Vendredi 6 novembre 2009


Avez-vous jeté un œil au www.pacte-contre-hulot.org  ? C’est très fort ! Eventuellement, munissez-vous d’un stylo…


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Je donnerai une "causerie" le samedi 12 décembre 2009 à Bernay, à 20h. :

"contes de la vie sans pétrole"

Maison des Associations - sur inscription au 02 32 44 90 48.
Entrée libre.

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NetLog - ne vous inscrivez pas ! 

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Pourquoi Gorgerouge et plus, voir Gorgerouge, aphorisme & copinages 
Déjà venu(e) ? Voir
Dernières modifications 

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Le réchauffement climatique est une question de vie ou de mort collective imminente pour les uns (quelques décennies), un leurre pour les autres. Voir le point de vue innattendu de Dominique Guillet .

Qui croire ?

 

La part de l’activité humaine dans le réchauffement est reconnue par l’immense majorité des scientifiques. Quelques irréductibles réfractairesà ce constat, même s’ils ont parfois la part belle dans les médias (Claude Allègre ou Jacques Attali par exemple), restent ultra minoritaires. (28 septembre 2009 : voir le commentaire n° 6) Leurs arguments ne tiennent pas devant la rapidité de la catastrophe en cours et surtout devant sa similitude, sa corrélation avec les courbes exponentielles de l’activité industrielle et de la démographie mondiale depuis 1850.

 

Photo prise à la Ferme biologique du Bec Hellouin http://www.fermedubec.com/ 
 


Quelle rapidité lorsqu’on voit un tel froid en cette fin d’automne 2008 vous dites-vous peut-être. Hélas ! Lorsque notre ressenti au quotidien nous fera percevoir le réchauffement, il sera bien trop tard pour stopper le processus.

 

La rapiditéla voici : dès 2003 Hubert Reeves reprenait cet avertissement des 2500 chercheurs de la communauté internationale regroupés au sein du GIEC, avertissement selon lequel une augmentation d’encore 1,5 ° C constituait « un seuil à ne pas dépasser ». Il avertissait également des quantités immenses de méthane enfouies dans les sols gelés des pôles mais prêtes à être libérées sous l’effet du réchauffement. Ce gaz a un pouvoir d’effet de serre 20 fois supérieur à celui du CO².

 

Depuis 5 ans les estimations sont de plus en plus unanimes à s’accorder sur une fourchette de réchauffement qui envisage une possibilité haute de 4 degrés !

 

Et le 15 novembre 2008 dans le bimensuel Le Sarkophage (page 9), les résultats de deux équipes de chercheurs, suédoise et russe, nous annoncent que le temps de la libération mortelle de ce méthane est arrivé : « les fonds marins de l’Arctique commencent à libérer dans l’atmosphère des millions de tonnes de méthane », et que les concentrations de ce gaz sont bien plus grandes qu’on le croyait, « allant parfois jusqu’à 100 fois les niveaux habituels – sur des milliers de kilomètres carrés. Les chercheurs ont aussi observé des zones où la mer bouillonnait sous l’effet des bulles de gaz. Ils estiment que la couche de pergélisol sous-marin qui agissait jusqu’alors comme un couvercle, empêchant le gaz d’être libéré, a fondu par endroit et permet au méthane de s’échapper par ces cheminées.»

 

Leur conclusion ne se situe plus dans ces zones de 1,5 à ne pas dépasser ou même 4 degrés : « on peut craindre un véritable emballement climatique susceptible de provoquer une augmentation de la température terrestre de plusieurs dizaines de degrés ».

 

  


 

Comment expliquer que certains scientifiques restent positionnés sur un négationnisme de la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique si leurs arguments sont infondés ? En fait, scientifique ou non, lorsqu’on a des convictions bien arrêtées, on trouve toujours des arguments, dits scientifiques si nécessaire, pour les justifier, et la conviction bien arrêtée de nos deux compères est leur foi dans le productivisme actuel. Reconnaître que ce modèle est la cause du réchauffement climatique est impensable pour eux.

Vous me direz que ça vaut pour moi aussi, évidemment. Sauf que le principe de précaution ne s'applique pas pour le moment et que si la catastrophe s'avère présente, rien ou presque n'est fait pour l'empêcher.
 

 

Reste à interroger la désinformationquant à l’ampleur de ce réchauffement, et ses conséquences cachées, actuelles et à venir. Car l’information que je viens de trouver dans Le Sarkophage n’est jamais discutée : elle est toujours censurée dans les médias dominants.

 

Donc, pourquoi observe-t-on une telle insouciance généralisée face à ce cataclysme qui arrive à grands pas ? Et là, une réponse s’impose : l’énorme matraquage médiatique, économique, technologique qui s’applique à l’omniprésent développement durable ne saurait cacher son inefficacité. La preuve ? « Plusieurs dizaines de degrés. » Pire : le développement durable donne l’illusion de faire de gros efforts pour enrayer le basculement climatique. Et cette illusion fonctionne à merveille dans les esprits : vous avez beau annoncer autour de vous les pronostics les plus inquiétants, même argumentés avec rapports d’équipes scientifiques, le principe de précaution passe toujours à la trappe et invariablement vous avez en guise de réponse la sentence définitive : « on fait déjà beaucoup ! » Autrement dit on aurait tout essayé. Et la catastrophe à venir ne change rien à cette certitude. Quelle catastrophe, d’ailleurs ? Celle qui concerne les générations futures ?

 

Pourtant les générations actuelles ont déjà commencé, et depuis longtemps, à être touchées. Même en France.

Vous ne voyez pas ?


La canicule de 2003. 15000 morts.

Et avant encore. La tempête de 1999. Moins de morts, mais combien de dégâts ?


 

 

à droite : une forêt de pins ravagée

par la tempête de décembre 1999

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des bateaux renversés

par la tempête de décembre 1999

 

 

 

 

 

 

   




source icônographique :

http://la.climatologie.free.fr/tempete/tempete1.htm#vent5

 


Et les innombrables catastrophes locales dont la fréquence et l’intensité ne cessent de croître. La tempête Klaus de janvier 009 dans le sud-ouest de la France par exemple, ou encore les incendies australiens à la même époque. Et ne venez pas dire que ces phénomènes sont simplement mieux médiatisés qu’autrefois !


Pour d'autres éléments de mesure, voir Mesure du réchauffement, 22 mars 2008  et Mesure du réchauffement, 6 mai 2008  .
 

Voilà où nous en sommes : pour le moment nous n’avons rien fait ou si peu pour stopper le réchauffement climatique. De la poudre aux yeux seulement. Verte, la poudre. Alors que faire ? C’est l’objet principal de ce blog.

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Le 17 mars 2009, la lettre électronique Terre sacrée publiait ce courriel que je venais de leur envoyer - toute ma gratitude à Michel, l'administrateur de la lettre. Je la reprends ici telle quelle puisqu'elle décrivait précisément et en peu de mots l'objet principal de ce blog.

[Sos-planete groupe] "endiguer le réchauffement climatique"‏
De :  terresacree@googlegroups.com au nom de Michel Walter(vivant12@wanadoo.fr)
Envoyé : mar. 17/03/09 03:14
À : terresacree@googlegroups.com
   
Nous avons reçu de Robin :
Bonsoir,
 
il me semble que malgré les nombreux courriels de terre sacrée -  http://terresacree.org - une idée force ne passe pas : endiguer le réchauffement climatique, si tant est qu'il en est encore temps, ne passera pas par nos seuls comportements individuels ou communautaires, trop peu nombreux que nous sommes à entrer radicalement en décroissance.
 
Or c'est bien ce que prône l'idéologie du développement durable et des Grenelle de l'environnement : agir à travers les comportements individuels et les conduites vertueuses des entreprises.

Le constat s’impose : ni l’échelle individuelle, ni l’échelle nationale ou internationale ne proposent des stratégies efficaces pour stopper rapidement et radicalement nos émissions de GES

 

Alors ? Alors il reste l’échelle locale et collective, celle des collectivités territoriales. Certes il faut convaincre les élus et passer par un dispositif participatif éclairé, informé, seul moyen d’y parvenir. Mais il n’y a pas d’autre voie.
 

Localement et collectivement, on peut tout faire. Recréer progressivement un mode de vie qui ressemblerait fortement à celui d’avant le recours massif aux énergies fossiles, d’avant la révolution industrielle. Avec en plus plein de choses agréables, donc une nouvelle modernité et pas un retour linéaire en arrière.

 

Bien à vous.

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la suite : Mode d'emploi

 

 


Par Gorge Rouge - Publié dans : arc-en-ciel
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Lundi 2 novembre 2009

Si vous voulez être informés par courriel des nouvelles publications sur ce blog, abonnez-vous à la newsletter, dans la colonne de droite, en bas.
Juste au-dessus des liens.

 

 

 

 

                                                                              cathédrale d'Amiens

 

 


Ce blog a été créé le 4 novembre 2007.

Les articles sont classés en douze catégories :

braise , pour les plus importants concernant l'après pétrole et le réchauffement climatique - commencez donc par ce lien : http://terresacree.org/ressources.htm que j'indique aussi sur ce blog dans Les deux sinon plouf ! - 4 août 2008 ;

neige , pour les moins importants dans le même thème ;

rubis , pour les textes traitant d'économie qui me paraissent les plus importants, le rubis (et la pierre de jade ci-desous) représentant des monnaies d'échange ou des grains de SEL (Système d'Échange Local) ;

jade , pour les autres textes traitant d'économie ;

écrin , pour les plus importants, les plus poétiques ou  ceux qui ont suscité le plus de réactions enthousiastes ;

vitre , et en priorité Conservateur ou révolutionnaire ?  , pour ceux qui décrivent notre résistance au changement, quand nous sommes collés à la vitre. Cette catégorie comprend les logiques mentales collectives erronées qui nous aveuglent, ainsi que la critique des médias. C'est dire si elle est importante ;

palabres , pour ce qui concerne la démocratie participative, la liberté de parole et le partage du pouvoir ;

respir  pour les écrits relatifs au développement personnel ;

arc-en-ciel , pour les textes qui touchent plusieurs thèmes à la fois ;

astre, pour les hors catégorie.

La onzième catégorie concerne quelques
sources documentaires rangées la plupart du temps en fin de blog en septembre 1984.

La douzième catégorie, créée le 10 août 2009, correspond aux fiches de lecture . Elle sont également rangées en 1984.

28 septembte 2009, création d'une treizième catégorie (voir Ouverture ) : roulement à billes . Les raisons d'un tel choix figurent dans La convivialité, Ivan Illich .


Le texte fondateur sur les enjeux climatiques, écrit à l'automne 2006, se trouve ici : 
De l’EEDD à la maîtrise du réchauffement climatique 1/3 


En haut à droite de chaque page, à la fin des "articles récents", vous pouvez accéder à la liste complète des articles.


Même si je dis les choses différemment à chaque fois, les textes étant indépendants les uns des autres, je me répète souvent, surtout dans les conclusions. Vous voilà prévenus, et du coup j'espère que vous ne m'en tiendrez pas trop rigueur.



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Lorsque notre empreinte est légère, elle n’écrase que quelques brins d’herbe qui se relèvent après notre passage.

Mais l’empreinte écologique de l’homme occidental contemporain tend à écraser la terre entière sur son passage : ne lui survivra-t-il rien ?

Le but de la vie, c’est la vie. Tandis que le mode de vie peut être tantôt vivifiant, tantôt belliqueux et destructeur, voire même suicidaire.



Maisons inondées au sud de Dacca, Bangladesh
source icônographique :
 
http://www.ledeveloppementdurable.fr/developpementdurable/poster/15.html

                                 

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Il y a au moins un bar à Bernay où l'on trouve du vin biologique (pour les sceptiques, voir Malbouffe ): c'est au café de l'Agriculture.

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25 novembre 2007 :

La porte que vous ouvrez en entrant sur ce blog risque fort de vous faire l’effet d’un haricot géant :
l’émergence dans un monde totalement nouveau,
mais pourtant plus réel que celui auquel vous êtes habitué
.

Trois exemples :

- les lecteurs de Libé ne connaissent pas ce qui se dit dans Le Plan B. Mais les lecteurs du Plan B connaissent le contenu de Libé.

- Syndicalistes, vous ne savez pas ce qui se joue comme lorsqu’on lit La Décroissance. Mais les abonnés à La Décroissance connaissent les revendications des grévistes.

- Troisième exemple : sympathisants de Nicolas Sarkozy, vous refusez de lire le Sarkophage. Mais nous connaissons la politique de N. S. au-delà de ce que vous en savez.

 Ô ! Paradoxe qui rend Big Brother si heureux ! Tant de fois vous dites : "on nous cache tout." Mais quand nous vous proposons de vraiment voir ce qui vous est caché, vous répondez : "j’ai d’autres choses à faire."

Alors ici c’est un peu un blog qui va retourner le doigt du gant. Vous savez que l’envers du décors est plus vrai que l’endroit mais vous vous êtes toujours arrêté là, sans aller voir. Une bonne partie du travail de recherche est fait et continue d’être fait régulièrement, il vous suffit d’entrer et de vous laisser guider.

Tant de fois je me suis entendu dire : « tu réfléchis trop ! » Comme si réfléchir menait à trop réfléchir, trop froidement, au détriment de l’émotion et de l’humanisme. Mais faire de la musculation n’a jamais empêché de travailler sa souplesse dans le même temps !

Vous allez voir la jouissance à côté de laquelle vous êtes passé tout ce temps à force de vous obstiner à réfléchir peu. La curiosité quotidienne est un bon polard permanent. Du Deninckx partout.

Bon voyage.
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En fin de blog vous trouverez des fiches de lecture, des citations et une bibliographie améliorée (filmographie, bédégraphie, discographie...)

 

 

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source icônographique : 
http://www.chine-informations.com/actualite/chine-bilan-lessai-reduction-pollution-beijing_7363.html


                                                              

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L'enjeu de l'information est tel qu'il me semble utile d'insister ici sur le fait que lire le mensuel La Décroissance par exemple (ou d'autres revues lucides) est un acte de résistance à la résignation ambiante devant le désastre écologique qui arrive.

Pas une semaine sans une nouvelle alarme plus dramatique que la précédente.

Sortir la tête de sous le sable tels des autruches est la première étape obligatoire pour tenter de nous sortir de là où nous sommes, seule attitude pour devenir actifs.

Cette nécessité vitale est hélas rarement réalisée, comme s'il existait une forte autocensure vis-à-vis de ces informations de mauvais augure peut-être mais lucides, comme une sorte de Big Brother intériorisé, donnant hélas toute sa pertinence tragique à la Parabole de l’au-delà qui se trouve dans ce blog !


 

 

 

Par Gorge Rouge - Publié dans : braise
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Dimanche 1 novembre 2009

                            sur le sentier d'art, Montreuil l'Argillé, été 2009.

- 11 novembre 2009, un nouveau lien : http://www.iskra.fr/ , maison de production de films engagés découverte grâce au DVD "Les groupes Medvedkine", trouvé à la médiathèque d'Evreux ;

- 9 novembre 2009, nouveau lien local de mon ami Alain-Michel : http://www.le-moulin-de-prey.org/ ;

- 6 novembre 2009 : ville sans publicité, Forcalquier s'ajoute en-dessous de Sao paulo dans A force de constater + Sao Paulo ;

- 5 novembre 2009 : Respir, 14 octobre 2009 ;

- 15 octobre 2009 : Mondragon ;

- 24 septembre 2009 : Dominique Guillet , rangé au 24 avril 2009 ;

- 16 septembre 2009 : virus  ;

- économie sociale et solidaire et Longo Maï, 11 octobre 2009 ;

- 28 août 2009, un ajout à la fin de L'invention collective , avant les annexes, juste en-dessous des dauphins ;

- 14 août 2009 : http://ploutopia.over-blog.com/article-34651499.html ;

- 10 août 2009 : L'invention collective  suivi de La convivialité, Ivan Illich  ;

Par Gorge Rouge
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Samedi 31 octobre 2009

 

J’utilise fréquemment quatre façons de présenter les enjeux environnementaux actuels, et ceci depuis longtemps, mais le passage de la parole à l’écrit prend parfois du temps.

 

Première présentation :

les ressources naturelles fossiles sont en quantité limitée, « finie », et leur épuisement est daté (voir Sciences et vie, données reprises par http://terresacree.org dans fin des ressources ).

La question est de savoir si l’on peut se contenter d’attendre leur épuisement ou si nous serons grillés avant : à cause du réchauffement engendré par la combustion de certaines de ces ressources (pétrole, charbon, gaz). Hubert Reeves soutien la seconde position, et certains se demandent même si l’inertie du réchauffement climatique ne nous aurait pas déjà fait passer le point de non retour (libération du permafrost notamment).

 



Seconde entrée en matière :

les énergies renouvelables sont d’une puissance incomparablement plus faible que les énergies fossiles. Les premières ne remplaceront pas les secondes à la même puissance, loin, très loin de là. D’où la question : comment devons-nous anticiper cette différence de puissance ? Comment devons-nous organiser collectivement une décroissance énergétique progressive mais importante, de 50 voire 70% ? Et là, la seule balise qui peut, et qui doit nous servir de boussole, en dehors des Diafoirus qui nous vendent des lendemains énergétiques qui n’arriveront pas, cette balise est quelque chose qui ressemblera au mode de vie que nous avions avant le recours aux énergies fossiles, et même avant le colonialisme. C’est-à-dire un mode de vie essentiellement rural. La fausse solution qui préconise le tout urbain mènera à une impasse écologique (raréfaction du pétrole et réchauffement climatique) et humaine (néo-colonialisme des bio-carburants).

 

Troisième voie :

ni les initiatives individuelles ou communautaires de réduction de notre empreinte écologique (elles existent mais sont trop rares et les injonctions de modification de nos petits gestes quotidiens ne donne rien), ni l’échelle nationale ou internationale (il ne reste rien ou presque du Grenelle de l’environnement à par ces mêmes préconisations individuelles qui ne changent rien) ne sont les bonnes échelles pour s’attaquer aux enjeux environnementaux. Il reste l’échelon intermédiaire : celui des collectivités territoriales. Mais en prennent-elles la mesure ? En prennent-elles le chemin ? Non. Pas encore, sauf peut-être sur http://villesentransition.net/ .

 

Quatrième forme d'introduction :

la fonte des glaces et leur effet tampon. Tout le monde ou presque se moque que les glaces fondent. Mais après ? Que se passera-t-il une fois qu’elles auront disparu ? On décrit le plus souvent la hausse du niveau des océans et les réfugiés climatiques par centaines de millions. Mais je pense ici à toute autre chose : les glaces, polaires ou de montagne, libèrent leur fraîcheur en fondant et assurent ainsi un rôle tampon, un rôle régulateur sur la température du globe. Leur disparition progressive supprimera cet effet de frein sur le réchauffement climatique, et l’emballement sera d’autant plus rapide. Quand ? Progressivement. Donc dès maintenant.

                                                                                 22 juin 2009.


Par Gorge Rouge - Publié dans : braise
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Vendredi 30 octobre 2009


 

Tout est possible

 

"Le pire que l'on puisse faire à un homme, c'est de lui donner de l'argent et de l'empêcher de travailler" - je ne sais plus qui a dit cela.

Il semble qu'aujourd'hui les lieux les mieux à même d'être des laboratoires de convivialité sont les quartiers défavorisés, à la condition de réussir à y recréer une confiance collective, pour recommencer à mettre sur pieds ensemble une activité conviviale et productrice :

- maraîchage,
- vélos faits de récup avec l'aide d'un soudeur : 

http://www.velomobiles.net/             

http://www.spezialradmesse.de/

http://site.voila.fr/velomobile            

http://www.whpva.org/chapters/france/

http://www.aliaciklo.fr/spip/spip.php?rubrique15

(sur le vélo, voir aussi
  le site de monsieur vélo ou

www.transports.equipement.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=2207 et ses nombreux partenaires associés ;

 

www.certu.fr/fr/Sécurité_et_circulation_routières-n28/Vélos-n117-s_thematique.html  ;

 

www.technicites.fr   ;        www.relais-velo.com )

 

- auto-construction

- restaurant associatif,

- atelier de tissage, de couture et de confection de vêtements,

- jardins partagés,

- atelier de réparation et de transformation de vélos,

- garage associatif comprenant une forge auto-gérée,

- lave-linges à pédales,

... c'est sans fin.

- Faire l'inventaire des savoir-faire individuels pour les partager et pour faire éclore des projets ;
- s'abonner à des revues qui nous invitent à l'invention collective : Passerelle éco, La Décroissance, Le Sarkophage, Le Plan B, la lettre de Longo maï, Fakir, CQFD, La Brique, Le Monde Diplo etc.
 
Tout en communiquant sur http://villesentransition.net, www.terresacree.org ...


Recréer une invention collective, retrouver la maîtrise de l'outil (Illich « La convivalité »,  – voir annexe 3). Avec, en plus de l'aspect utilitaire et convivial, une dimension de plaisir où prennent toute leur place les activités culturelles, artistiques, sportives, pour peu que l'on en ait encore l'utilité à ce stade (voir annexe 3 l'extrait page 26).

Ivan Illich, 1973 : société post-industrielle, souveraineté locale (alimentaire et autre) ici et... partout (Longo Maï), renouveau de l'artisanat local, quitter la fuite en avant impossible de la croissance économique dépendante du pétrole (annexe 1) pour une décroissance vivable.

Ce projet passe par l'insertion par l'économique, mais pas seulement : créer une structure d'insertion par l'économique de plus ne changerait pas grand-chose.

Il passe donc aussi par autre chose : la prise en mains de ce chantier par la collectivité locale, le tissage de liens entre cette structure et l'ensemble du réseau économique local. Autrement dit détricoter l'existant industriel local pour le retricoter en artisanal.

 Difficulté majeure : l'immense majorité des formations politiques sont des productivistes (Marx aussi), des industrieux notoires. Or ce projet devra se faire à un moment ou un autre avec les élus pour que ce soit l'ensemble du tissu économique qui glisse vers une désindustrialisation. Avec la participation active de la SAFER pour les terres agricoles.

Avec la chambre de l'artisanat et la CCI...

Notre force est la création d'activité humaine. Notre force doit être aussi la culture politique qu'il faut réussir à faire acquérir par les publics touchés.

Peut-être le début doit-il commencer par quelque chose d'anodin, si l'on dévoile toutes les cartes trop tôt les portes risquent de se fermer. Mais en même temps l'appui dès le départ de quelques personnes influantes est nécessaire si l'on ne veut pas se retrouver rapidement dans une situation conflictuelle.

source icônographique : http://decroissance.lehavre.free.fr/altertour2009.htm‏

 Autrement dit :
(l'ordre n'est pas figé)

en 1 : développer l'insertion par l'économique, créer une pépinière d'activités d'ESS comme etymon  à Toulouse http://www.etymon.fr/  et aussi

http://w3.cerises.univ-tlse2.fr/recherche/dymsol.htm et, créer quelque chose localement, là où un maire accroche ;

en 2 : l'acquisition d'une conscience ou d'une confiance collective, ou pourrait dire aussi acquisition d'une culture politique (abonnements aux revues citées plus haut, lecture de bouquins accessibles, films, les échanges verbaux surtout...) ;

en 3 : l'élargissement du terrain d'action à d'autres domaines (vestimentaire, habitat auto-construit en collectif...) et à plus grandes échelles (créer des réseaux) ;

en 4 : élargir localement l'action en échangeant avec les structures en place (le monde artisanal et industriel, le tissu associatif, les élus...) par du dialogue plus que par du conflit, même si le conflit sera inévitable ;

en 5 : faire tâche d'huile (www.transitiontowns.org et http://villesentransition.net/ pour la version française, www.terresacree.org etc...)

 

Le projet n'est pas de créer une association supplémentaire d'insertion par l'économique mais d'élargir l'économie artisanale, désindustrialisée, conviviale, à l'ensemble du corps social : chômeurs, actifs, jeunes, retraités.

Les compétences et/ou connaissances liées à maîtrise en économie sociale et solidaire seront nécessaires pour conseiller et accompagner la création de structures juridiques adaptées.

Un principe : pas de conflit, que de la coopération. Des conflits il y en aura probablement mais il ne viendront pas de nous (voir l'expérience de Longo Maï)

Des arguments :

- économique (les délocalisations et licenciements actuels)

- humain (l'abrutissement du travail à la chaîne, summum de l'absurdité industrielle, remplacé par de la convivialité retrouvée)

- écologique (l'arrêt du recours aux énergies fossiles – voir les annexes 2 et 3)


Sur le même sujet, voir ce qui se passe à Sevran sur :
http://www.marianne2.fr/Banlieue,-terre-d-avenir_a181750.html   (12/08/2009)


source icônographique : http://terresacree.org/googleensavoirplus.htm 

28 août 2009 :

dans les foyers d'hébergement, structures d'insertion et associations solidaires, à la logique :
"quelle formation et quel métier veux-tu faire ? ",
il est très possible d'y ajouter cet autre projet :
"à partir de tes compétences et de ton expérience, quels ateliers pouvons-nous mettre en place pour nous-mêmes ?"

Ainsi s'opèrera le passage de la recherche d'employabilité à l'auto-organisation collective. En préparant dans les faits le terrain à l'après pétrole.

 
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Annexes 1 & 2
 

2 sources récentes : pic oil & 10000 méthane

pic oil : (annexe 1/3)

05 août 2009 - Pétrole : l’Agence internationale reconnaît des erreurs

 

http://www.univers-nature.com:80/inf/inf_actualite1.cgi?id=3872v

Lors d’une interview accordée au quotidien britannique « The Independent », Fatih Birol, l’économiste en chef de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a fait part de son inquiétude sur les capacités futures de la production pétrolière mondiale. Selon ses propos, l’Agence aurait largement sous-estimé la baisse de la production de nombreux champs de pétrole. Si la production mondiale repose actuellement sur quelque 70 000 champs, les trois quarts de cette production proviennent de seulement 800 champs dont la plupart ont déjà atteint leur pic de production. D’après une étude récente de l’Agence, le déclin des puits qui avait été estimé en 2007 à 3,7 % par an, serait en fait de 6,7 % par an.

Cette déclaration constitue une sorte de première ; jusqu’à présent l’Agence se contentait de modifier régulièrement ses prévisions à moyen terme pour les faire se rapprocher de la réalité, sans jamais avouer de grossières erreurs d’interprétation.

Les prévisions de l’Agence ont toujours été dénoncées, pour leur caractère simpliste et optimiste par des acteurs indépendants tels l’ASPO (Association for the Study of Peak Oil & Gas) (1), ou l’ EWG (l’institut Energy Watch Group) (2) qui avait publié, en 2007, une étude très critique sur les prévisions de l’AIE.

Lors de cette interview, Fatih Birol s’inquiète d’une future remontée brutale des prix du pétrole pouvant remettre en cause la sortie de la crise économique mondiale. Il est vrai que les différents plans de relance, aussi bien celui de l’Administration américaine, que celui de la Chine et ceux des pays d’Europe, privilégient les modes de consommation d’avant crise, à savoir ceux basés sur le pétrole. Il est vrai aussi que, jusqu’à présent, ces gouvernements étaient, directement et exclusivement, conseillés par l’Agence internationale de l’énergie. Les autres sources d’informations étant considérées comme « non fiables » pour ne pas dire « folkloriques».

Michel Sage

1- L’ASPO est un réseau de scientifiques et autres, ayant pour but la détermination de la date et de l’impact du pic et du déclin de la production mondiale de pétrole et de gaz, dû aux ressources limitées. Des sections nationales indépendantes existent ou sont en formation dans les pays suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Canada, Égypte, Espagne, États-Unis, France, Irlande, Italie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Suède.

2- Energy Watch Group (EWG) : Initié par Hans-Josef Fell, parlementaire Allemand, regroupe en réseau des spécialistes des ressources énergétiques.

quinoa entouré de deux amarantes, Normandie, août 2009

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10000 méthane : (annexe 2/3)

http://terresacree.org/methane.html

Les rots de méthane océaniques de 10 à 10 000 fois plus importants que prévus !

5 juillet 2009 - Réchauffement climatique: le méthane y contribue davantage

Le méthane océanique contribue beaucoup plus à l'effet de serre que ce qu'imaginait le monde scientifique, affirme une étude. Bien que plus puissant que le dioxyde de carbone, ce gaz à effet de serre reste sous-estimé dans les prédictions climatiques actuelles.

Des scientifiques de l'Université de San Diego ont étudié six sites du Golfe du Mexique où de véritables panaches de bulles de méthane s'échappent de "cheminées à gaz", sur le plancher océanique, à 500 ou 600 mètres de profondeur. Le relargage dans l'atmosphère de ces bulles de méthane serait "considérable".

Contre toute attente, les bulles émises à ces profondeurs atteignent les eaux de surface, et le méthane qu'elles contiennent s'échappe ensuite dans l'atmosphère.

A partir des concentrations en méthane des eaux de surface, les chercheurs ont calculé la vitesse de diffusion du gaz dans l'atmosphère. Ils trouvent des valeurs 10 à 10'000 fois supérieures aux précédentes estimations.

Les études antérieures affirmaient que les bulles émises à plus de 200 mètres de profondeur n'atteignaient pas la surface.

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L'étude d'autres bassins riches en hydrocarbures, comme le Golfe persique ou la Mer Caspienne, devrait confirmer ces résultats.

Le méthane est un gaz à effet de serre souvent sous-estimé, mais plus puissant que le dioxyde de carbone. Sur une période de 100 ans, son potentiel de réchauffement global est 25 fois plus important que celui du CO2.

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/17951178

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Annexe 3/3

 

La convivialité, Ivan Illich  

 

Par Gorge Rouge - Publié dans : roulement à billes
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Jeudi 29 octobre 2009

 

 

 

À force de constater que les technologies de remplacement du pétrole ne sont pas au rendez-vous de l’après pétrole [(1) E. Broto 25 lignes plus bas], j’en arrive à penser que cette attente est irresponsable et collectivement suicidaire au regard du réchauffement climatique provoqué par le tout pétrole.

 

En d’autres termes j'ai acquis la conviction selon laquelle nous devons quitter le pétrole dès aujourd’hui, individuellement et surtout collectivement, avec ou sans solution de substitution : donc pour l'heure sans solution de substitution.

Si les technologies tant attendues arrivent, tant mieux. Mais en les attendant, cessons de jouer à pile ou face avec notre avenir : l’arrêt de tout recours aux énergies fossiles et émettrices de gaz à effet de serre, sans attendre leur épuisement, est un moyen sûr de sauver notre monde.

Bon d’accord, ce n’est pas facile à concevoir. C’est même très difficile. Quoique… Mais entre jouer à pile ou face avec l’avenir de l’humanité – et chacun voit que la pièce retombe déjà du mauvais côté -, et s’engager sur une voie qui permet assurément de « sauver le monde », y a-t-il vraiment matière à hésiter ?

Pour les solutions individuelles et collectives au sens communautaire du terme, voir le site :
http://www.passerelleco.info/ 
ainsi que la revue papier, et plus particulièrement pour l'échelle communautaire :
http://www.passerelleco.info/rubrique.php?id_rubrique=31 .

Cependant je suis convaincu que l'urgence appelle les collectivités territoriales à accélérer volontairement et à anticiper collectivement l'après pétrole.

24 juin 2008.


Et si vous croyez aux technologies de remplacement, jetez donc un œil, par exemple, sur ce lien trouvé le 16 juillet 2008 sur terre sacrée :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2008/07/16/002-biocarburant-ocde-rapport.shtml 

 

 


(1)  17 juillet 2008
« Même avec un doublement de la production énergétique à partir des énergies renouvelables entre 2006 et 2030, on atteindrait que 12% de l’énergie primaire totale consommée. Les ordres de grandeur entre les énergies fossiles et renouvelables semblent indépassables. Les énergies renouvelables seront utiles localement à ceux qui en auront, mais elles ne remplaceront jamais les énergies fossiles. » Emmanuel Broto, La Décroissance n° 51, juillet-août 2008, page 3.

Il prône « une relocalisation économique doublée d’un exode urbain vers des campagnes revitalisées », ainsi qu’un « processus de désindustrialisation du pays permettant du même coup d’amoindrir la concentration du capital et donc la stratification sociale. Enfin, une refonte du droit de propriété, notamment des terres arables, paraît inévitable pour que l’intérêt de la collectivité prime toujours sur l’intérêt privé. »

3 mars 2009 : voir aussi L’abrutissoir et mesure du réchauffement, 20 – 23 fév. 09

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source icônographique : http://photos.linternaute.com/paysville/183062/194598/4727746845/favela/


Sao Paulo, 11 millions d’habitants. L’affichage publicitaire a été enlevé sur décision municipale. Son maire s’explique :
  

 

 

 « La loi ‘‘ville propre’’ est née de la nécessité de combattre la pollution. Pollution de l’eau, de l’air, de l’environnement sonore, et pollution visuelle. Nous avons décidé d’aborder ce combat en commençant par l’aspect le plus évident : la pollution visuelle. »

La Décroissance, octobre 2007.


6 novembre 2009 : le même journal relate en page 10 la même suppression de l'affichage publicitaire à Forcalquier, France ; maire socialiste. En kiosque jusqu'au 1er décembre.

 

 

2012. Bernay, 12 000 habitants.

 

Depuis 4 ans a eu lieu une grande campagne sur le thème : « La télé c’est la mort ». 

Également, grande campagne sur le temps partiel choisi : la ville a dépassé de 10 points la moyenne nationale. Le temps partiel permet aussi un gain éducatif auprès de ses enfants, avec un bénéfice sans commune mesure au niveau des répercussions sociales et donc, aussi, économiques.

 

Aujourd’hui le chômage avoisine le zéro %.

La ville et ses environs atteint 85% d’autonomie alimentaire. Des jardins collectifs, en agriculture biologique, ont essaimé partout. Les protéines végétales locales ont grignoté une bonne part de marché sur la viande.

Presque deux hectares sont consacrés à la culture de la chicorée, avec une petite entreprise sociale et solidaire qui la transforme en produit soluble, et une campagne soutenue par la ville et le Conseil Général « la chicorée locale, c’est mieux que le café du bout du monde » a porté ses fruits.

 

C’était « se nourrir ».

 

 

Une filature de lin a poussé aux alentours de Bernay : désormais le lin ne transitera plus obligatoirement par la Belgique, le Portugal ou la Chine avant d’être cousu et revendu en France.

Cette filature, comme dans beaucoup d’autres secteurs économiques autour de Bernay, est gérée en SCOP : un homme, une voix.

 

Un chantier « laine serrée » a vu le jour. Lin et laine constituent à nouveau l’essentiel du secteur du vêtement.

 

C’était « se vêtir ».

 

 

Les maisons en paille ont pris leur place dans le bâtiment. Matériaux quasi gratuit, rapide à monter.

Et des maisons à énergie positive avec récupérateurs et potabilisation d’eau de pluie.

 

Le centre de loisirs et la MJC de Bernay ont mis en place un atelier de fabrication de paraboles solaires de 3 mètres de diamètre, débouchant sur l’installation de 5 moteurs stirling par semaine : électricité gratuite dès qu’il y a du soleil. Ce sont les particuliers qui prennent contact avec l’une des structures pour commander un moteur et pour participer à l’atelier de fabrication de la parabole.

 

C’était « se loger ».

 

ABBAYE DE FONTFROIDE
 
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Retour à aujourd'hui. 

Pourquoi faire, tout ça ?

 

Parce que le présupposé implicite selon lequel la mise en place du développement durable, dans ce qu’il comprend la plupart du temps, suffirait à nous sortir de la spirale infernale du réchauffement climatique est loin d’être valide.

 

Parce que cette conception majoritaire du développement durable ne remet pas en question notre société du tout bagnole, ni de la surconsommation, ni de l’industrialisation, ni des transports démesurés de nos produits de consommation, en bref elle ne remet aucunement en cause notre mode de vie.

« Depuis 1999, le mot ‘‘greenwash’’, qui signifie ‘‘mascarade verte’’, a fait son entrée au Concise Oxford Dictionary : ‘‘ Mascarade verte : opération de relations publiques menée par une entreprise pollueuse pour masquer ses activités polluantes et pour présenter l’image d’une organisation respectueuse de l’environnement’’ ». Cité par Paul Ariès, « Pour repolitiser l’écologie – contre-grenelle de l’environnement », octobre 2007, page 14.

En page 7 du même ouvrage, Paul Ariès y exlique "qu'on ne pourra en finir avec la 'domination de tous sur la planète' sans remettre en cause 'la domination de quelques-uns sur tous les autres". Ce qui passe par une remise en cause du discours médiatique dominant qui véhicule une idéologie de croissance économique, avec son corollaire de croissance des inégalités économiques, et une remise en cause du moteur de cette machine : la publicité. Voir Sao Paulo.

 

Parce que les négationnistes des causes humaines dans le réchauffement climatique tirent leur position d’une conviction profondément conservatrice selon laquelle nous vivons dans un monde potentiellement idéal, pour peu que chacun joue le jeu. Et pour eux le système n'a donc pas à être critiqué ou remis en cause. Voir Conservateur ou révolutionnaire ? sur ce blog.


Je suis enclin à penser que la puissance d'une telle conviction conservatrice peut nous pousser, y compris si nous sommes scientifique, à chercher, et trouver, des arguments qui nient la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique tellement cette responsabilité nous conduit à cette seule conclusion : le mode de vie occidental contemporain est loin d'être idéal et il faut d'urgence le remettre en question.

Parce que l'attente de solutions technologiques propres qui vont nous sortir du tout pétrole procède d'une passivité collective suicidaire : pendant cette attente, nos émissions de CO² augmentent, le permafrost fond, libérant ses immenses réserves de méthane au pouvoir d'effet de serre 25 à 90 fois supérieur à celui du CO², le prix de baril de pétrole explose jusqu'à annoncer une faillite inéluctable des secteurs économiques reposant sur le pétrole, autant dire un krach économique mondial.

 

Et cette attente risque fort d’être suivie d’une grande désillusion : les énergies renouvelables sont aussi des énergies douces, incomparablement moins puissantes que les énergies fossiles.

 

Quant aux énergies reposant sur la biomasse, l’équation reste toujours la même : c’est manger ou rouler, et c’est l’effroyable spectre déjà commencé (l’éthanol au Brésil par exemple) d’un nouveau colonialisme qui affamerait le tiers-monde pour maintenir le niveau de vie et le mode de vie des pays développés.
 

   

  _____________________

 

 

Dans le même ouvrage cité plus haut « Pour repolitiser l’écologie », Sophie Divry écrit, pages 22  et 25 : « Les éco-Tartuffes (Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand…) (…) pensent proposer des mesures importantes, mais elles ne remettent pas en cause les intérêts des plus grands pollueurs de la planète. (…) Nous sommes ici pour dire que ni Liliane Bétancourt, héritière de L’Oréal et première fortune de France, ni François Pinault ne peuvent faire de l’écologie. Ni le lobby nucléaire, ni le premier publicitaire du pays, ni les grandes surfaces ».

Déjà en septembre 2007 dans La Décroissance elle avait lumineusement expliqué : « les médias sont financés par la publicité et les groupes capitalistes. Ceux-ci soutiennent une idéologie qui rend bien sûr impossible la conclusion qui s’impose : poursuivre la croissance est un suicide. »

 

« La décennie à venir sera cruciale pour stabiliser le climat » titrait Le Monde le 22 mars 2008. Ben on n’est pas sortis de l’auberge !

Par Gorge Rouge - Publié dans : roulement à billes
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Mercredi 28 octobre 2009

 Bonjour Monsieur le Maire,

 

évidemment BRAVO pour votre élection !

 

J'irai droit au but :

 

la démocratie participative c’est être informé de ce qui se fait de mieux partout dans le monde.

Un lien pour recevoir la lettre de l’Adels (L’Association pour la démocratie et l’éducation locale et sociale) : lettre_info-subscribe@adels.org associée à la revue Territoires et le blog de l’Adels :

http://democratielocale.wordpress.com:80/2008/03/05/80/ + http://www.participa.fr/fr/

 

Une pépinière d’emplois sociaux et solidaires dont une herboristerie locale pour les pompistes et les garagistes d’Ici. (Les premiers qui se retrouveront au chômage avec l'avènement inéluctable de l'après pétrole.)

 

Ne pas pouvoir consommer, c’est frustrant ;

repousser la publicité, c’est épanouissant.

  

Immobilier : Ici  joue la transparence. Les loueurs sont invités à afficher leurs revenus et à baisser leurs loyers afin d’entrer, eux aussi, en décroissance durable.

 

Ici  première ville française à s’inscrire dans la transition vers l’après pétrole : sa première pierre est de traduire en français le site :

http://transitiontowns.org/

et développe les énergies renouvelables locales : voir les sites
http://eolsocial.free.fr/eol1_800600.htm 
et
http://www.heol2.org/.

Elle partage la gestion de ses eaux usées entre l'installation de toilettes sèches, voir http://www.eautarcie.com/Eautarcie/Page_de_garde.htm 
et l'assainissement biologique : www.lyseconcept.fr .
 

Ici élabore son agenda 21.

http://www.mairie-lille.fr/sections/site-fr/Menu_horizontal_haut/Urbanisme_et_logement/Developpement_durable

 

Ici se déclare zone hors AGCS.

Un contrat est passé avec Enercoop afin que  toute l'électricité consommée par la municipalitée soit issue d'une source de production renouvelable et afin de favoriser la production d'élecrticité renouvelable locale sous forme d'économie sociale et solidaire. 
 www.enercoop.fr 

 

 

 

…bientôt à Ici  (source : http://www.jjkphoto.ch/velo.htm )

 

En attendant la suppression de la voiture thermique, le processus participatif a décidé que les parkings des grandes surfaces périphériques seront réquisitionnés en semaine autour d’Ici.

Depuis ces parkings, matin, midi et soir, toutes les 10 minutes environ, des navettes accompagnent gratuitement les passagers aux portes ou au cœur d’ Ici.

Ainsi, le parc automobile du centre ville est désengorgé. Des vélos sont accessibles depuis les parkings ou depuis le centre ville et nombreux sont ceux qui transportent leur vélo dans leur coffre ou sur leur galerie. Un système de pointage facultatif est instauré : au bout d’un an il est possible d’estimer l’utilisation individuelle de ces parkings et de l’économie faite en émissions de GES, donnant la possibilité de bénéficier d’une déduction fiscale sous forme de crédit d’impôt.

 

 

Ici : des emplois de transformation défossilisée à l’intérieur, des emplois de production locale défossilisée alentours.

 

Les axes prioritaires :

ð     l’approvisionnement progressif des cantines et du restaurant administratif en produits biologiques locaux et en protéines végétales locales,

ð     la filière bois,

ð     l’habitat en paille,

ð     la relocalisation progressive de tous les secteurs économiques,

ð     la création d’une couveuse d’activités en ESS (économie sociale et solidaire) en direction des porteurs de projets âgés de 18 à 30 ans, contact à Toulouse : www.etymon.fr ,

 

 

              Une installation pour la fabrication de biogaz à Güssing, Autriche.

…bientôt à Ici ?

Source : http://www.renet.at/

 

Ici, ou la communauté d’agglo, ou la couveuse d’activités, achète une parcelle de terrain agricole à titre expérimental proche d’Ici . Une structure en ESS utilise cette parcelle pour cultiver des produits biologiques (protéines végétales pour les restaurations collective et domestique, chicorée, herboristerie etc.) en partie avec de la main d’œuvre en réinsertion. Une partie des bénéfices est utilisée au rachat de cette parcelle de terre par la structure porteuse du projet. Dès les premiers résultats positifs de cette expérimentation, l’opération est étendue à des parcelles plus grandes. L’information locale apporte une garantie de débouchés : AMAP etc.

 

L’Eure produit du lin (Les Linières de St-Martin du Tilleul) et vend des vêtements en lin (Au Lin d’Amandine à Graveron-Semerville) mais où est tissé ce lin ? Au Portugal, en Belgique ou en Chine… Une filature sous forme de SCOP est créée « ici » avec des débouchés garantis par une information locale importante et grâce au soutien des collectivités locales.

Une délégation d'élus accompagnée de quelques citadins fait un voyage à Friebourg en Allemagne pour voir comment est géré l'éco-quartier

 

 

« Dis-moi à quelle sources tu t’informes, je te dirai qui tu es »…

Le journal local consacre mensuellement une rubrique pleine page à sa revue de presse écologique et fait ainsi la promotion de revues habituellement confidentielles telles que : La Décroissance, L’âge de faire, Passerelle-éco, Bio-contact, L’écologiste etc. Idem sur la démocratie participative en couvrant la revue Territoires.

 

Etc.

 

2012 : Ici , une ville qui a contribué à créer des emplois à 20 km alentours et qui a diminué son parc automobile : aujourd’hui elle se réjouit d’avoir réduit sa population de 10 % en 4 ans. Elle augmente cette même année de 2% ses investissements, malgré le manque à gagner financier dû à sa modération démographique.

 

 

                                                                                         18 mars 2008

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10 février 2009 : pour des propositions concernant la politique internationale, voir le document : Ziegler  .

 

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Mercredi 14 octobre 2009

Toutes les femmes sont des divinités.

Et non des objets sexuels ou des putes dont l’histoire a trop souvent débuté par un viol.

 

Tous les hommes sont des anges.

Et non des machos voyeuristes dont la vie a trop souvent commencé au milieu d’autres machos voyeuristes impunis et, pire, insensibles.

 

Insensibles à la souffrance des femmes sur lesquelles ces regards de mecs s’attardent quotidiennement en les déshabillant, regards intrusifs et détestables pour elles. A moins que ce ne soient des regards vides pour peu qu’elles soient perçues comme des « boudins ». Tout ou rien. L’intrusion ou l’inexistence.

 

Il ne s’agit pas de culpabiliser une fois de plus ?

La culpabilité… Notion centrale dans cette histoire de malentendus.


 

 

Car celui qui culpabilise n’a pas accès à ses sentiments (expression empruntée à Janov, « Le nouveau cri primal ») et du même coup plutôt que d’être clair avec lui-même, avec ses sentiments : « je te trouve belle mais je te respecte », il s’interdit ce genre de pensée culpabilisante car tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain voisin, c’est bien connu, sauf qu’il confond « trouver belle et respecter » d’un côté et « convoiter » de l’autre.

Alors il « déjoue » (Janov). Ou plutôt ici il rejoue. C’est à dire qu’il convoite : il retourne par là au pécher originel pour en retrouver le sens, et sa relation à cette femme est malsaine puisqu’il est lui-même marié. Et cette convoitise renforce sa culpabilité, du coup il se cache à lui-même son désir pour elle : il n’a ainsi, effectivement, pas accès à ses sentiments. Demandez-lui s’il la désire : « jamais de la vie ! »

Tant qu’il n’a pas accès à cette autre posture : « je te trouve belle mais je te respecte », il n’y aura pas d’autre solution pour lui que cette attitude intrusive et machiste, collante. Pour le moment la seule alternative qui s’offre à lui est : « je te désire ou je renonce à toi ». Tout ou rien. Manichéen. Une fois de

plus. Les bons et les méchants. Incapable de réfléchir plus loin que le bout de son nez. Manipulable par la presse pipole, démagogique, aux ordres. Incapable d’empathie envers les réputés méchants. Et capable des plus atroces injustices envers eux, puisqu’il ne sent plus rein à leur égard.

 

Mais où est le mal de trouver une femme belle ? Nulle part à condition de la respecter : à condition même pas de renoncer à elle, ou peut-être au début de ce cheminement affectif, mais plutôt de faire mine de ne pas la désirer.

« Femmes je vous aime

et même pire

je vous désire »

chante Julien.

Mais savons-nous nous rendre seulement désirants ? Là est la question. Nos désirs incessants les font fuir, quand comprendrons-nous cela ?

 

Nous devons apprendre à être présents, mais pas intrusifs.

Et à ce moment à seulement les femmes pourront devenir succulentes car en sécurité, c’est à dire libres de pouvoir nous choisir ou nous repousser comme elles l’entendent.

 

Alors les mecs en bandes, en groupe, a fortiori en groupes de sportifs ou de supporters ! Y’a du boulot, mais le défi n’est pas insurmontable. Encore faut-il que les choses soient dites. Que les langues puissent se délier. Dans des espaces faits pour. Au début était le verbe.

 

Mais au début était, encore plus, le toucher…

Par Gorge Rouge - Publié dans : respir
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Jeudi 28 mai 2009

Bonjour, 

 

si vous pensez que la relance de la croissance économique n'est pas la bonne solution du triple point de vue :

·                        
de la réduction des inégalités,
·                         de notre qualité de vie,
·                         et des dérèglements environnementaux, 

et que plutôt que de subir une récession, il vaut mieux organiser une décroissance partagée,


 
je vous informe, dans le mesure où les médias dominants ne le font pas, de la présence d'une liste « Europe-décroissance » lors du scrutin du 7 juin 2009.

L'une des originalités de cette liste est qu'elle ne fournira pas de bulletins de vote dans les urnes : il faudra les imprimer sur
http://decroissance.lehavre.free.fr/europeenne09/propagande/bulletin-vote-europe-decroissance-Nord_Ouest.pdf .

Pourquoi ? Voir http://www.partipourladecroissance.net/?p=2987

Vous trouverez d'autres informations sur http://www.europedecroissance.eu/ .


J'ai été peu prolixe ces derniers temps sur mon blog


L'une des raisons en est l'article de Sophie Divry "Le piège Internet" dans La décroissance d'avril 2009. Voir le site :
http://www.reseau2.net/


Enfin, au moins deux articles fort intéressants se trouvent dans La Sarkophage en pages 4 et 5, en kiosque jusqu'au 11 juillet : "L'union européenne, Dr Jekyll et mr Hyde de l'écologie" et "Idéologie européenne, politique réactionnaire".

Robin, 27 mai 2009.
 




L’accouplement se déroule en plein vol, à plus de dix mètres de hauteur.
Source : http://www.apiculture.com/lepeupledesabeilles/index.htm 

Par Gorge Rouge - Publié dans : neige
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Vendredi 24 avril 2009
- 24 septembre 2009 -

Alors ça c'est fort ! Dominique Guillet arrive grosso modo aux mêmes propositions que celles énumérées sur ce blog : "la reconversion à l’agriculture biologique, la reforestation, la sécurité alimentaire dans les pays pauvres, la lutte contre l’érosion des sols et la désertification, la distribution de l’eau douce..." (on n'est pas loin de la relocalisation économique), mais avec des arguments totalement différents, pour ne pas dire contradictoires.
Et c'est très argumenté et passionnant.
http://www.liberterre.fr/gaiasophia/gaia-climats/generaux/caniculs.html 

Voir aussi, du même auteur :

http://www.kokopelli.asso.fr/articles/desertification.html
lire surtout la fin de l'article... les références à 2050.
Trentenaires, vous sentez-vous appartenir aux "générations futures" ?

Outre la fiche de lecture 
La convivialité, Ivan Illich qui complète la lecture de Guillet, certains articles de ce blog relatifs aux transformations nécessaires et urgentes à mettre en oeuvre restent totalement pertinents : ils sont désormais classés dans la catégorie roulement à billes .
Ils gardent également toute leur pertinence du point de vue de l'épuisement des ressources fossiles. Voir
http://terresacree.org/ressources.htm .
Par Gorge Rouge - Publié dans : neige
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