braise

Lundi 2 novembre 2009

Si vous voulez être informés par courriel des nouvelles publications sur ce blog, abonnez-vous à la newsletter, dans la colonne de droite, en bas.
Juste au-dessus des liens.

 

 

 

 

                                                                              cathédrale d'Amiens

 

 


Ce blog a été créé le 4 novembre 2007.

Les articles sont classés en douze catégories :

braise , pour les plus importants concernant l'après pétrole et le réchauffement climatique - commencez donc par ce lien : http://terresacree.org/ressources.htm que j'indique aussi sur ce blog dans Les deux sinon plouf ! - 4 août 2008 ;

neige , pour les moins importants dans le même thème ;

rubis , pour les textes traitant d'économie qui me paraissent les plus importants, le rubis (et la pierre de jade ci-desous) représentant des monnaies d'échange ou des grains de SEL (Système d'Échange Local) ;

jade , pour les autres textes traitant d'économie ;

écrin , pour les plus importants, les plus poétiques ou  ceux qui ont suscité le plus de réactions enthousiastes ;

vitre , et en priorité Conservateur ou révolutionnaire ?  , pour ceux qui décrivent notre résistance au changement, quand nous sommes collés à la vitre. Cette catégorie comprend les logiques mentales collectives erronées qui nous aveuglent, ainsi que la critique des médias. C'est dire si elle est importante ;

palabres , pour ce qui concerne la démocratie participative, la liberté de parole et le partage du pouvoir ;

respir  pour les écrits relatifs au développement personnel ;

arc-en-ciel , pour les textes qui touchent plusieurs thèmes à la fois ;

astre, pour les hors catégorie.

La onzième catégorie concerne quelques
sources documentaires rangées la plupart du temps en fin de blog en septembre 1984.

La douzième catégorie, créée le 10 août 2009, correspond aux fiches de lecture . Elle sont également rangées en 1984.

28 septembte 2009, création d'une treizième catégorie (voir Ouverture ) : roulement à billes . Les raisons d'un tel choix figurent dans La convivialité, Ivan Illich .


Le texte fondateur sur les enjeux climatiques, écrit à l'automne 2006, se trouve ici : 
De l’EEDD à la maîtrise du réchauffement climatique 1/3 


En haut à droite de chaque page, à la fin des "articles récents", vous pouvez accéder à la liste complète des articles.


Même si je dis les choses différemment à chaque fois, les textes étant indépendants les uns des autres, je me répète souvent, surtout dans les conclusions. Vous voilà prévenus, et du coup j'espère que vous ne m'en tiendrez pas trop rigueur.



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Lorsque notre empreinte est légère, elle n’écrase que quelques brins d’herbe qui se relèvent après notre passage.

Mais l’empreinte écologique de l’homme occidental contemporain tend à écraser la terre entière sur son passage : ne lui survivra-t-il rien ?

Le but de la vie, c’est la vie. Tandis que le mode de vie peut être tantôt vivifiant, tantôt belliqueux et destructeur, voire même suicidaire.



Maisons inondées au sud de Dacca, Bangladesh
source icônographique :
 
http://www.ledeveloppementdurable.fr/developpementdurable/poster/15.html

                                 

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Il y a au moins un bar à Bernay où l'on trouve du vin biologique (pour les sceptiques, voir Malbouffe ): c'est au café de l'Agriculture.

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25 novembre 2007 :

La porte que vous ouvrez en entrant sur ce blog risque fort de vous faire l’effet d’un haricot géant :
l’émergence dans un monde totalement nouveau,
mais pourtant plus réel que celui auquel vous êtes habitué
.

Trois exemples :

- les lecteurs de Libé ne connaissent pas ce qui se dit dans Le Plan B. Mais les lecteurs du Plan B connaissent le contenu de Libé.

- Syndicalistes, vous ne savez pas ce qui se joue comme lorsqu’on lit La Décroissance. Mais les abonnés à La Décroissance connaissent les revendications des grévistes.

- Troisième exemple : sympathisants de Nicolas Sarkozy, vous refusez de lire le Sarkophage. Mais nous connaissons la politique de N. S. au-delà de ce que vous en savez.

 Ô ! Paradoxe qui rend Big Brother si heureux ! Tant de fois vous dites : "on nous cache tout." Mais quand nous vous proposons de vraiment voir ce qui vous est caché, vous répondez : "j’ai d’autres choses à faire."

Alors ici c’est un peu un blog qui va retourner le doigt du gant. Vous savez que l’envers du décors est plus vrai que l’endroit mais vous vous êtes toujours arrêté là, sans aller voir. Une bonne partie du travail de recherche est fait et continue d’être fait régulièrement, il vous suffit d’entrer et de vous laisser guider.

Tant de fois je me suis entendu dire : « tu réfléchis trop ! » Comme si réfléchir menait à trop réfléchir, trop froidement, au détriment de l’émotion et de l’humanisme. Mais faire de la musculation n’a jamais empêché de travailler sa souplesse dans le même temps !

Vous allez voir la jouissance à côté de laquelle vous êtes passé tout ce temps à force de vous obstiner à réfléchir peu. La curiosité quotidienne est un bon polard permanent. Du Deninckx partout.

Bon voyage.
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En fin de blog vous trouverez des fiches de lecture, des citations et une bibliographie améliorée (filmographie, bédégraphie, discographie...)

 

 

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source icônographique : 
http://www.chine-informations.com/actualite/chine-bilan-lessai-reduction-pollution-beijing_7363.html


                                                              

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L'enjeu de l'information est tel qu'il me semble utile d'insister ici sur le fait que lire le mensuel La Décroissance par exemple (ou d'autres revues lucides) est un acte de résistance à la résignation ambiante devant le désastre écologique qui arrive.

Pas une semaine sans une nouvelle alarme plus dramatique que la précédente.

Sortir la tête de sous le sable tels des autruches est la première étape obligatoire pour tenter de nous sortir de là où nous sommes, seule attitude pour devenir actifs.

Cette nécessité vitale est hélas rarement réalisée, comme s'il existait une forte autocensure vis-à-vis de ces informations de mauvais augure peut-être mais lucides, comme une sorte de Big Brother intériorisé, donnant hélas toute sa pertinence tragique à la Parabole de l’au-delà qui se trouve dans ce blog !


 

 

 

Par Gorge Rouge
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Samedi 31 octobre 2009

 

J’utilise fréquemment quatre façons de présenter les enjeux environnementaux actuels, et ceci depuis longtemps, mais le passage de la parole à l’écrit prend parfois du temps.

 

Première présentation :

les ressources naturelles fossiles sont en quantité limitée, « finie », et leur épuisement est daté (voir Sciences et vie, données reprises par http://terresacree.org dans fin des ressources ).

La question est de savoir si l’on peut se contenter d’attendre leur épuisement ou si nous serons grillés avant : à cause du réchauffement engendré par la combustion de certaines de ces ressources (pétrole, charbon, gaz). Hubert Reeves soutien la seconde position, et certains se demandent même si l’inertie du réchauffement climatique ne nous aurait pas déjà fait passer le point de non retour (libération du permafrost notamment).

 



Seconde entrée en matière :

les énergies renouvelables sont d’une puissance incomparablement plus faible que les énergies fossiles. Les premières ne remplaceront pas les secondes à la même puissance, loin, très loin de là. D’où la question : comment devons-nous anticiper cette différence de puissance ? Comment devons-nous organiser collectivement une décroissance énergétique progressive mais importante, de 50 voire 70% ? Et là, la seule balise qui peut, et qui doit nous servir de boussole, en dehors des Diafoirus qui nous vendent des lendemains énergétiques qui n’arriveront pas, cette balise est quelque chose qui ressemblera au mode de vie que nous avions avant le recours aux énergies fossiles, et même avant le colonialisme. C’est-à-dire un mode de vie essentiellement rural. La fausse solution qui préconise le tout urbain mènera à une impasse écologique (raréfaction du pétrole et réchauffement climatique) et humaine (néo-colonialisme des bio-carburants).

 

Troisième voie :

ni les initiatives individuelles ou communautaires de réduction de notre empreinte écologique (elles existent mais sont trop rares et les injonctions de modification de nos petits gestes quotidiens ne donne rien), ni l’échelle nationale ou internationale (il ne reste rien ou presque du Grenelle de l’environnement à par ces mêmes préconisations individuelles qui ne changent rien) ne sont les bonnes échelles pour s’attaquer aux enjeux environnementaux. Il reste l’échelon intermédiaire : celui des collectivités territoriales. Mais en prennent-elles la mesure ? En prennent-elles le chemin ? Non. Pas encore, sauf peut-être sur http://villesentransition.net/ .

 

Quatrième forme d'introduction :

la fonte des glaces et leur effet tampon. Tout le monde ou presque se moque que les glaces fondent. Mais après ? Que se passera-t-il une fois qu’elles auront disparu ? On décrit le plus souvent la hausse du niveau des océans et les réfugiés climatiques par centaines de millions. Mais je pense ici à toute autre chose : les glaces, polaires ou de montagne, libèrent leur fraîcheur en fondant et assurent ainsi un rôle tampon, un rôle régulateur sur la température du globe. Leur disparition progressive supprimera cet effet de frein sur le réchauffement climatique, et l’emballement sera d’autant plus rapide. Quand ? Progressivement. Donc dès maintenant.

                                                                                 22 juin 2009.


Par Gorge Rouge
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Vendredi 4 avril 2008


                      
Monsieur le Maire de …………,
 
                       (Madame la Présidente de la Communauté de Communes de …)

« deux fois moins de pétrole d’ici vingt ans »,

êtes-vous au courant ?

Je vous invite à consulter le blog :

http://gorgerouge.over-blog.com/

et vous prie de bien vouloir me recevoir afin d’envisager la mise en place d’actions concertées au niveau communal. (du territoire de votre collectivité) 

 

Cordialement,

 

Signature,

Coordonnées.

 



 

Compte-rendu succinct de l'entrevue du 12 février 2008 avec le conseil municipal de St-Victor de Chrétienville sur l'après pétrole :

 

15 minutes d'exposé suivies de 15 minutes de débat ont permis de faire passer le message selon lequel : (les 2 premiers tirets sont des redites)
 
- nous sommes désinformés sur l'après pétrole : quand Le Monde titre le 27 octobre 2007 "l'extraction de l'or noir serait sur une pente déclinante", cette information est donnée au compte goutte et est noyée dans la masse d'informations contradictoires données dans le même journal, laissant croire que toutes les informations se valent ; or la même information était déjà donnée deux mois plus tôt par le mensuel La Décroissance, information réactualisée chaque mois, ce qui donne une toute autre perception de la réalité ;
 
- le prix de l'essence va subir une multiplication par quatre d'ici 7 ans ; deux économistes avaient prédit dès 2005 le passage du prix du baril de pétrole au-dessus de 100 dollars courant 2008, tout le monde rigolait à l'époque ; les mêmes prédisaient 380 dollars le baril en 2015... On ne rigole plus (source : La Décroissance de février 2008 page 13, information probablement pas reprise par Le Monde...)
 
- une anticipation de la part des collectivités territoriales s'avère urgente pour limiter le chaos économique qui précèdera de peu le chaos écologique si rien n'est fait ;
 
- une phase d'information aux habitants est cruciale dans cette démarche, par exemple en organisant une projection publique du film d'Al Gore "Une vérité qui dérange" suivie d'un débat, soirée à laquelle les agriculteurs et les artisans sont invités au titre de leurs activités professionnelles et dans l'optique d'élargir leurs activités sous forme d'économie sociale et solidaire, sans recours aux énergies fossiles. Pour mémoire, les collectivités territoriales peuvent financer à hauteur de 20% les structures sous forme d'économie sociale et solidaire (SCIC et SCOP) ;

- le scenario "tous en ville pour limiter les déplacements" est une impasse dans la mesure où, sans pétrole, la terre ne pourra bientôt être fertile que grâce au travail des hommes, sans tracteur ni intrants ;


Pour plus d'informations voir le site anglophone
www.transitiontowns.org où 21 villes sont déjà engagées dans une démarche de transition vers l'après pétrole, et où 100 autres villes s'apprêtent à rejoindre ce mouvement.

Par Gorge Rouge
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Vendredi 4 avril 2008

11fevr_029
Ce blog a pour but, en priorité,  de proposer des solutions au réchauffement climatique, autres qu'attendre après des énergies de substitution au pétrole qui ne viennent pas.

Des solutions un peu plus concrètes et plus précises que les pistes énumérées par Yves Cochet lorsqu'il suggère pertinemment quatre axes de transformation :

- Autosuffisance locale et régionale
- Décentralisation géographique des pouvoirs
- Relocalisation économique
- Planification concertée et quotas.

Voir
http://ocparis.canalblog.com/ > commentaires



Les solutions proposées dans ce blog pour faire face au basculement climatique ne sont pas crédibles pour qui croit aux chimères des technologies propres, ou encore pour qui la nécessité de lutter rapidement et radicalement contre le réchauffement planétaire n'est pas établie.

Les deux : diagnostic du réchauffement (ou de l'arrivée inéluctable de l'après pétrole, c'est du pareil au même) d'un côté, et solutions pour se sortir de ce guêpier de l'autre, doivent aller de paire. Sinon on parle dans le vide et le lecteur lambda n'accroche pas.

Le diagnostic est omniprésent si l'on s'informe un minimum et malgré les nombreuses sources d'information qui nient la part humaine dans ce déséquilibre et l'urgence qu'il y a à agir. Mais pour qui découvre ce blog sans être informé suffisamment, sans être convaincu de la gravité extrême de la situation, ça risque de faire « plouf » ! « Qu'est-ce qu'il nous chante avec ses remèdes de grand-mère ?» C'est tout juste : nos grands-parents ne sont-ils pas les derniers d'une longue lignée qui a perduré depuis des millénaires, tandis que nos générations, en 50 ans, sont les auteurs d'un grand gâchis ?

" À présent je n'ai plus rien à dire, je suis le dernier grain du long chapelet des hommes de l'harmonie", Pierre Rabhi, Parole de terre, 1996. 

Alors si vous avez un doute sur la gravité de la situation, je vous propose ceci :

« Même avec un doublement de la production énergétique à partir des énergies renouvelables entre 2006 et 2030, on atteindrait que 12% de l’énergie primaire totale consommée. Les ordres de grandeur entre les énergies fossiles et renouvelables semblent indépassables. Les énergies renouvelables seront utiles localement à ceux qui en auront, mais elles ne remplaceront jamais les énergies fossiles.» Emmanuel Broto, La Décroissance n° 51, juillet-août 2008, page 3.

Il prône « une relocalisation économique doublée d’un exode urbain vers des campagnes revitalisées », ainsi qu’un « processus de désindustrialisation du pays permettant du même coup d’amoindrir la concentration du capital et donc la stratification sociale. Enfin, une refonte du droit de propriété, notamment des terres arables, paraît inévitable pour que l’intérêt de la collectivité prime toujours sur l’intérêt privé.»

Et si cela ne vous suffit pas, allez voir dès maintenant ou revenez plus tard à ce document pour consulter ces 4 liens :

- La fin du monde tel que nous le connaissons. : 29 mai, 7 juillet puis encore le 3 août 2008 sur terre sacrée, par Yves Cochet :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article68729 ;

 - [SOS-planete] LA TERRE VUE DU CIEL....BIENTOT UN CIMETIERE !!!!
3 août 2008, également sur terre sacrée :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article69705 ;

- sur ce blog, Mesure du réchauffement, 6 mai 2008  ainsi que
 Extraits article Emmanuel Broto & Co + commentaires  ;

- et enfin, ce lien du 8 septembre 2008 par Terre sacrée :

http://terresacree.org/ressources.htm  (sur ce site, chaque ressource renvoie à une page concernant ses utilisations ; ça vaut le coup d'oeil !)

initialement emprunté à Sciences & Vie (1)

Dates d'épuisement des richesses exploitables de notre planète au rythme actuel de consommation  :

2012 : fin du terbium

2018 : fin du hafnium

2022 : fin de l'antimoine
2023 : fin du palladium

2025 : fin de l'or et du zinc
fin de l'indium
2028 : fin de l'étain
2030 : fin du plomb
2038 : fin du tantale
2039 : fin du cuivre
2040 : fin de l'uranium
2048 : fin du nickel
fin du charbon ? voir 2 commentaires de Rodrigo ci-dessous
2050 : fin du pétrole
2064 : fin du platine
2072 : fin du gaz naturel
2087 : fin du fer
2120 : fin du cobalt
2139 : fin de l'aluminium
2158 : fin du charbon ou plutôt 2048 ?


(1) D'après Science et Vie hors série N° 243, construire un monde durable, de Juin 2008.
http://www.mondedurable.science-et-vie.com


Par Gorge Rouge
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Vendredi 4 avril 2008


En 2003 le GIEC avertissait qu’un réchauffement global de 1,5°C était « un seuil à ne pas dépasser. » (Mal de terre, Hubert Reeves)

 

Aujourd’hui les estimations pour la fin du siècle convergent vers un réchauffement de 4°C, fourchette haute mais chaque estimation est toujours plus alarmante que la précédente.
(voir sur ce blog Les émissions de CO2 excèdent largement les prévisions - septembre 2008 )

 

La date d’épuisement des réserves mondiales de charbon, très nocif en termes d'émissions de gaz à effet de serre, dans ce scénario, est estimée en 2158. Or d’autres calculs (http://futura24.site.voila.fr/charbon/charbon.htm) qui se basent non pas sur la production actuelle de charbon mais sur son extraction exponentielle, datent son épuisement à 2048. Le réchauffement planétaire en serait alors d’autant plus rapide.

 

trois poires tombées ce jour septembre 2009

Et je ne vous ai pas parlé de la disparition des abeilles et des insectes…

(voir sur ce blog Mais où sont passés les abeilles et les insectes ? + pétition )

 

Dans ce contexte, les préconisations des adeptes du développement durable, ou de l’écologie par le haut comme la nomme Romain Felli dans « Les deux âmes de l’écologie - une critique du développement durable  *» (l’Harmattan, juillet 2008), même si elles étaient appliquées rigoureusement et partout, resteraient largement inefficaces pour enrayer le basculement climatique.

 

Vous n’en êtes pas convaincus ? Plutôt que de penser : « l’avenir nous dira qui a raison », dans la mesure où c’est une question de vie ou de mort imminente de notre civilisation et même pire, je vous propose une autre sortie : « parlons-en ! »

 

A la remarque selon laquelle je m’égare parce que je ne tiens pas compte de la psychologie des gens et qu' "il y a des manières de dire les choses", que je vais trop vite, que je suis trop radical et que je fais peur (donc que je fais plus de mal que de bien), ne faut-il pas envisager cet autre point de vue : nous nous égarons parce que nous ne nous rendons pas compte à quel point ce qui nous arrive en pleine figure sera douloureux, généralisé, irréversible ?

 


* Voir un extrait dans Jardins partagés et plus, 7 octobre 2008

Par Gorge Rouge
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Vendredi 4 avril 2008

Ma lecture actuelle (Les deux âmes de l'écologie,
voir le lien en fin de doc)
m'apporte de nombreux éclairages
sur cette perception généralement optimiste
attribuée au développement durable
qui est finalement perverse
:
ce livre montre comment cette politique,
qui pose dès 1987 (Rapport Brundtland) comme principe central
la compatibilité entre développement durable et croissance économique,
nous a mené à cette situation
nous avons l'impression d'aller dans la bonne direction
(et du coup des discours comme le mien ne sont pas crédibles, pas entendus)
alors de les déséquilibres écologiques, dont la perte de biodiversité,
ne cessent de s'accélérer !

 
"
Ils luttent, font des choses
" me dis-tu.
Oui. Le tri des déchets, le co-voiturage,
les restrictions des projets de vacances,
mais sans jamais interroger notre mode de vie :
"tout changer pour que rien ne change",
connais-tu cette expression ?
 
Et si pendant cette lutte nous passions à côté de l'essentiel,
et si pendant ce temps nous creusions notre tombe ?
 
"
Tu n'as pas forcément raison
" me dis-tu.
Effectivement tant que nous ne voyons pas en face
tous les indicateurs alarmants qui s'accumulent
et que nous attribuons tout autant de crédit
aux thèses des Attali et Allegre,
nous pouvons faire cette conclusion.
Pauvre !
 
Je suis résolument optimiste,
à commencer par mon humeur, tu le sais.
Les constats que je fais malgré les Attali, Allegre & co
ne me mènent pas à la sinistrose.
En revanche leurs chimères technologiques
accélèrent l'avènement d'un sinistre qui entre en gare
.
 
Et s'ils n'avaient pas forcément raison ?

chêne, Normandie

Le développement durable est devenu l'horizon de l'écologie. Toutes les forces sociales et politiques, dans une belle unanimité, s'y reconnaissent et prétendent vouloir mettre en œuvre ses principes. Mais le développement durable est aussi une doctrine politique, qui nie la possibilité d'une transformation radicale, se repose sur le pouvoir de l'Etat, développe une conception technocratique de l'écologie et qui porte la possibilité d'une confiscation du pouvoir par les experts. Pourtant, il existait au moins une autre manière de mener le combat pour l'environnement. Cet ouvrage essaie de dégager, au-delà de l'hégémonie de " l'écologie par en haut " (incarnée aujourd'hui par le développement durable), la possibilité d'une " écologie par en bas ". Cette dernière, écologie politique, oppose au développement durable les valeurs d'autonomie, de transformation radicale, de critique de la technique et, surtout, de démocratie. C'est de l'opposition entre les deux "âmes" de l'écologie que traite ce texte d'intervention.


Trouvé sur
http://www.amazon.fr/deux-%C3%A2mes-l%C3%A9cologie-critique-d%C3%A9veloppement/dp/2296057497


 

Par Gorge Rouge
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Vendredi 4 avril 2008

C'est dans le dernier n° de Silence! que j'ai piqué ce titre : article de Jacques Janssens.

Aux deux fondements nécessaires pour affronter le réchauffement (autrement qu'en attendant après les technologies nouvelles), cités dans 
Les deux sinon plouf ! - 4 août 2008 (le diagnostic pour en mesurer l'ampleur et les moyens pour s'en sortir), s'ajoute ici un obstacle majeur : re-vivre en harmonie avec notre terre mère comme nous l'avons fait depuis des millénaires suppose d'être prêts et capables de renoncer à notre société de gaspillage, de refuser cet héritage d'enfant roi que nous avons reçu, de stopper cette transmission d'enfant gâté que nous lèguons à nos propres enfants. Cadeau empoisonné.

Voir par ailleurs Le grand frisson sur ce blog.

Par Gorge Rouge
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Lundi 17 mars 2008

Aujourd’hui 17 juin 2008, grève et manif. Nombreuses discussions. Les revendications ? Les retraites, les 35 heures, la défense de nos droits sociaux.

 

Et l’après pétrole ? C’est à part. Mais si ! On en parle ! Mais ce n’est pas l’objet de la manif d’aujourd’hui. « Tu mélanges tout », tu ne l'as pas dit mais j'ai cru l'entendre, Sophie.

 

Tiens ! Ça me rappelle quelque chose : les entreprises qui optimisent leurs marges tout en ayant un service spécialisé dans le développement durable. On recherche la croissance économique, tout en traitant séparément le chapitre de la minimisation des dégâts écologiques.

 

 

Je verrais bien 40% de la place des tracts consacrés à :

la relocalisation de l’économie, une nécessité inéluctable, une urgence ; quel mode d’emploi ? Quelles phases de transition ? Quels leviers locaux ? Quelles expériences réussies ? Quel rôle possible des collectivités territoriales ? Quels moyens pour les interpeller ?

 

40% autres attribués aux revendications à l’adresse de nos représentants politiques nationaux comme remède à court terme aux conséquences sociales de la mondialisation libérale.

 

Et les 20% restants sur les pistes pour rechercher une cohérence entre les deux niveaux.

 

 

Au fait, 200 000 barils de pétrole supplémentaires produits par jour dès le 1er juillet 2008… Et les conséquences en matière d’émissions de gaz à effet de serre et d’accélération du réchauffement de la planète, ça ne gêne personne ? Si : moi.

Par Gorge Rouge
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Jeudi 6 mars 2008



Sur la première face on voit un capharnaüm :

les déchets, l’eau, la géothermie, les éoliennes, le nucléaire, les économies d’énergies dans les bâtiments, le pétrole qui émet des GES - gaz à effet de serre, qui se raréfie et qui coûte de plus en plus cher, le réchauffement climatique, la pile à combustible, le moteur à air comprimé, la décroissance, la traction animale, STOP !!!

 

 

Sur la face arrière on y voit plus clair : seulement 4 choses reliées entre elles par un fil (rouge) :

 

le pétrole qui se raréfie et qui coûte plus cher ;
les émissions de GES 
qui augmentent ;
le réchauffement climatique ;
l’abandon
du tout bagnole.
 

 

 

Sur cette face, quatre côtés :

à droite, « y’a pas de réchauffement climatique, c’est juste un attrape nigauds pour nous faire payer une fois de plus ! »

à gauche, « y’a pas de réchauffement climatique, le monde dans lequel nous vivons est le meilleur qui soit ! »

en haut, « la technique va nous apporter des solutions, restons calmes ! »

en bas, « retrouvons un mode de vie écologiquement vivable, celui que nous avions depuis toujours, avant le recours massif aux énergies fossiles ! »

 

 

Voilà où nous en sommes aujourd’hui.

Texte écrit pour les réfractaires aux enjeux environnementaux, vous l'aurez compris.

 

 

6 mars 2008.

Par Gorge Rouge
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Samedi 10 novembre 2007

Je cherche à comprendre d’où viennent ce cynisme, cette inconséquence, cette résignation vis-à-vis du réchauffement climatique.

Et je crois tenir une piste solide.
 
Tout le monde connaît le problème mais tout le monde le minimise.
 
Effet pervers : en sous-estimant l’ampleur du phénomène nous ne nous y attaquons pas autant qu’il le faudrait.
 
Pourquoi fonctionnons-nous ainsi ?
 
Quand les autruches sortiront-elles la tête de sous le sable ?
 
Je mets les raisons de ce mécanisme général sur le compte de la physiologie. De l’affectif.
 
Nous sommes d’abord des êtres reptiliens (le fameux cerveau reptilien qui gère nos émotions), des êtres archaïques (voir le livre de Laurent Daillie : « La logique du symptôme » site : www.biopsygen.com ).
 
Que signifie ce « d’abord » ?
 
Plutôt que de faire un raisonnement théorique, je préfère dire sur quelle expérience je me base pour étayer mon hypothèse.
 
« Un jour », il y a de cela un an environ, probablement après avoir vu « Une vérité qui dérange » mais peu importe, ma prise de conscience de la catastrophe écologique et humaine qui s’annonce fut d’une telle intensité qu’elle se traduisit par un immense stress, un immense frisson qui me traversa tout le corps.
 
C’est comme si j’avais vécu dans mon corps, dans mes cellules, cette sensation, cette connaissance de la catastrophe annoncée. Ce n’était plus une connaissance intellectuelle, mais physiologique, globale, de tout mon être.
 
Comme souvent, j’ai raconté maintes fois cette expérience avant de l’écrire.
 
Pourquoi l’écrire aujourd’hui ? Parce que j’ai vécu à nouveau, comme une piqûre de rappel, ce grand stress il y a trois jours.
 
Maintenant que j’écris pour mon blog, pour mes lecteurs potentiels, je ne peux plus isoler mes textes comme c’était le cas avant : vous avez désormais non pas un texte entre les mains, mais tous. Et le caractère répétitif (et insupportable) annoncé en page d’accueil devient une préoccupation nouvelle pour moi…
 
Comment faire ? Vous l’avez deviné peut-être : c’est en lisant dans la dernière livraison de La Décroissance, l’article de trois pages d’Emmanuel Broto que j’ai vécu ce stress.
 
C’est un blog de promotion, de propagande, de bourrage de crâne pour ce canard que je ne peux plus citer sans me dire que j’abuse trop grave. Je vais dire La Déc, ce sera plus supportable pour les oreilles, et comme son sous-titre c’est « le journal de la joie de vivre », le fait que ça évoque la déconnade n’est pas trop contradictoire.
 
Donc cette piqûre de rappel de jeudi dernier s’est passée ainsi : j’ai lu l’article dans le train, j’ai fait les 15 minutes à pied de la gare à mon boulot sans dire un mot à Lydia qui m’accompagne chaque matin, et pendant qu’elle échangeait des banalités insouciantes avec sa voisine je me disais : nous sommes au début de la « cata », elles le savent, ils le savent tous et nous allons au boulot chaque jour comme si de rien n’était, insouciants, inconscients. Irresponsables.
 
Arrivant au boulot je donne le canard à mon patron en lui disant de lire ça, absolument, puis je gagne mon petit bureau avec mes collègues à qui je fais part de ma lecture, de mon état d’abattement profond. Et là je n’ai pas reçu le soutien et la compréhension auxquels je m’attendais, mais plutôt du cynisme et des attitudes d’évitement, du genre, sur un ton désinvolte : « tiens Robin aujourd’hui il nous a annoncé la fin du monde ! »
 
Ce n’est que dans l’après-midi que j’ai retrouvé mes facultés intellectuelles normales et que j’ai reconnecté avec l’issue artisanale locale comme sortie possible. Avant, le stress m’empêchait de raisonner.
Et à ce moment, toute la portée du texte Ventouse du 1er novembre dernier a pris son sens.
 
 
 
Quid des représentants des collectivités territoriales ? Ils sont logés à la même enseigne ! Tant qu'ils n'auront pas traversé cette porte du frisson, ils ne bougeront pas une oreille. Et d'ici là tant que nous attendrons une solution de nos élus rien ne se passera.

Et je le répète c'est l'échelle territoriale et seulement elle qui peut nous faire quitter rapidement et collectivement notre dépendance suicidaire aux énergies fossiles, aux émissions de gaz à effet de serre en excès et au basculement climatique. 



Question suivante :
si cette hypothèse est vérifiée (pas de prise de conscience intellectuelle réelle, suivie d’effets, sans passage par une prise de conscience émotionnelle ; l’émotionnel précède le mental),
comment se fait-il que
- voir le film d’Al Gore,
- lire l’article d’Emmanuel Broto
ne soient pas du tout vécus, ressentis de la même manière d’un individu à l’autre ?
 
Exemple : un lecteur de l’article de Broto réagissait ainsi : « oui, c’est trop tard ! » et retournait tranquillement à ses occupations quotidiennes…
 
Il faut du temps pour atterrir, pour mesurer, pour comprendre ?
Détérioration de la perception, confusion entre réalité et fiction ?
La place du « on n’y peut rien » est telle qu’elle empêche une perception émotionnelle qui, sans solution, ferait place à une angoisse insupportable ?
 
Alors c’est un argument pour que les solutions précèdent les constats ou au moins les suivent de très peu.




« L’émotion est la source principale de toute prise de conscience.

Point de passage de l’obscurité à la lumière,

 ni de l’inertie au mouvement sans émotion. »

 

Carl Gustav Jung, cité par Isabelle Filliozat dans « L’année du bonheur » à la date du 14 février.

Par Gorge Rouge
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