quelle autre société pouvons-nous créer pendant que celle-ci disparaît ?
C’est ce à quoi tente de répondre entre autre mon blog. Entre autre car je m’appuie sur d’autres blogs, en liens, d’autres
sources d’information que nous servent les médias dominants dont la principale fonction est de rassurer les lecteurs, de rassurer les marchés, quitte à ne pas dire la vérité sur le pic de tout, à
commencer par le pic de pétrole et sur ses conséquences économiques. Un instit à la retraite, directeur du centre de loisirs de Thiberville depuis 30 ans, déclarait dans la presse le 4 mai
dernier : « nous sommes dans une société de dernière minute. » On ne peut pas mieux dire.
Offrez-vous La Décroissance,
en kiosque. 2,50€. Et lisez successivement les articles de Richard Heinberg (page 3) et Olivier Berruyer (pages 14 – 15).
Bien cordialement,
Signature
Ce texte avait déjà été ébauché dans Austérité.